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lundi 20 février 2012

Hermetic Delight - Le Hall des Chars, Strasbourg (18/02/2012)

Photo Lomography Corporation 
Dans ma belle collection de Hermetic Delight live il me manquait le Hall des Chars. C’est chose faite depuis samedi soir !

C’est dans le cadre de la Release Party du groupe Secretive que lesHermetic Delight faisaient officiellement leur entrée au sein de la sympathique famille du Collectif Kim. Comme à son habitude le collectif strasbourgeois avait peaufiné une petite soirée bien chaleureuse. En ouverture on pouvait retrouver les mélodies pop rock d’Away From Lukaaccompagnées par les illustrations poétiques réalisées en temps réel parAudrey Canalès. Ensuite les hôtes de la soirée, Secretive (dont on retrouve quelques membres au sein d’Away From Luka), conviaient leur public fidèle et toujours nombreux à découvrir leurs nouvelles réalisations pop folks issues de leur tout récent album Secretive. Après l’accueil enthousiaste réservé aux deux groupes vedettes du collectif ce sont les 5 z’amis d’Hermetic Delightqui sont venus prendre place dans une salle des colonnes configurée à l’inverse de nos habitudes (dos à l’entrée). Les filles du groupe sont très en beauté.Delphine d’abord, d’une féminité rare ce soir, offrait un atout charme indéniable à sa puissance de jeu de batterie toujours aussi efficace. La chanteuseZey ensuite, dont les interprétations habitées et langoureuses étaient ce samedi teintées d’une retenue fort appréciable. Très loin des "excès" repérés au Mudd Club, la chanteuse s’ est approprié avec finesse les chansons et les a portées sans en dénaturer l’essence musicale. Les trois garçons ne sont pas mal non plus... soit dit en passant. Ils savent tout l’Amour que je porte au groupe et aux morceaux d’ Universe Like Thousands of Red Alternatives. Leurs envolées guitares/basse dont ils deviennent de plus en plus maîtres opèrent à chaque accord et riff un charme redoutable. Le groupe est là pour se faire plaisir et nous faire plaisir. Il y parvient facilement malgré la pression légitime liée à l’attente que beaucoup portent sur ce concert. La tournée en Turquie est imminente, dans moins d’une semaine c’est le tremplin pour Décibulles, plus tard lesScènes d’Ici pour les Artefacts, ce n’est pas le soir pour se planter ou évoluer dans le pas trop mal. Les morceaux connus ne déçoivent pas, les montées en puissance sont toujours aussi bien ficelées. Le groupe se sent en confiance et ose même un morceau qu’ils répètent depuis seulement deux jours : encore une fois le public semble conquis. Le concert s’achève, la salle en redemande. Ce n’était pas vraiment prévu dans le timing de la soirée de faire un rappel. Willbe, qui passe juste après, est tout aussi ravi de laisser le groupe revenir nous offrir un ultime morceau. Si l’on a bien compris il s’agissait d’un titre intitulé "The Cat". Voilà un bien beau concert, sans doute l’un des meilleurs du groupe. Le set à peine terminé une partie du public est déjà dans l’impatience de profiter de nouveau des Hermetic Delight en live.


Du Atef qui bouge dans tous les sens chez .gif.corporation ! Wahoooo !!!

dimanche 23 octobre 2011

Delacave + OneFuckOne - Hall des Chars, Strasbourg (22/10/2011)

Photo Lomography Corporation

L’association Radical Câlin et Séverine d’Assonance nous avaient concocté une soirée fort alléchante avec en tête d’affiche les lyonnais de Zëro. Il y avait beaucoup de possibilités de sorties musicales hier soir sur Strasbourg avec aussi le concert de Civil Civic à Colmar pour les plus téméraires. (Ils rejoueront à Strasbourg bientôt d’ailleurs : le 04/11 au CEEAC.) Pourtant c’est un public relativement nombreux qui a investi jusqu’au milieu de la nuit la salle des colonnes du Hall des Chars.
Voilà le genre de soirées qu’on adore : celles qui permettent les rencontres et coups-de-foudre inattendus. C’est pour Zëro que je me déplaçais surtout et malgré un set tendu et efficace du groupe d’Ici d’Ailleurs, la prestation qui m’a fait chavirée fut celle du duo Delacave.

Un homme et une femme forment ce groupe fantomatique. Lui, Seb Normal, on le connaît un peu par ici puisqu’il officie depuis quelques années au sein des recommandables The Feeling Of Love. Elle, Lily, compagne discrète impose sur scène des formes d’interprétations délicates flirtant insidieusement aux frontières du macabre. Déjà à l’écoute des morceaux proposés sur Bandcamp, c’est dans une atmosphère sombre et bizarre que nous plongent les rythmiques obsédantes ainsi que le chant distordu et plaintif de Delacave. En live l’effet n’en est que plus bluffant : le spectateur se trouve carrément immergé dans un bain d’ambiances sonores magnétiques et inquiétantes. Le concert du couple marqua intensément ce début de soirée.
En écoute :

