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mardi 31 janvier 2017
Gojira - La Laiterie, Strasbourg (29/01/2017)
Quel bonheur de retrouver les metalleux basques de Gojira en terres alsaciennes! Quel parcours depuis leur premier concert à La Laiterie il y a dix-huit ans! Bénéficiant d'une renommée internationale les bayonnais ont su malgré tout rester proches de leur public et garder une humilité parfois rare au sein de la scène metal.
Ce dimanche soir, pour un concert de début de soirée, c'est une grande salle de Laiterie affichant complet depuis des semaines, qui accueille en première partie la formation suisse Nostromo. Ceux-ci, tout juste reformés pour accompagner Gojira lors de cette tournée, offrent une entrée en matière puissante.
Gojira quant à eux occuperont la scène pour présenter 14 titres (entrecoupés d'un solo de batterie puis d'un second solo de guitare). La setlist présente un inventaire assez divers de morceaux puisés en majorité dans le dernier album Magma avec aussi quelques-uns des titres les plus emblématiques de From Mars to Sirius et The Way of All Flesh. Ces morceaux joués en live restent d'une efficacité redoutable même si le son et la voix de Joe Duplantier se montrent parfois un peu fragiles. Malgré tout le show est là : aussi bien sur scène que dans une salle bondée survoltée. Il n'y aura aucun temps mort durant l'heure et demi de concert. Les moments plus doux s'enchainant parfaitement avec les morceaux les plus rageurs. La contribution visuelle est remarquable: elle s'appuie sur une synchronisation parfaite des jeux de lumières, un choix dans l'imagerie qui sied à merveille aux morceaux du groupe que l'on sait attaché aux éléments terrestres et de l'univers. Pour un groupe qui a déjà une grande expérience, la tournée Magma prouve que Gojira est loin d'être devenu un groupe de metal pépère. Il y a chez eux un véritable souci d'offrir des prestations toujours renouvelées et de grande qualité!
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Setlist du concert :
Only Pain
The Heaviest Matter of the Universe
Silvera
Stranded
Flying Whales
The Cell
Backbone
Terra Inc.
Wisdom Comes
Solo de Batterie
The Shooting Star
Toxic Garbage Island
Pray
Rappel :
Solo de guitare
Oroborus
Vacuity
Extrait vidéo du concert strasbourgeois vidéo Julien Ballis
vendredi 17 août 2007
Festival Rock Oz’Arènes 2007
Dans le cadre magnifique de Avenches, dans un amphithéâtre romain, on nous proposait ce mercredi une programmation à tendance metal et indus avec comme point d’orgue le concert des Nine Inch Nails.
Après moults péripéties pour accéder jusqu’au site, on pénètre dans l’enceinte du festival et déjà sur la scène de l’amphithéatre le groupe de metal indus suisse Samael est en place. Le chanteur Vorph, à la voix gluturale qu’on croirait sortie d’outre-tombe, nous interprète des morceaux qui ravissent les fans de metal présents dans l’arène. C’est parfois caricatural : le chant anglais est un peu poussé, les paroles semblent extraites d’une pub pour téléphonie mobile (one nation, generation, connecting people) mais l’ensemble reste sympathique.
Nous sommes ensuite invités à aller du côté de la scène du château afin de découvrir celle qui nous est présentée comme la nouvelle PJ Harvey (la nouvelle PJ Harvey de la journée devrais-je préciser vu que chaque jour voit sur notre planète l’émergence d’une ribambelle de nouvelles PJ Harvey, il suffit souvent de peu de choses : être une fille, savoir chanter avec un joli timbre de voix, avoir un guitare à la main). Cette jeune lyonnaise au doux nom de Vale Poher se produit donc seule sur scène. Elle a certes une jolie voix, manie bien la guitare mais voilà elle ne restera pas la révélation du festival. Et ce qu’elle révélera surtout chez moi c’est qu’il est l’heure d’aller se sustenter. Petit intermède gastronomique fort agréable, surtout que sont présents dans l’enceinte du festival de nombreux stands aux mets plus appétissants les uns que les autres.
C’est alors dans l’arène que nous découvrons un trio australien au nom plutôt évocateur Devastations. Invités au festival par NIN, nous nous attendions à un rock sombre et mélancolique, il s’est agi d’une succession laborieuse (oui laborieuse !! quand on tente de gagner 2 minutes entre chaque titre histoire d’en faire moins le temps imparti c’est assez révélateur) une succession donc de morceaux dignes de berceuses pour nouveau-nés : pour ne pas dire simplement que c’était vraiment chiant ! Ce groupe a quand même réussi l’exploit de vider en moins de 20 minutes une arène archi comble même si il a commencé à très légèrement décoller sur le dernier morceau. « Impressionnant !! » nous assénera le présentateur de la soirée, c’est bizarre mais ce n’est pas l’adjectif qui me serait venu d’emblée en tête …moi j’aurais plutôt conclu par un « Vraiment décevant ! ».
