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jeudi 19 juillet 2012

Dan Deacon - True Thrush


Second extrait de l’album America dont la sortie est prévue le 27 août 2012 chez Domino Records

Encore une petite réjouissance signée Dan Deacon en attendant la sortie de son tant espéré America. Le plus geek des geeks de la planète sait occuper joyeusement notre été. Après nous avoir fait découvrir un premier extrait fort réjouissant et bien énergisant "Lots", voici une nouvelle comptine électronique pour grands enfants que nous délivre l’éternel adulescent. "True Thrush" devrait provoquer en concert les mêmes délires enthousiasmants qu’un"Woof Woof". La vidéo officielle offre déjà une amusante version vidéo du jeu du téléphone arabe. La version live de "True Thrush", proposée lors d’un tout récent concert de Dan Deacon à Baltimore, prouve à quel point le joyeux drille est un performeur phénoménal et infatigable. Pas étonnant qu’en plus d’apprécier ses morceaux, le nombreux public de Deacon lui voue une passion sans bornes.


En version live :

jeudi 31 mai 2012

Dan Deacon - Lots



Extrait de l’album America dont la sortie est prévue le 27 août 2012 chez Domino Records
A télécharger gratuitement en cliquant ICI
Voilà la bonne nouvelle du jour, de la semaine et pourquoi pas du mois : le geek le plus sympathique de la planète, Dan Deacon (récemment signé chez Domino Records fin 2011), s’apprête à sortir un nouvel album dans l’été .
Ceux qui furent enthousiasmés par la sortie de Bromst en 2009 ou encore les chanceux qui ont pu croiser le bonhomme aux lunettes scotchées lors de ses prestations live INOUBLIABLES devront patienter quelques longues semaines avant de découvrir les nouvelles réalisations de l’hyperactif barbu. Pour l’instant un premier extrait est offert, Dan Deacon n’a rien perdu de son énergie et de son allégresse communicative. On se réjouit en attendant la suite.

mercredi 17 août 2011

Festival La Route du Rock 2011

Edit d'août 2014 
Les photos illustrant cet article ont été perdues dans la migration du site et le crash d'un disque dur... Seul l'écrit reste.

