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lundi 27 mai 2013

Queens Of The Stone Age - …Like Clockwork


Sortie prévue le 04 juin 2013 chez Matador Records
Cela fait donc des jours voire des semaines que l’effervescence autour de la sortie imminente du 6e album studio des Q.O.T.S.A. est à son comble. Parmi les adorateurs de Josh il y a ceux qui ont suivi pas à pas la diffusion du single, de premiers extraits ainsi que des versions live inédites de titres du futur …Like Clockwork. D’autres un peu plus refroidis par quelques premières minutes captées au hasard d’une écoute furtive ont préféré attendre. Quand on aime à ce point un groupe la déception pourrait être rude. Mieux vaut donc se préserver que risquer une cruelle désillusion. Q.O.T.S.A. demeure pour beaucoup d’entre nous un groupe aux albums mythiques, un groupe dont on craint à chaque nouvelle configuration qu’il ne s’agisse là de l’ultime formation avant le split, un groupe qui a vu passer en son sein quelques-uns des plus talentueux musiciens actuels (de sacrés dingos aussi), un groupe dont les concerts nous assènent à chaque fois une claque fantastique. En prémices de la sortie de leur nouvel album Josh Homme & Co ont eu l’idée géniale d’offrir via NPR un concert de deux heures en direct du Wiltern de Los Angeles le 23 Mai dernier. Sympathique manière de découvrir un certain nombre de titres inédits savamment distillés parmi quelques valeurs sûres du groupe ("First It Giveth", "No One Knows", " Make It Wit Chu", "Little Sister", ""Go With the Flow", " A Song for the Dead"...).
EXCELLENTE INITIATIVE car, je le confesse, à la première écoute de …Like Clockwork quelques morceaux aux collaborateurs pourtant illustres (Trent Reznor, Mark Lanegan, Elton John) semblent s’enliser dans des méandres sirupeux bien peu excitants. En live "Kalopsia" passe un peu mieux... Le véritable atout de ce concert mémorable est surtout de permettre aux pépites de l’album de monter encore plus en puissance. Que ce soit le tonitruant "My God Is The Sun", l’enthousiasmant "If I Had A Tail", l’entêtant "I Appear Missing", le pesant "Keep Your Eyes Peeled" mais aussi le réjouissant (ok j’ai piqué à Dany Brillant son dico des rimes en "an") "I Sat By The Ocean" nous tenons là une bien belle brochette de morceaux d’anthologie pour des Queens Of The Stone Age qui, Dieu merci, ne nous décevront jamais. God is the Sun ? Foutaises ! God is Josh.
Le concert du Wiltern de Los Angeles en intégralité :



- 00:01 Intro
- 01:36 Keep Your Eyes Peeled
- 06:08 You Think I Ain’t Worth a Dollar, but I Feel Like a Millionaire
- 09:00 Sick, Sick, Sick
- 12:29 First It Giveth
- 17:19 No One Knows
- 22:55 My God Is the Sun
- 27:07 I Sat by the Ocean
- 31:50 The Vampyre of Time and Memory
- 35:25 I Never Came
- 41:17 Kalopsia
- 46:14 If I Had a Tail
- 51:17 Turnin’ on the Screw
- 57:44 Burn the Witch
- 01:02:20 Make It Wit Chu
- 01:07:13 Smooth Sailing
- 01:12:19 (Intro to)
- 01:13:18 Little Sister
- 01:16:54 I Think I Lost My Headache
- 01:24:00 Go With the Flow
- 01:28:27 I Appear Missing
- 01:39:02 ...Like Clockwork
- 01:45:33 Feel Good Hit of the Summer
- 01:49:44 A Song for the Dead

dimanche 3 juillet 2011

Festival Eurockéennes de Belfort (02/07/2011)

Edit d'août 2014
Les photos illustrant cet article ont été perdues dans la migration du site et le crash d'un disque dur... Seul l'écrit reste.


Première journée de festival pour ma part que ce deuxième jour des Eurockéennes de Belfort. C’est également la découverte du site, d’un cadre, des scènes et de la faune particulières des festivaliers Eurocks. C’est effectivement une grosse machine ces Eurockéennes. Le cadre semi-aquatique est très agréable et la répartition des lieux de concerts tout à fait gérable géographiquement pour qui veut zapper d’un artiste à l’autre. La densité du public présent (dans les allées surtout) est, en tout cas hier soir, bien au dessus de ce que j’ai déjà expérimenté lors de Routes du Rock, Rock en Seine ou autres festivals estivaux du genre. Ce fut le côté oppressant et pénible de la soirée surtout quand on n’a guère de possibilité d’éviter certains gaillards qui titubent et que l’on sent prêts à nous déverser par-dessus l’épaule l’ensemble des choses qu’ils ont pu ingérer tout au long de la journée. L’organisation est plutôt bien menée et le système des trains-navettes une idée judicieuse pour ceux qui veulent éviter la voiture.

