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vendredi 27 juillet 2018

Arctic Monkeys - Théâtre antique de Fourvière, Lyon (10/07/2018)


10 juillet 2018 : la France n'avait pas encore gagné la coupe du Monde de football et Alex Turner ne s'était pas encore rasé la tête.

C'est une belle soirée qui s'annonçait dans le cadre magnifique du théâtre antique de Fourvière pour l'un des rares concerts français des Arctic Monkeys.
L'appréhension était grande parmi les fans du groupe anglais après la sortie de l'inattendu Tranquility Base Hotel and Casino. Les fréquentations répétées avec Miles Kane, notamment au sein du projet The Last Shadow Puppets, semble avoir donné à Alex Turner un goût certain pour la musique lounge et le chant de crooner. Même si cet album, aux premières écoutes déroutantes, est plutôt réussi dans son genre, la majorité du public présent était impatient de retrouver les titres nettement plus remuants qui ont fait la renommée des Arctic Monkeys.

La première partie fut assurée par Cameron Avery qui eut bien du mérite de nous proposer ses ballades au piano/guitare quand la foule était en grande partie les yeux rivés sur des téléphones pour suivre la demi-finale France / Belgique. Voilà qui provoqua quelques moments cocasses quand des cris de joie ou de déception surgissaient lors d'une douce mélodie. Mais bon joueur, l'artiste australien ponctua son set d'un "Allez les bleus!" qui lui permit de se mettre tout le public dans la poche.

Il ne faisait pas encore nuit quand Alex Turner et ses acolytes montèrent sur scène. Pas le temps de souffler, le groupe enchaina les morceaux avec une énergie sans faille. A peine le temps de souhaiter à son tour bonne chance aux bleus, de nous dire qu'il était content d'être là, Alex Turner ne ménagea pas sa peine pour nous faire passer une soirée mémorable. La setlist était particulièrement bien pensée : quelques-uns des meilleurs morceaux du dernier album ont été joués, agrémentés d'un méli-mélo des titres les plus représentatifs des différentes périodes du groupe. 
Comme me le faisait constater ma fille ainée (qui s'y connait bien mieux que moi dans la discographie des A.M. 😀) il y eut pas mal de morceaux des premiers albums Whatever People Say I Am, That's What I'm Not  et Favourite Worst Nightmare , sans oublier Humbug,  avec un petit clin d’œil à Suck It and See et bien évidemment les incontournables tubes de l'album AM. Il y eut même une reprise d'Elvis Costello. 
Le plus réjouissant fut sans doute de voir le groupe prendre un plaisir sincère à rejouer tous leurs anciens morceaux. Comme quoi les Arctic Monkeys peuvent avoir évolué dans un style quelque peu déroutant, ils ne renient pas leur passé et savent toujours autant faire bouger les foules.

Setlist : 
1. Four Out of Five
2. Brianstorm
3. Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair
4. Crying Lightning
5. The View From the Afternoon
6. Teddy Picker
7. 505
8. The Ultracheese
9. Do Me a Favour
10. Cornerstone
11. Lipstick Vogue (reprise d'Elvis Costello)
12. Knee Socks
13. One Point Perspective
14. Do I Wanna Know?
15. She Looks Like Fun
16. Pretty Visitors
17. I Bet You Look Good on the Dancefloor

18. Star Treatment
19. Arabella
20. R U Mine?

lundi 25 août 2014

Aperçu rapide d'un Rock en Seine 2014 en mode flemme


Festival Rock en Seine - Journées du 22 et 23 août 2014

Mode flemme c'est déjà ne faire que deux jours sur trois. Vendredi et Samedi ont été les journées retenues malgré un concert de Queens of The Stone Age en fermeture de festival extrêmement tentant pour la journée de dimanche. 

Vendredi rapido...


Les super chanceux du vendredi furent Cage The Elephant. Suite à l'annulation de dernière minute de Volbeat, les voilà qui ouvrent le festival sur la grande scène. Les américains n'ont pas boudé leur plaisir. Leur concert fut énergique et électrisant pour accompagner l'arrivée des festivaliers sur le site.
Elles sont suédoises, très énervées sur scène, autant dire que Tiger Bell déploie beaucoup d'énergie avec des morceaux déjà fort convaincants sur disque. Pégase ne m'aura pas beaucoup transporté. Traams se montre nettement plus bruitiste en live que sur disque. Un peu dommage à mon goût. Les Crystal Fighters ne m'ont pas déçue. Les joyeux doux dingues anglo espagnols ont su mettre une ambiance bon enfant et distiller une bonne humeur faisant vite oublier les premières gouttes de pluie. Le concert de Blondie me rappelle cruellement que moi aussi j'ai beaucoup vieilli.  The Hives ont proposé un show exceptionnel : ils ont joué leurs morceaux les plus percutants, charisme exceptionnel, aucun temps mort. Un concert parfait, l'un des meilleurs de ce premier jour de festival. Dans la série "Faites ce je dis, pas ce que je fais" mon ratage le plus honteux pour cause de fatigue intense (et de flemme aiguë de retraverser le site) sera le concert de Royal Blood. Et pourtant ce n'était pas faute de l'avoir recommandé à tout le monde. Bien évidemment leur prestation a été aux dires des présents une véritable tuerie. 
C'est, pour finir, devant un public archi conquis que les  Arctic Monkeys ont proposé un concert bien sage. Aucune déception chez les fans : c'est à leur image. Les britanniques nous ont offert un show rodé dédié aux grands hits. Il n'y a pas beaucoup de mouvements sur scène, c'est une autre forme de charisme qui habite Alex Turner. Aucune déception pour ma part surtout quand on est témoin de l'enthousiasme de sa progéniture en mode groupie.  

