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dimanche 3 juillet 2011

Festival Eurockéennes de Belfort (02/07/2011)


Edit d'août 2014 
Les photos illustrant cet article ont été perdues dans la migration du site et le crash d'un disque dur... Seul l'écrit reste.

Première journée de festival pour ma part que ce deuxième jour des Eurockéennes de Belfort. C’est également la découverte du site, d’un cadre, des scènes et de la faune particulières des festivaliers Eurocks. C’est effectivement une grosse machine ces Eurockéennes. Le cadre semi-aquatique est très agréable et la répartition des lieux de concerts tout à fait gérable géographiquement pour qui veut zapper d’un artiste à l’autre. La densité du public présent (dans les allées surtout) est, en tout cas hier soir, bien au dessus de ce que j’ai déjà expérimenté lors de Routes du RockRock en Seine ou autres festivals estivaux du genre. Ce fut le côté oppressant et pénible de la soirée surtout quand on n’a guère de possibilité d’éviter certains gaillards qui titubent et que l’on sent prêts à nous déverser par-dessus l’épaule l’ensemble des choses qu’ils ont pu ingérer tout au long de la journée. L’organisation est plutôt bien menée et le système des trains-navettes une idée judicieuse pour ceux qui veulent éviter la voiture.
C’est au son de la prestation de Mars Red Sky (scène de la plage) que la plupart des festivaliers rejoignent le site de Malsaucy. Le groupe propose un son puissant (bien en accord avec la thématique « du lourd » portée par la plupart des artistes présents ce jour). Le temps de faire des premiers repérages du site, c’est King Automatic que l’on croise sur la scène, un peu confinée, du Club Loggia. Le garçon propose un rock « tabouret » plutôt sympathique qui permet une petite récréation légère en attendant la suite.

Puis l’on repart du côté de la plage où l’on pressent que de l’événementiel peut se produire. Petit détour au passage par l’Esplanade Green Room où se produitAnna Calvi. Elle laissera une excellente impression. Au gré de morceaux sombres pour la plupart, la femme en rouge offrira un set de grande classe, sobre et très efficace.
Il est temps de dégoter une place de premier choix devant la scène de la plage. Quand on est fan de Nick Oliveri on sait, après s’être renseignée efficacement, qu’il sévira sur notre côté gauche de la scène. Bonne pioche qui s’avèrera payante pour la suite. La meute de photographes débarque pendant l’avant show, on reconnaît l’officiel Robert Gil (masquotte de la Maroquinerie). LesKyuss sont postés sur le côté de la scène attendant l’heure officielle du début de leur set. Puis d’un coup c’est l’effervescence. « Mais si il est là, mais oui il arrive, si si si Josh est là tout là bas !! ». Même les plus fans des fans n’osent y croire tant le moment est « historique » et impensable. Ce n’est pas Josh tout seul (qui devient de plus en plus mémère à grosses fesses, va falloir qu’il arrête les gros goûters) qu’on voit débarquer sur la plage mais QOTSA en intégralité. Ceux-ci rejoignent les Kyuss ! sur le côté de la scène et nous assistons béats aux grandes embrassades et sourires (peut être surjoués qu’importe !) des uns et des autres.

Etonnants élans lors de ces retrouvailles pour ceux qui il y a quelques années s’entre-déchiraient. Le public s’enthousiasme, on applaudit, on se prend à espérer que peut-être quelques mélanges de groupes pourraient avoir lieu sur scène. Hélas non : Kyuss ! jouera seul et les QOTSA en bons camarades resteront une partie du set en coulisse pour apprécier avec entrain la prestation d’Oliveri & Co. (cf vidéo de mon cru ci-après)





Le set de Kyuss Live ! est excellent. De bout en bout le groupe nous délivre ses morceaux avec une efficacité rare. « El Rodeo » nous est jouée dans une version transcendante. J’avais de grosses appréhensions sur l’intérêt de cette reformation de Kyuss !. Ce fut une surprenante réussite.




On se hâte de rejoindre le Club Loggia pour poursuivre dans du gros son. Les Drums Are For Parades viennent de Belgique et nous démontrent une chose : ils savent envoyer du gros son. Le public ne s’y trompe pas, l’avant scène a beau être riquiqui : tout déménage. C’est efficace quoiqu’un peu répétitif à la longue.


Première déception de la journée :Funeral Party. Malgré les passages de quelques ballons et un ciel couchant magnifique, la prestation des jeunes hommes sur la scène de la plage paraît bien fade.


Sur la grande scène Motorhead propose un set qui convaincra surtout leurs fans. Quand on n’aime pas ce n’est pas ce soir qu’on va avoir la révélation concernant ce groupe mythique. La fatigue ne me permettra pas d’apprécier justement l’incroyable session hip hop des House Of Pain. S’ensuivra sur la grande scène un set phénoménal des Queens Of The Stone Age mais c’est déjà trop tard pour ma résistance physique, nerveuse. La nuit glacée a raison de moi et je m’éclipse à regrets ne pouvant profiter de Padwriterz et surtout du set des Atari Teenage Riot qui d’après mes sources s’est révélé dantesque.