C’est au son de la prestation de Mars Red Sky (scène de la plage) que la plupart des festivaliers rejoignent le site de Malsaucy. Le groupe propose un son puissant (bien en accord avec la thématique « du lourd » portée par la plupart des artistes présents ce jour). Le temps de faire des premiers repérages du site, c'est King Automatic que l’on croise sur la scène, un peu confinée, du Club Loggia. Le garçon propose un rock « tabouret » plutôt sympathique qui permet une petite récréation légère en attendant la suite.

Puis l’on repart du côté de la plage où l’on pressent que de l’événementiel peut se produire. Petit détour au passage par l’Esplanade Green Room où se produit Anna Calvi. Elle laissera une excellente impression. Au gré de morceaux sombres pour la plupart, la femme en rouge offrira un set de grande classe, sobre et très efficace.

Il est temps de dégoter une place de premier choix devant la scène de la plage. Quand on est fan de Nick Oliveri on sait, après s’être renseignée efficacement, qu’il sévira sur notre côté gauche de la scène. Bonne pioche qui s’avèrera payante pour la suite. La meute de photographes débarque pendant l’avant show, on reconnaît l’officiel Robert Gil (masquotte de la Maroquinerie). Les Kyuss sont postés sur le côté de la scène attendant l’heure officielle du début de leur set. Puis d’un coup c’est l’effervescence. « Mais si il est là, mais oui il arrive, si si si Josh est là tout là bas !! ». Même les plus fans des fans n’osent y croire tant le moment est « historique » et impensable. Ce n’est pas Josh tout seul (qui devient de plus en plus mémère à grosses fesses, va falloir qu’il arrête les gros goûters) qu’on voit débarquer sur la plage mais QOTSA en intégralité. Ceux-ci rejoignent les Kyuss ! sur le côté de la scène et nous assistons béats aux grandes embrassades et sourires (peut être surjoués qu’importe !) des uns et des autres.

Etonnants élans lors de ces retrouvailles pour ceux qui il y a quelques années s’entre-déchiraient. Le public s’enthousiasme, on applaudit, on se prend à espérer que peut-être quelques mélanges de groupes pourraient avoir lieu sur scène. Hélas non : Kyuss ! jouera seul et les QOTSA en bons camarades resteront une partie du set en coulisse pour apprécier avec entrain la prestation d’Oliveri & Co. (cf vidéo de mon cru ci-après)





Le set de Kyuss Live ! est excellent. De bout en bout le groupe nous délivre ses morceaux avec une efficacité rare. « El Rodeo » nous est jouée dans une version transcendante. J’avais de grosses appréhensions sur l’intérêt de cette reformation de Kyuss !. Ce fut une surprenante réussite.


On se hâte de rejoindre le Club Loggia pour poursuivre dans du gros son. Les Drums Are For Parades viennent de Belgique et nous démontrent une chose : ils savent envoyer du gros son. Le public ne s’y trompe pas, l’avant scène a beau être riquiqui : tout déménage. C’est efficace quoiqu’un peu répétitif à la longue.


Première déception de la journée : Funeral Party. Malgré les passages de quelques ballons et un ciel couchant magnifique, la prestation des jeunes hommes sur la scène de la plage paraît bien fade.


Sur la grande scène Motorhead propose un set qui convaincra surtout leurs fans. Quand on n’aime pas ce n’est pas ce soir qu’on va avoir la révélation concernant ce groupe mythique. La fatigue ne me permettra pas d’apprécier justement l’incroyable session hip hop des House Of Pain. S’ensuivra sur la grande scène un set phénoménal des Queens Of The Stone Age mais c’est déjà trop tard pour ma résistance physique, nerveuse. La nuit glacée a raison de moi et je m’éclipse à regrets ne pouvant profiter de Padwriterz et surtout du set des Atari Teenage Riot qui d’après mes sources s’est révélé dantesque.

vendredi 27 mai 2011

Queens of the Stone Age - La Laiterie, Strasbourg (25/05/2011)