Route du Rock - Saint Malo 12,13,14 août 2011
C’est amusant le pouvoir attractif du festival de la Route du Rock. On hésite parfois à s’y rendre, on se laisse convaincre, quand on y est il nous faut surmonter la pluie, la boue, le froid, la fatigue et des concerts parfois décevants. Exténué(e) on se jure que l’année suivante on ira découvrir des ailleurs musicaux. Et pourtant... tout festivalier malouin quoi qu’il ait vécu durant les trois jours de la Route du Rock connaît l’inévitable "festi-blues". Il nous prend généralement dès le lundi et pour un long moment. On aurait presque la nostalgie des pires galères qu’on y a vécu. C’est le cœur serré que nous prend l’envie folle que tout recommence très vite. Et forcément l’année suivante on y retourne avec toujours autant de plaisir.
On s’y sent bien au Fort Saint-Père. La taille du site où se déroulent les concerts du soir est tellement conviviale. Déjà dans l’après-midi certains se retrouvent sur la plage Bonobo quand d’autres profitent des festivités du Palais du grand large. Cette année mon amie-collègue DissoGirl de DLF était mon hôtesse ce qui m’a permis d’apprécier le festival et ses à-côtés en fort agréable compagnie.
Vendredi, c’est via le net que j’ai suivi cette première journée puisque je n’arrivais en terres bretonnes que pour le week-end. Il faut bien le reconnaître : il s’agissait certainement de la meilleure journée du festival. Déjà en terme de programmation mais aussi parce qu’elle ne fut ni pluvieuse ni boueuse. On retiendra l’émouvant et excellent concert des Electrelane qui ont judicieusement décidé cet été de faire quelques retours sur scène. Suuns a enthousiasmé une bonne part du public. Sebadoh comblait les fans de la première heure et autres groupies de Lou Barlow (Ahhh Dinosaur Jr...). Mogwai a fait du Mogwai ni transcendant, ni décevant. Etienne Jaumet a convaincu alors qu’Aphex Twin semble avoir laissé pas mal de festivaliers perplexes ! Quant à Anika, la Route du Rock a très bien fait de la programmer en premier concert de la première soirée. Comprendra qui voudra.
Samedi, après un petit détour au gite de rêve de nos camarades du "collectif" RootduRock (et  aussi) direction le Fort Saint-Père. C’est en images commentées que vous découvrirez la suite. [Mes neurones n’ayant plus la capacité de faire des belles et longues phrases].
Petite pause écriture, tout simplement parce que je n’ai plus de photos des autres concerts vue la pluie qui ne cessait de tomber. Alors que dire de Cults sinon que c’est aussi frais (pas terrible diront certains) sur scène que sur album. Il ne faut pas attendre plus de ce jeune duo américain sinon la déception pointe inévitablement. Concernant les Blonde Redhead, la perplexité me gagne : découvrant le groupe sur scène, le connaissant à peine au travers de ses dernières réalisations, il m’avait toujours semblé que Blonde Redhead c’était du lourd et du costaud. Est-ce la pluie qui m’a liquéfié le cerveau ? Le groupe ne m’a absolument pas convaincue voire carrément déçue ! Je serais bien allée profiter de Dirty Beaches qui officiait à la scène de la Tour mais une discussion fort passionnante entre Disso et Chryde de la Blogothèque, à laquelle je fus gentiment conviée, m’a retenue bien au sec et se révéla fort instructive sur les récentes améliorations/nouveautés apportées au site. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à s’y rendre régulièrement et pas seulement pour leurs fameux concerts à emporter. Bravant la pluie nous assistons au set de The Kills. Ma dernière fois en live avec le duo Alison Mosshart - Jamie Hince c’était justement sur cette même scène de la Route du Rock en 2009. Le duo semble avoir perdu en magie. Même si les morceaux sont toujours aussi efficaces, il manque le petit brin de folie et la sueur dans les interprétation qui accompagnaient autrefois le groupe. La pluie, la fatigue nous ont HÉLAS, mille fois hélas amenées à quitter le site avant le concert de Battles qui demeurera pour tous ceux encore présents au Fort la performance la plus phénoménale de tout le festival. Le concert est enfin visible sur Arte Live Web. Demi déception de mon côté puisque le groupe a l’excellente idée de passer en concert à La Laiterie de Strasbourg le 12 septembre prochain.
C’est dimanche et c’est reparti pour mon compte-rendu façon soirée diapos !
Aparté pour signaler la gentillesse particulière des responsables du label Monopsone Records qui viennent tout juste de sortir le second album des toulousain de Növo dont je compte parler dans quelques temps. C’est aussi l’occasion, comme à chaque festival, de passer faire un petit coucou à Clément qui gère avec ses collègues (dont Adeline absente pour cette édition) admirablement le label Another Records. C’est chez Another Recordsqu’on retrouve entre autres les facétieux et talentueux The Finkielkrauts. Était aussi présent le label Humanist Records.
Nouvel aparté pour évoquer le cas Fleet Foxes. C’est un peu l’incompréhension qui m’envahit tant ce groupe est apprécié par des festivaliers fanatiques qui reprennent à tue-tête les morceaux joués sur scène. La prestation qui s’offre à moi me laisse de marbre. Je ne suis ni émue ni impressionnée par les morceaux folks sans doute de qualité que le groupe de Seattle délivre. Sans doute une question de goût. On s’en remettra.
Mon festival édition 2011 prend fin sur Dan Deacon, les plus courageux profiteront d’un set visiblement fort efficace de Mondkopf. Les pros, VIP et bénévoles pourront poursuivre l’aventure jusqu’au petit matin lors d’une After apparemment mémorable. Voilà c’est fini comme dirait l’autre. Il nous reste quelques morceaux de boue sur nos bottes qu’on n’a pas envie de nettoyer. Paradoxalement malgré une programmation qui s’est révélée de qualité inégale voire décroissante sur les trois journées, la pluie du samedi, la boue marécage du dimanche, cette édition 2011 restera comme l’un des meilleurs souvenirs de mes virées en terres malouines. L’année prochaine nous serons encore nombreux à nous laisser tenter par l’aventure musicale et humaine que nous procure la désormais mythique Route du Rock.