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Image vidéo B Fritsch

Ensuite c’est un tout autre duo qui prenait place sur scène et au milieu du public du Hall des Chars : les italiens de OneFuckOne. Voilà un set qui fut sympathique à suivre malgré un démarrage un peu lent. Pourtant, il ne devrait pas laisser de souvenirs grandioses. Même si l’ensemble était de qualité, c’était à se demander parfois si ceux qui s’éclataient le plus dans la salle n’étaient pas les deux membres du groupe partis dans des délires personnels. Décrochage complet sur la fin du concert pour ma part, sans doute plongée dans la nostalgie de la prestation de Delacave et dans l’attente impatiente de l’arrivée de Zëro.
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Ce que l’on peut dire de Zëro c’est qu’ils assurent. Quel que soit l’état de leur membre, malgré un public un peu émoustillé et éméché ou les bugs techniques de dernières minutes rien ne semble démonter les lyonnais. Le groupe a de la bouteille et s’est longuement rôdé pour exceller dans les concerts énergiques (que ce soit sous Zëro ou lors des formations précédentes de certains membres :Bästard et Narcophony). Tendus et carrés tels pourraient être les caractéristiques propres aux morceaux délivrés cette nuit. Forcément l’efficacité était au rendez-vous et c’est avec un plaisir intense que le public s’est laissé bousculer par les sonorités expertes que le groupe a assénées sans répit malgré de mini couacs techniques. Une prestation à la hauteur des attentes que l’on pouvait porter sur Zëro ne les connaissant, pour ma part, qu’au travers de leurs réalisations studio
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jeudi 19 mai 2011

Stranded Horse - Hall des Chars, Strasbourg (18/05/2011)


La soirée était belle mercredi au Hall des Chars, lieu décidément bien sympathique dont l’espace est souvent utilisé de manière fort pertinente. Ce soir-là, en complément des trois concerts proposés par Komakino, nous pouvions déambuler en fond de salle pour profiter des ateliers ouverts des illustrateurs de Central Vapeur.


Après les morceaux acoustiques du guitariste Chris Brokaw et avant les divagations musicales d’une Julie Doiron très en forme, Yann Tambour nous faisait le plaisir de présenter en formation solo les dernières réalisations de son projet Stranded Horse. L’album Humbling Tides sorti en début d’année a déjà séduit bon nombre d’auditeurs : adorateurs ou découvreurs de l’artiste. Près de six années ont passé depuis ce premier concert de Thee, Stranded Horse au Molodoï. Une éternité durant laquelle mille choses ont défilé mais une soirée particulière dont les souvenirs et l’émotion demeurent intactes. C’est une joie presque éprouvante de retrouver -enfin- Yann sur scène et pouvoir échanger quelques mots avec lui, tant cet artiste a indirectement jalonné quelques mauvais moments de ma vie créant à chaque fois des bulles d’évasion salvatrice. Bien compliqué de faire la part du personnel avec un émotionnel exacerbé et l’objectivité d’un spectateur lambda... Simplement accompagné de deux koras de sa fabrication et d’une guitare, Yann débute son concert de manière espiègle. L’homme aime à plaisanter, pratique l’auto-dérision et fait fi des parasitages modernes comme personne. C’est une facette de l’artiste dont on ne se douterait pas et qui le rend encore plus attachant. Ses interprétations et l’usage qu’il fait de ses instruments (guitare, kora ou guitare & kora) sont empreints d’une grâce et d’un jeu vraiment particulier. Stranded Horses’évade. L’artiste et l’instrument forment presque une entité qui nous emporte au gré d’accords délicatement égrenés. C’est une belle rêverie aux accents africains qui berce alors le public du Hall des Chars. C’est une belle soirée qui laissera encore quelques merveilleux souvenirs et sa flopée d’émotions.

dimanche 3 avril 2011

A Second of June - Le Hall des Chars (02/04/2011)


Dans le cadre de la seconde soirée du Week-End Herzfeld au Hall des Chars, c’est avec un peu de retard sur l’horaire prévu qu’A Second of June investit la salle des colonnes après le passage de la formation Luneville. La soirée marquait la sortie du second et très attendu album du quatuor de pop shoegaze strasbourgeois : Psychodrama. Après un The Inside Law fort prometteur et l’arrivée du groupe dans l’écurie Herzfeld, c’est avec une impatience fébrile que nous attendions depuis déjà plusieurs mois de découvrir le groupe sur scène avec ses nouvelles réalisations. Le second opus qui s’est élaboré tranquillement sous la production bienveillante de Vincent Robert (Electric Electric) ne devrait pas décevoir. [C’est même une certitude, vous pouvez me faire confiance, on en reparlera.] Désirant couvrir aussi une partie de la prestation des garçons de Deaf Rock qui jouaient en parallèle dans la Laiterie non loin, je n’ai assisté qu’à une partie du set. Mais qu’importe, cela m’a suffit pour mesurer l’évolution remarquable du groupe que je découvrais sur scène il y a deux ans lors du festival Scène d’Ici 2009 . [Cocasse clin d’œil d’ailleurs ces Scènes d’Ici 2011 qui se jouaient en face du Hall des Chars.] Dans les progrès scéniques indéniables qui frappent d’entrée de jeu, on peut noter l’assurance de chacun des membres. Il est évident que le nombre de concerts effectués depuis deux ans et l’encadrement sans doute très bénéfique de la team Herzfeld y est pour beaucoup. De plus, le groupe sait qu’il dispose d’un bon lot d’excellents morceaux, voilà de quoi proposer au public un set de belle facture. C’est une délicate atmosphère de dark-pop rêveuse que nous a offert une nouvelle fois A Second Of June. Surfant sur nos nostalgies les plus sombres et empreint d’une légèreté plus actuelle, chaque morceau emporte le spectateur dans des errances indie-pop rêveuses. A Second Of June a vraiment su trouver une belle alchimie entre une rythmique légèrement obsédante, des claviers aériens et un chant-guitare très attachant. De moins en moins fragile et en même temps de plus en plus touchant.