Photo de Annie Zaleski

Les réactions à chaud après concert sont souvent assez croustillantes. Il y a d’abord les pro du commentaire technique qui n’hésitent pas à se lancer dans une analyse fine du son et de l’acoustique de la soirée. Certains s’essayent à des observations plus rustiques à base de "Ben dis-donc : ça envoyait sévère du pâté !". Mercredi dernier, ce qui revenait surtout dans la plupart des conversations d’après concert des Queens of the Stone Age portait sur une comparaison début/fin de set. "J’ai mieux aimé la deuxième partie", "Pas terrible tout le début", "Ah ouai la fin c’était vraiment excellent : ils auraient dû faire tout le concert comme ça !". Le summum ayant été atteint par ce fin observateur au conseil avisé : "Ce n’était pas vraiment une bonne idée qu’ils jouent ce soir tout le premier album...". Mais bon sang de bonsoir, y a-t-il encore des gens qui savent ce qu’ils vont voir ?!? Jouer le premier album des QOTSA en intégralité c’est le concept de l’actuelle tournée de Josh et ses acolytes ! On ne peut pas dire que le spectateur ait pu être abusé, c’était même expliqué en long en large et en travers sur le billet de concert. Alors c’est sûr que se rendre sur place sans jamais avoir porté l’oreille ou révisé ses classiques Queens of the Stone Age premier âge c’était risqué ! Contrairement à l’avis de ces quelques rabats joie, cette fameuse première partie durant laquelle étaient revisités les 12 morceaux de l’album éponyme Queens of the Stone Age était d’une intensité folle. Il y avait à la fois du touchant et de l’étonnant à observer le groupe actuel jouer avec tant de fougue et de sincérité des titres de treize ans d’âge. "I Was a Teenage Hand Model" interprété par un Josh Homme cigarette au bec et au regard glamour #29 avait de quoi faire fondre le cœur des groupies aussi bien teenagers que les presque quadras. Il a beau avoir bien profité de la cantine ces dernières années, il a beau porter QOTSA (et ses projets annexes) depuis près de 15 ans (20 ans si on démarre à Kyuss) Josh Homme n’en demeure pas moins un artiste d’une fraîcheur étonnante. Avec une mise en scène rendant la Laiterie méconnaissable, la présence de tubes lumineux rappelant vaguement quelques tournées NIN, le groupe nous a offert un set impeccable de près d’ 1h30. Loin de s’encroûter, avec un line-up stable depuis 2007 (à noterJoey Castillo d’une efficacité toujours fracassante) les Queens of the Stone Age réussissent à démontrer de façon paradoxale, avec une tournée "souvenir", qu’ils sont loin d’être à ranger du côté des groupes désormais abonnés aux "tournées jukebox". Même si La Laiterie s’est vraiment enflammée au son de quelques titres archi-connus, il est évident que le groupe est loin d’en avoir fini avec son histoire. Le potentiel est bel et bien toujours là. Reste à espérer que l’envie sera suffisante pour motiver Josh et ses camarades à marquer les années 2010 au son de nouvelles aventures musicales des Queens of the Stone Age.
Setlist :
- Regular John
- Avon
- If Only
- Walkin’ on the Sidewalks
- You Would Know
- How to Handle a Rope
- Mexicola
- Hispanic Impressions
- The Bronze
- Give the Mule What He Wants
- I Was a Teenage Hand Model
- You Can’t Quit Me Baby
Encore :
- Hangin’ Tree
- Burn the Witch
- Monsters in the Parasol
- Long Slow Goodbye
- Little Sister
Encore 2 :
- No One Knows

lundi 28 février 2011

Queens of the Stone Age - Queens of the Stone Age (Réédition)

Réédition prévue le 7 mars 2011 chez Domino France
Excellente initiative de la part de Rekords Rekords / Domino de nous proposer la réédition d’un album clé de l’histoire du rock américain. Cet album éponyme, première véritable réalisation des QOTSA (si l’on excepte le split album de 1997 avec Kyuss) sort en 1998. Il marque un tournant capital dans la carrière de son leader Josh Homme. Après avoir quitté l’une des plus influentes formations de stonner rock des 90’s dont il était à l’origine (Kyuss), Josh Homme s’éloigne de la Californie pour monter un nouveau groupe : Gamma Ray. Le groupe prendra par la suite le nom définitif des Queens of the Stone Age (pour une sombre histoire de droits concernant l’appellation Gamma Ray). Ce premier album des QOTSA, qui seront plus tard rejoints par d’autres ex-Kyuss, pose déjà les fondations les plus importantes de la carrière prometteuse du groupe. On y trouve les prémices qui feront l’excellence de leur disque de référenceSongs for the Deaf. Josh Homme par son chant grave et cajoleur ainsi que sa virtuosité mélodique offre des morceaux moins bruts que ses réalisations passées. On devine alors que Queens of the Stone Age sera nettement plus fédérateur que ne le fut Kyuss. Cette première réalisation rééditée n’a pas pour unique intérêt sa place historique dans le parcours musical de son leader et sa formation phare. Il s’agit sans doute de l’un des albums paradoxalement les plus aboutis des QOTSA. Bien des années après sa parution, beaucoup ont mesuré l’étonnante qualité de chaque morceau présent sur le disque. Rien que l’enchaînement de départ "Regular John", "Avon", "If Only" relève du grand art en matière de riffs surpuissants et inoubliables. La (re)découverte de l’album dont les pistes ont été savamment remasterisées est des plus jouissives. L’album n’a pas pris une ride. Il se trouve pour l’occasion agrémenté de trois faux inédits : "The Bronze" et "Thees Aren’t the Droids Your Looking For" (extraits du split EP de 98) et "Spiders and Vinegaroons" tiré du split EP posthume de Kyuss/QOTSA.