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mardi 26 juillet 2016

Shake It Like A Caveman + The Magick Godmothers - Mudd Club, Strasbourg (25/07/2016)

The Magick Godmothers + The fameux Poteau du Mudd Club
Ambiance plutôt blues-rock ce lundi soir au Mudd Club. A l'initiative des membres du groupe strasbourgeois Dirty Depp, c'est une programmation aux couleurs d'un rock à la fois brut et nerveux qui nous était proposée.

Shake It Like a Caveman démarrait la soirée. Ce one man band du Tennessee se produit selon différentes configurations scéniques. Hier soir, nous avions droit à sa formation duo : Blake Burris à la guitare et harmonica accompagné d'un batteur. Shake It Like a Caveman propose un blues rock brut et authentique bien groovy pour le plus grand plaisir des spectateurs présents.


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Ce sont ensuite les britanniques de The Magick Godmothers qui ont pris place et autant dire que le set proposé fut des plus nerveux. C'est un blues rock énergique et électrique qui nous fut offert pendant une petite heure. Se sont enchainés des morceaux d'un rock gras survolté portés par un groupe qui n'hésite pas à se donner à fond pour assurer un show efficace.

Il s'agissait du premier concert strasbourgeois pour The Magick Godmothers, vu l'accueil enthousiaste du public présent, parions qu'ils seront rapidement invités à rejouer sur Strasbourg.

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mardi 19 juillet 2016

J.C.Satàn - Mudd Club, Strasbourg (18/07/2016)



Joli coup pour le Mudd Club : réussir à faire caveau comble avec un concert programmé un 18 juillet! Il faut dire que l'affiche était exceptionnelle : les bordelais de J.C.Satàn qui, entre 2 gros festivals, faisaient une halte rue de l'arc-en-ciel pour une soirée torride. Il fallait venir tôt pour faire partie des élus qui assisteraient au concert, on nous avait prévenus. Finalement pas trop tôt mais effectivement il y eut quelques déçus. C'est qu'il y en avait du monde désireux de (re)voir J.C.Satàn sur scène. Parmi eux, ceux qui les avaient ratés un mois auparavant lors de leur venue à La Laiterie ou tout simplement ceux qui préféraient profiter du groupe dans le cadre intimiste du Mudd Club gage de concerts inoubliables. Après une mise en bouche noise menée par Knut Hamecoun, c'est un caveau bondé et fiévreux qui s'impatiente à l'idée d'en découdre avec un set que l'on imagine déjà bien nerveux. Le groupe se fait plaisir et enchaine des morceaux où le son est délicieusement gras, les guitares saturées et le chant tour à tour mélodieux/rageur. Voilà de quoi amplifier, si cela est encore possible, la moiteur de la salle. La sueur dégouline aussi bien dans le public que sur la scène. L'effervescence gagne la majorité des spectateurs et ne faiblira pas jusqu'aux dernières notes. Le concert fut peut-être un chouïa court mais vues les conditions et son intensité il restera sans doute l'une des prestations les plus marquantes des bordelais parmi leurs virées strasbourgeoises.

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dimanche 29 avril 2012

Los Disidentes Del Sucio Motel​ - Mudd Club, Strasbourg (28/04/2012)