Samedi rapido...


Arrivée sur les douces notes de la moon pop de Dorian Pimpernel, celle-ci ne m'aura pas beaucoup transportée ni charmée. Sur une scène toute proche,  Junip (le groupe de José Gonzales) offre une folk légère et élégante. Celui qui ce second jour a l'honneur  de démarrer sur la grande scène est l’impressionnant St Paul accompagné de ses Broken Bones. Le chanteur et ses musiciens font une démonstration vocale, instrumentale et scénique de grande qualité. Thee Oh Sees propose une set énergique quoique parfois inégal.  Cheveu ont confirmé tout le bien que l'on pense d'eux. Qu'ils passent dans des petites salles ou sur une scène de festival, les bordelais assurent! La délicate et toute belle Émilie Simon avait la chance de se produire accompagnée de l'Orchestre National d'Île de France, elle aurait mérité la grande scène. Elle se trouvait un peu à l'étroit sur cette scène de la cascade. Malgré un set de grande classe, on pouvait regrettait que l'orchestre ne soit parfois pas suffisamment audible. Etant totalement hermétique à Portishead (le peu écouté me l'a encore confirmé),  j'ai préféré terminer ma soirée en compagnie du jeune rappeur Joey Bada$$ dont les interprétations étaient fort sympathiques. C'est en grosse flemmarde que je quitte le site n'ayant pas le courage de Jean-Paul Huchon pour tenir jusqu'à Prodigy. Shame on me!

vendredi 9 mai 2014

En attendant... Arctic Monkeys en festivals



En attendant de retrouver Arctic Monkeys au détour de l'une de leurs nombreuses participations festivalières de cet été (notamment à Rock en Seine le 22 août prochain), c'est avec une session acoustique de la station de radio australienne Triple J que l'on profite d'Alex Turner et de son acolyte Matt. 
D'abord  pour une version acoustique bien planante de "Do I Wanna Know?" mais aussi dans le registre des reprises avec le morceau "Feels Like We Only Go Backwards" de Tame Impala.



lundi 24 juin 2013

En attendant... AM des Arctic Monkeys


Les fanatiques des Arctic Monkeys le savent déjà depuis quelques heures... le groupe et le label Domino Records ont lâché l’info aujourd’hui même : le cinquième album des britanniques sortira le 09 septembre prochain. Voilà de quoi ravir mes adolescentes de filles, récemment converties aux morceaux tubesques d’Alex Turner. Enregistré en partie dans les mythiques studios Rancho De La Luna à Joshua Tree, l’album promet une production impeccable. L’inévitable Josh Homme (Queens of The Stone Age) figurera avec quelques autres invités prestigieux sur AM. En attendant de découvrir les douze morceaux qui égayeront notre automne, le premier extrait "Do I Wanna Know ?" nous permet de jauger de la capacité (toujours très bonne) du groupe à fournir de petites perles musicales. Ok c’est un peu toujours la même chose, que ceux qui n’aiment pas n’en dégoûtent pas les autres. Lors d’un récent concert, les Arctic Monkeys ont délivré une version live fort convaincante de leur premier extrait. Une tournée avec quelques dates françaises permettra de s’y frotter de plus près.

samedi 7 novembre 2009

Arctic Monkeys - Zenith, Paris (06/11/09)


Et de deux

Seconde soirée parisienne, dans un Zénith déjà plein à craquer, pour les tant espérés Arctic Monkeys. Au lendemain d’une première prestation déjà fort réjouissante, les Eagles of Death Metal ouvrent de nouveau le bal. Les quatre rockeurs déjantés proposent inlassablement leur heavy rock classique et énergique. Menés de bras tatoués de maître par un Jesse Hughes toujours en grande forme et revigorés après un after show la nuit précédente dans un bar de la capitale, Les Eagles Of Death Metal se régalent, sont taquins et coquins. Le jeune public en prend plein les oreilles dans une ambiance brute et presque caricaturale de groupe de rockeurs ricains. Du bon rock, de l’alcool, de la sueur, des tatouages, une prestation très mâle et sexy, voilà qui tranche bien avec le public juvénile et sage des Arctic Monkeys et avec un Alex Turner à l’actuel look d’adolescent romantique. Et pourtant il y a bien une logique à tout cela, un élément coordinateur : Josh Homme. Membre fondateur et accessoirement batteur des Eagles Of Death Metal. Il se trouve être le producteur du dernier album des jeunes Monkeys : Humbug. Les Eagles semblent alors se poser là comme les garants du vrai rock and roll et porter une bienveillance quasi paternelle sur ces jeunots qui vont leur succéder sur scène. Passage de flambeau aux Arctic Monkeys : représentants les plus fameux de la génération pop rock montante et déjà bien en place.