Des concerts à revoir sur ArteLiveWeb.
Des photos absolument fantastiques à voir chez Surveyor.
Des interviews en vidéo chez GrandCrew.
A surveiller des "je-ne-sais-pas-trop-quoi" décapants à venir sur La Blogothèque.

lundi 1 juin 2009

Festival Villette Sonique 2009


Festival Villette Sonique 2009 - Parc de la Villette, Paris - 31/05/2009
Ce qu’il y a de fort agréable dans un Festival comme celui de Villette Soniquec’est que se mêle à des têtes d’affiche extrêmement attractives (Shellac l’année passée, Jesus Lizard cette année) une programmation gratuite pour les journées du w.e. toujours audacieuse et de grande qualité (Sage Francis l’an dernier). L’édition 2009 ne déroge pas à la règle, pour ce dimanche après midi, avec DeerhoofEbony Bones et surtout le génie de l’électro Dan Deacon. On peut aussi y ajouter comme curiosités : l’artiste syrien Omar Souleyman et les israëliens déjantés de Monotonix.

DÉBUT 15H29

Nous sommes Jardin des îles, l’ambiance est au pique-nique dans cet endroit intimiste qui nous offre une très belle vue sur une géode étincelante. Le dépaysement total sera garanti avec Omar Souleyman qui débute les concerts de ce dimanche. Le chanteur syrien arrive, keffieh sur le crâne, sorte deMorrissey extrême-oriental il enchaine ses morceaux mêlant rythme électro et sons plus traditionnels. En quelques minutes le public est sous le charme et se trémousse gaiement.

CHANGEMENT DE RIVE

Les concerts sont éparpillés sur tout le site du Parc de la Villette. Juste le temps de traverser le canal de l’Ourq et de s’enfouir au fin fond du Jardin de la Treille et voilà le set de Monotonix qui débute. Plutôt qu’évoquer le set musical il vaudrait mieux parler d’un show. Les trois israéliens sont connus pour avoir été bannis de tous les clubs de leur pays pour conduite douteuse depuis ils ne se produisent d’en Europe et aux USA. Le chanteur rappelle par moment celui d’Eagles Of Death Metal mais la subtilité rock en moins.

IL NE RESSEMBLE PAS À GRAND CHOSE

Le souci des concerts qui s’enchainent non stop c’est qu’ils se déroulent sur des scènes différentes et dans notre cas il nous faut prendre la passerelle pour passer d’une rive à l’autre. Coincée dans la treille dont le jardin fut dévasté par lesMonotonix je ne parviens à atteindre la scène de Deerhoof qu’au beau milieu de leur set. Ce que j’en entends ne m’enthousiasme guère. Ce qui n’est pas étonnant puisqu’Offend Maggie écouté et reécouté n’est déjà pas convaincant. Il s’agit alors de la jouer tactique : les pelouses de la prairie du cercle nord se remplissant généreusement il faut faire vite pour se coller à la scène avant le début de la prestation de Dan Deacon.
Il ne ressemble pas à une rock Star le "gros" Dan. On le croirait tout droit sorti d’une série américaine pour adolescents. Il incarne le parfait geek : celui qui passe sa vie dans son garage rempli de computer et autres machines pour y créer seul sa musique.
Tout est multiple sur la scène. Que ce soit dans les couleurs de scotch qui servent à maintenir la quantité phénoménale de câbles qui partent de ses appareils. Que ce soit le nombre de membres du groupe qui l’accompagnent (qu’on croirait sortis d’un collège alentour). Après un réglage dont on ne pensait jamais voir la fin, quasiment une heure pour vérifier la multitude de branchements, la prestation de l’américain débute enfin. Un concert de Dan Deacon c’est parfait pour un festival, c’est idéal dans un parc ! Déjà la musique électronique bonne enfant du monsieur est très conviviale, jouissive. En plus, l’homme sait animer un festival comme personne. Avec une autorité débonnaire il propose des activités danses pour accompagner ses morceaux. La présence d’un monsieur « Super Tomate » comme l’ont surnommé mes voisins de devant de scène apportera à l’ambiance hyper joyeuse du moment (cf vidéo ci-dessous). Mais qu’on ne se trompe pas : les morceaux de Dan Deacon n’ont pas besoin de toute sorte d’artifice pour mettre la pèche, dès les premières minutes on saute dans tous les sens, on se laisse transporter dans des rythmes effrénés sur des zigouigouis de spoken voice venus de l’espace. Dan Deacon n’est pas le dernier pour se trémousser et mettre le feu à la scène qu’il occupe avec sa douzaine de coéquipiers !