Cinquièmes retrouvailles personnelles avec les bonshommes de Los Disidentes Del Sucio Motel après une découverte en première partie desSmashing Pumpkins à la foire aux vins de Colmar 2007 et différentes fêtes de la musique. LDDSM : le groupe de rock stoner que le reste de la France nous envie jouait hier soir au Mudd Club !
Ahhhhh Los Disidentes et leur son bien massif, leurs chemises à carreaux (mais d’ailleurs il n’y en avait pas des masses hier soir sur le torse des garçons, celles-ci étaient restées massivement rangées au placard.) et leur Sheriff presque inquiétant (Il possède de sympathiques menottes soit dit en passant.).
Le groupe est en tournée pour présenter (entre autres) les 3 morceaux inédits de leur dernière réalisation : un split album avec Flashfalcon [ East Side Storytoutes les infos + commande ICI + Lire la chronique de ce split "hautement recommandable" sur Fenec par Aurélio]. Le concert débute d’ailleurs par "The One" l’un des trois inédits et nous ne sommes pas déçus : des riffs efficaces qui assurent un démarrage bien énergique. "Lucia Libre" autre inédit qui sera joué plus tard est du même acabit. Ma préférence se portant sur le morceau "Persia" troisième extrait du LP qui rappelle de manière grandiose pour ceux qui en douterait encore que Los Disidentes Del Sucio Motel est ce qui se fait de mieux par chez nous dans le rock & roll gras à la rythmique délicieusement lourde et lente. parmi les neuf titres joués hier soir on retrouvait quelques excellents classiques comme "From 66 to 51" ou encore " Brotherhood". C’est avec une reprise bien pêchue d’"Helter Skelter" des Beatles que les LDDSMachèveront leur set. Bien évidemment un concert dans la cave d’un bar offre moins de possibilités de show qu’une grande scène (Ne pas rater le groupe aux prochaines Eurockéennes le vendredi 29/06 Scène de la plage !) mais l’on apprécie tout autant les morceaux des lascars qui se démènent tout autant que lors de festivals ou de plus gros concerts. Pour l’heure jamais Los Disidentes Del Sucio Motel ne m’ont déçue. Messieurs, merci et à la prochaine !

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dimanche 11 mars 2012

Von Ostheim + Lauter - Mudd Club, Strasbourg (09/03/2012)

Lauter

Vendredi début de soirée, il régnait au Mudd Club une atmosphère conviviale et touchante. A l’image des organisateurs de la toute jeune associationEcho Echo, les artistes présents respiraient la simplicité et la générosité.
Julien Bougel présentait l’une de ses multiples errances musicales sous le nom de Von Ostheim. C’est un artiste confidentiel et apprécié par quelques connaisseurs aguerris présents dans un public relativement nombreux. Beaucoup le découvraient certainement ce vendredi. Le garçon n’a même pas commencé à jouer qu’il dégage un capital sympathie étonnant. On le croirait presque venu là par hasard, tout à la fois heureux et gêné de jouer devant un public qu’il a sans doute quitté il y a un bon moment déjà. Guitare, casquette et voix il n’en faut pas plus pour laisser place à l’artiste et démarrer un set musical tout en sensibilité et en finesse. Il est surprenant d’observer ce garçon à l’apparence fragile et quelquefois hésitant offrir des interprétations aussi solides et portées par une charge émotionnelle rare. Les compositions de Von Ostheim touchent aussi bien par leur beauté sensible que par la sincérité d’interprétation parfois désarmante de leur auteur. Ce fut un beau moment de partage authentique qu’on espère pouvoir revivre d’ici peu.

* * *


Lauter jouait ensuite en solo version guitare & harmonicas. C’est un peu compliqué d’évoquer Lauter car il s’agit d’un artiste reconnu depuis de nombreuses années dans ses projets divers et variés, figure musicale locale, membre historique du label Herzfeld et je le connais peu finalement. Forcément ce que je pourrai en dire sonnera faux ou énervera par tant d’imprécisions ceux qui l’aiment et le suivent depuis toujours. Tant pis ! Je le découvrais véritablement ce vendredi soir. Pourtant ce n’est pas faute d’être actif et productif depuis de nombreuses années : pas mal de ses réalisations solo sont en écoute sur son bandcamp. Lauter nous a proposé quelques-unes de ses propres compositions mais aussi un morceau qu’il joue au sein du Herzfeld Orchestra. C’est une musique folk mélancolique mais jamais triste qui nous est délivrée au gré de quelques ballades aux mélodies attachantes. Le public passe un moment savoureux malgré un fond sonore un peu désagréable de quelques personnes pressées d’investir la cave du Mudd Club pour la soirée clubbing qui se prépare. On reconnaît même la reprise de "The Love Song" deThe Cure : belle réussite qui sans dénaturer l’originale lui apporte une charme singulier. Le concert de Lauter tout comme l’ensemble de la soirée restera un beau moment de simplicité et de sincérité.

mardi 28 février 2012

Pauwels - Mudd Club, Strasbourg (26/02/2012)