Vis ma vie de fan d’Arctic Monkeys

Une fois les Eagles sortis de scène, un curieux concours de circonstances m’amène à intégrer la fosse non loin de la scène. Fascinante expérience ethnico-sociologique pour une ancienne combattante que d’approcher le noyau dur des fans d’Arctic Monkeys. Quelques constats de prime abord : le fan garçon d’Arctic Monkeys semble mêler intimement son initiation Indie Pop Rock à quelques expérience capillaires parfois fort douteuses. Quelques coups d’œil environnants et l’on comprend immédiatement qu’il existe bel et bien une clientèle masculine pour tous ces gels coiffants et modelants vantés par quelques pubs grotesques. Devant moi un jeune homme me lance un regard, que je devine puisque caché derrière une frange ultra longue dont la tenue oblique raidie par un kilo de gel est du plus grand effet. Un autre, blond pour la peine, n’a semble-t-il jamais joué à Sonic sur console sinon il n’aurait jamais osé imiter la coiffure hérisson du personnage Megadrive. Dans l’ensemble de la foule masculine, les cheveux sont mi-longs savamment ébouriffés mais surtout maintenus de manière à ce que rien ne bouge même quand tout le reste du corps se secoue violemment. Le fan d’Arctic Monkeys est donc jeune, sage et bien coiffé. Beaucoup de jeunes filles composent les premiers rangs ; la bonne surprise réside dans leur pseudo self contrôle : l’excitation est grande mais point de comportements d’idolâtrie hystérique. On déplorera juste un "Ahhhh Ohhhh !! Mais ce sont les pieds des Arctic Monkeys !!!!!!" Lorsque le rideau rouge du Zenith laissera apparaître quelques chaussures appartenant vraisemblablement à quelques roadies sur scène. Le public est fort jeune et les textos écrits sous mes yeux ("Papa viens plutôt me chercher à 22h50") sont attendrissants. Sur ma gauche trois adolescents se préparent à vivre l’expérience de leur vie et élaborent déjà quelques techniques de guerre : "Bon alors dès que la lumière s’éteint on fonce devant la scène !", "Ah ouais ouais !!" répondent les deux autres qui trépignent d’impatience. Avec leurs trois poils au menton ils ne risquent pas de provoquer un mouvement de foule lors de leur progression nerveuse vers l’avant. D’ailleurs les pauvres bougres réussirent au final à gagner trois places ridicules lors des sautillements joyeux du public sur un “Brianstorm” épatant. Il reste encore beaucoup à apprendre aux jeunots quant à La progression hargneuse dans une fosse de concert. Le jeu de coudes dans les omoplates, le marchage sur pieds ne s’acquiert pas en un concert. Qui plus est un concert à l’ambiance gentille et fraiche. 

Fontaine de jouvence, jardin des délices

Quand les Arctic Monkeys entrent en scène, on croit presque à une erreur de casting. Qu’ils font jeunes en vrai les Monkeys, surtout Alex Turner et ses cheveux longs qui lui donnent l’apparence d’un ange du rock : mignon, fragile... Alors oui ils sont jeunes et pourtant ils font preuve d’une belle maturité dans leur prestation et leur interprétation. Le public est enthousiaste, les morceaux sont connus, archiconnus et défilent sans temps mort. Toute la foule sautille dans tous les sens, même à un mètre de la scène la jeune génération remue allègrement et gentiment. Les morceaux sont vraiment bons et l’ambiance fort sympathique. Techniquement les membres des Arctic assurent une prestation plus qu’honnête, que ce soit au chant ou à la batterie on est parfois bluffé par une telle maîtrise. Point d’orgue du set : un final au milieu de milliers de confettis blancs et ors propulsés dans le public.


Après plusieurs années d’attente et une curiosité grandissante de voir enfin les Arctic Monkeys sur scène, la soirée fut des plus enrichissantes. Cette expérience personnelle, pour l’instant unique et fort encourageante, pousse à vouloir rapidement renouveler l’aventure live avec ces jeunes hommes. Ce ne sont pas les occasions qui devraient manquer. Pensez donc : ils ont tout juste 23 ans, déjà trois albums, des tournées qui ne désemplissent pas... Tout est réuni pour souhaiter au groupe de durer et d’embrasser une carrière rock des plus époustouflantes. Ces garçons marqueront durablement l’histoire musicale si ce n’est déjà fait.