Allons ce n’est pas le moment de se démoraliser et on file vers la scène casino où se produisent les landais de GOJIRA (que certains qualifient de Death Metal …. ou pas ! ). Quoiqu’il en soit, les morceaux proposés à Rock oz’Arènes extraits de leur album From Mars To Sirius sont loin d’être les plus mélodiques. C’est bien nerveux et ça plaît beaucoup au public de métalleux bien excités devant la scène.
C’est enfin au tour de la tête d’affiche Nine Inch Nails de prendre possession une heure et demi durant des arènes.
***
En raison de l’extrême puissance du mur d’éclairage aux stroboscopes de NIN, les personnes sensibles ou épileptiques sont invitées à s’éloigner de la Grande Scène...
Dans cette première journée du festival de Rock Oz’Arène au goût fortement métallique : les Nine Inch Nails ne comptent pas jouer petits bras et faire les pantouflards de service. En pleine tournée Year Zero , tournée ayant d’ailleurs débuté avant la sortie de l’album et qui devrait continuer encore quelques mois , le groupe de Trent Reznor vient poser son rock indus lourd dans les délicates arènes romaines de Avenches. DANS LE CONCEPT YEAR ZERO
Pour mon premier concert de NIN j’avais de quoi être un peu inquiète. Avec Year Zero le groupe est revenu à des morceaux beaucoup plus électro. indus et moins pop rock que ceux proposés sur le précédent With Teeth. Sur disque j’avoue avoir un peu plus de mal à entrer dans cet album concept et j’appréhendais vraiment un concert hermétique que seuls les fans absolus du groupe pourraient apprécier.
Le set débute justement par des morceaux de Year Zero (dont beaucoup de titres seront joués d’ailleurs) : “Hyperpower” met l’ambiance, Aaron North (la guitariste fou furieux qui fait virevolter sa guitare à la vitesse des lumières stroboscopiques des NIN) et Jeordy White et sa basse sont déjà sur scène , se démènent, l’attente monte ... mais où est donc Trent Reznor ?
Tout comme sur l’album Year Zero, l’instrumental “Hyperpower” est suivi de “Begining of The End” qui marquera l’arrivée sur scène du leader des Nine Inch Nails. Tenue de scène de rigueur toujours dans le concept de Year Zero. Petit aparté pour ceux n’ayant pas encore été plongés dans l’idéologie de cet album sombre et très conceptuel. « Year Zero décrit un futur (an 2022 ou Year Zero) pessimiste : le gouvernement américain est désormais totalitaire, drogue ses concitoyens pour les garder calmes , arrête et tue tous les "résistants" au régime. » Ambiance ....
Sur scène tous les membres du groupe portent donc une tenue quasi militaire : chemise bleue-anthracite, cravate et rangers au pied, Trent Reznor tout en muscle et toujours avec son visage bouffi par ses années de rédemption nous assène des « this is the begining... » tonitruants avec une présence physique déjà impressionnante pour ce début de set. DE L’INDUS ABSOLUMENT DIGESTE
Le groupe va alors proposer un set mêlant des morceaux audacieux de Year Zerocomme par exemple une version de “Survivalism” façon rock énervé assez folle avec quelques valeurs sûres du groupe : “The March Of Pigs”, “Closer”, “Eraser”.... Les orchestrations de début de set sont nettement plus rock indus lourd. En milieu de concert lorsque s’abaisse une grille de néons à effets stroboscopiques, Trent Reznor et deux autres membres de NIN se disposeront devant et enchaîneront les morceaux les plus électroniques de la soirée, avec notamment une version live très réussie de “The Great Destroyer”.
Les effets de lumières sont superbes, magiques, ça clignote dans tous les sens , les murs se font verts, brillants, argents, rouges.... Pour certains titres le groupe se retrouve carrément caché derrière ce mur clignotant comme derrière des barreaux. C’est parfois de toute beauté : une sorte d’œil géant semble se refermer à la fin de “Eraser”. Cette partie show du concert est assez exceptionnelle et vraiment bien conçue.
Le groupe quitte alors la scène après la mise à mort de sa guitare par Aaron , petit jeu habituel des fins de concert de NIN. Puis Trent revient, d’abord seul, pour interpréter aux claviers son magnifique “Hurt” , il sera rejoint sur le final du morceau par le reste du groupe. Le concert s’achèvera ainsi de façon douce, comme une remise au calme tranquille après les multiples « agressions » sonores et visuelles dont nous avons été les victimes consentantes toute la soirée.
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