Comme cela se devine difficilement via ces tentatives hasardeuses de captures photographiques, Pauwels sont 4 garçons. Originaires de Mulhouse, cela fait une année que les jeunes hommes ont débuté une aventure musicale dont les premières réalisations démo et les quelques prestations scéniques sont des plus prometteuses. C’est encore dans l’incontournable Mudd Club qu’il fallait se trouver ce dimanche pour profiter d’une chouette soirée 2 concerts proposée par Assonance. "On" m’avait beaucoup parlé de Pauwels, c’était donc pour eux principalement que je m’étais déplacée.
Le groupe s’est nourri au bon gros son lourd et cela saute d’emblée aux oreilles. Il n’est guère étonnant de retrouver parmi les excellentes influences du quatuor des noms aussi prestigieux que Shellac ou encore Fugazi. Pourtant ce que propose Pauwels demeure assez singulier. Loin d’être un énième groupe "à la manière de..." c’est une forme de post-rock jamais éloignée de la puissance du rock stoner que délivrent avec efficacité les mulhousiens. La scène semble être leur lieu d’amusement privilégié. Très à l’aise, les membres du groupe, à l’allure étonnante pour certains, n’hésitent pas à investir en long et en large la cave duMudd Club jusqu’à pénétrer le public pour une meilleure communion sonore. Le set est vibrant avec une maîtrise du live assez étonnante et d’une efficacité féroce. A découvrir (déjà en morceaux démo), à voir sur scène ou revoir dès que possible.

Pour contacter le groupe : pauwelsmusic@gmail.com

mardi 21 février 2012

Kerretta - Mudd Club, Strasbourg (19/02/2012)

Photo flickrhivemind

Les absents ont toujours tort. C’est bien connu. En ce dimanche pourtant moins frisquet que les jours précédents, ils étaient nombreux ceux qui auraient sans doute adoré passer un petit moment en compagnie des trois bonshommes (dont deux barbus) néo-zélandais de Kerretta et leur post-rock hardcore.
Tant pis pour vous autres ! L’association Kloser avait organisé la venue du trio au Mudd Club. Ce sont donc dans des conditions de grands privilégiés que nous avons pu assister à un set d’une puissance sonore assez dingue et profiter de morceaux (pour la plupart issus du dernier album Saansilo) aux envolées post-rock qui n’auraient rien à envier à un Pelican ou autre Isis. Pour la forme hardcore le groupe use de rythmiques pesantes et de guitares saturées qui nous en mettent plein les tympans. Les trois garçons se donnent au maximum pour le public présent. Il n’en faut pas plus pour nous porter par vagues successives aux confins d’un post-metal d’une efficacité formidable. Le groupe achève son set avec "Onyxia" morceau dantesque qui marquera l’épilogue d’une soirée que beaucoup auraient mieux fait de ne point rater.
Kerretta en live ça donne ça :
Saansilo en écoute :

mercredi 8 février 2012

Regal - Mudd Club, Strasbourg (06/02/2012)

Photo Lomography Corporation

C’est dans un Mudd Club toujours aussi chaleureux (ce qui n’était pas pour déplaire à tous les frigorifiés de la capitale alsacienne) que beaucoup s’étaient donnés rendez-vous pour le concert des jeunes lyonnais de Regal.
Après une mise en bouche aux sonorités un peu particulières (J’ai vraiment du mal à trouver un autre qualificatif.) proposée par Ventre de Biche, ce fut au tour des quatre garçons du groupe Regal de prendre place dans le coin droit adjacent du Poteau de fond de cave. Un peu brouillons par moment, avec un démarrage quelque peu laborieux, les membres de Regal sont parvenus malgré tout à animer avec fougue le Mudd Club au moyen d’un set composé de quelques très bons morceaux. C’est un rock parfois pop aux teintes garage sixties plutôt réjouissant et charmant que les jeunes hommes ont délivré de manière plus ou moins assurée. Le public trépignait gentiment et prenait plaisir à suivre les performances musicales de Regal même si certains sont , semble-t-il, restés un peu sur leur faim.

lundi 30 janvier 2012

Giöbia - Mudd Club, Strasbourg (29/01/2012)