dimanche 7 novembre 2010

Release party Tis + Kimberlie and Clark - Le Hall des Chars, Strasbourg (06/11/2010)


Hier soir nous fêtions au Hall des Chars la distribution officielle de l’album deTis, Lost In The Flax Flowers, par le label Cosmopolite Records. Pour l’occasion le groupe avait invité les adorables Kimberlie & Clark à partager l’affiche en leur compagnie. Une soirée très conviviale et chaleureuse comme on en a l’habitude lorsque l’un de ces deux groupes se produit sur scène.
Ce qui est attachant avec Kimberlie & Clark c’est leur désinvolture permanente. Pourquoi se mettre la pression alors qu’ils sont là pour passer un bon moment et nous faire partager leurs morceaux fort sympathiques ? Les morceaux s’enchainent dans la décontraction totale devant un public dont rêverait toute maîtresse d’école tant il est sage et attentif ! "C’est quoi déjà le morceau maintenant ?"... "Ah zut, on recommence... tiens j’ai oublié de prendre mon harmonica !"... Ce qui pourrait passer pour un amateurisme rigolo séduit l’auditoire apportant au set une légèreté jubilatoire. Bientôt un an que le duo musical existe et pourtant à les voir jouer ensemble, on ressent toujours l’étincelle liée à la rencontre de Julien et Laura. Elle est belle et bien vivace cette étincelle qui est le moteur de cette délicieuse expérience musicale. Un EP sera bientôt enregistré pour une sortie en 2011, d’autres concerts suivront très certainement. Le public de fidèles qui s’accroit au fil des prestations du groupe sera au rendez-vous.
Pour Tis les choses sérieuses commencent. L’air de rien, la formation strasbourgeoise portée par Audrey Braun et Pierre Vasseur s’impose comme l’un des groupes dont la capitale alsacienne peut être tout aussi fière que d’autres formations locales soutenues par des labels plus connus (Herzfeld par exemple). Au risque de radoter, l’une des choses qui m’avait séduite lorsque j’avais commandé l’album de Tis c’était toute la qualité autour de l’objet (le visuel et les photos magnifiques) et le sérieux avec lequel Audrey, Pierre et ceux qui les entourent mènent tout cela. Ils ont un souci du détail et une sorte de perfectionnisme qui impressionnent et surtout font plaisir ! Quand tant de pseudo-artistes avec un culot monstre, se croient tout permis en présentant des morceaux dans des packagins qu’on croirait faits par des gamins de grande section de maternelle où tout se pète la gueule quand on ouvre le boitier du CD (et j’évoque des albums que j’ai achetés et non des envois promotionnels), quand on voit des jeunes groupes de la capitale qui s’imaginent le nombril du monde musical indé, avec des attitudes à la limite de la courtoisie, qui nous font subir des prestations plus que piteuses... soulignons, soulignons l’effort que certains artistes (des vrais pour le coup) font pour nous offrir non seulement des morceaux de grandes qualités mais aussi des soirées inoubliables. Cela ne tient pas à grand chose mais il suffit d’un peu de générosité et d’inventivité. Hier soir par exemple, à l’achat de notre billet, le groupe offrait un très joli pins souvenir, la scène était agrémentée de décorations faites d’intéressants masques d’animaux... C’est nettement plus agréable pour le public que des artistes qui arrivent en jogging cracra en faisant la gueule, un sachet de supermarché à la main qu’ils accrochent à leur micro durant tout leur concert (c’est du vécu de La Laiterie). Tis nous a offert un set de belle facture avec leurs perles rock folk incontournables comme "Nameless Story", "Dorian Gray", le magique "Song For Ghosts" et le toujours aussi efficace "Lost In The Flax Flowers". Quelques nouveautés aussi qui, on l’espère, augurent de futures réalisations pour bientôt. Cette release party restera une très belle soirée avec beaucoup de chaleur (au propre comme au figuré d’ailleurs) et une humilité terriblement attachante pour ces deux groupes chouchous de la scène montante strasbourgeoise.