Il fallait être sacrément motivé pour défier l’arrivée brutale du froid ( "Winter is coming" comme dirait l’autre), de plus un dimanche soir et parvenir à crapahuter jusqu’au Mudd Club. C’est en fait un certain matraquage vidéos(dont l’auteur se reconnaîtra) et une révélation de dernière minute qui ont finalement eu raison de ma flemme dominicale. Il était évident qu’une virée dans un centre-ville quasi désert à la découverte des italiens Giöbia et de leur garage rock psychédélique était la vraie bonne idée de fin de week-end. Et puis leMudd Club, ses concerts, ses habitués... offrent immanquablement de belles parenthèses de vie.
Giöbia sont quatre milanais dont on sent d’emblée l’énorme potentiel scénique. Le concert est carré, parfaitement mené du début à la fin avec une setlist bien fichue et dense (avec rappels et tout et tout). Les morceaux ravivent immédiatement l’âme nostalgique de ceux qui ont connu ou aimé le rock psyché des années 60 et 70. On découvre un tee-shirt de Brian Jonestown Massacresur le torse du bassiste : le groupe ne renie pas ses illustres influences. Giöbiaalterne morceaux garage rock bien pêchus ("Old Jim") et divagations psychédéliques (comme avec le titre "Electric Light") où la sitar la mandoline (me souffle-t-on à l’oreille) électrique remplace la guitare. C’est en toute logique que le groupe nous propose la reprise "Magic Potion" de The Open Mind(Drag set) - Bon je n’ai pas trouvé cela toute seule ! ça aide bien d’être en compagnie d’un public d’érudits.
C’est un retour au passé terriblement actuel que les italiens ont su délivrer devant un public conquis (la plupart d’avance).

dimanche 27 novembre 2011

Hermetic Delight - Mudd Club, Strasbourg (26/11/2011)

Photo Lomography Corporation

Il n’y a pas que faire des cascades, jouer les apprenties-déménageuses ou errer à la déchèterie dans la vie [mes intimes comprendront], il y a aussi bouger ses fesses jusqu’au Mudd Club ! Étant donné les programmations (fort attrayantes) qui se succèdent dans le bar "à la mode" des soirées indé strasbourgeoises, difficile de ne pas y retourner régulièrement. Alors soyez à l’affût des concerts qui s’y déroulent, les évènement ne sont pas toujours matraqués via Facebook ou autres médias sociaux, le mieux est de passer régulièrement jeter un œil sur les flyers mis en ligne sur le site du Mudd Club. L’endroit est vraiment chaleureux, l’ambiance sympathique et même les qui-boivent-pas et les pas-à-l’aise-dans-les-bars s’y sentent bien. Autant dire que la motivation pour retrouver Hermetic Delight en concert dépassait toute fatigue ou déprime saisonnale. Cela fait déjà une bonne année qu’on ne cesse de croiser et d’écouter cette formation strasbourgeoise dont les concerts attirent toujours un public en nombre. Il faut dire que les 2 filles et 3 gars se donnent à fond sur scène. Il y a quelques mois Hermetic Delight sortait son premier album Universe Like Thousands of Red Alternatives [Je dois en parler, il faut que j’en parle, j’en parlerai.]. Chez Hermetic Delight on apprécie les compositions soignées, les ambiances riches en guitares électriques avec quelques montées rappelant certaines belles époques "curistes", la basse toujours aussi efficace et Delphine à la batterie qui ferait rougir bien des garçons tant elle impressionne par son énergie. Hermetic Delight en concert c’est aussi, surtout(?), la présence d’une chanteuse à la personnalité aussi marquée que son chant. Personnellement je suis plutôt fan des interprétations de Zey K et charmée par son timbre et sa manière de chanter. Disons que l’atoutZey K qui contribue à l’identité du groupe ne doit pas à un moment effacer la qualité des compositions par des interprétations parfois trop "habitées". C’est souvent le cas pour des groupes qui justement ont des morceaux peu attrayants à la base que l’on masque derrière une interprétation excessive. Là ce serait dommage de tomber dans ce travers. Le groupe est relativement jeune, chaque concert permettant à chacun de mieux trouver ses marques. Avec un léger ré-ajustage on devrait toucher l’équilibre parfait. Le concert fut comme toujours puissant et bien réjouissant.

mardi 11 octobre 2011

Male Bonding - Mudd Club, Strasbourg (11/10/2011)


Nathan Hewitt nouveau guitariste de Male Bonding / Photographie Nelly Grandjean

Pour une fois l’intuition fut excellente conseillère ! C’est avec un léger sadisme que j’imagine le désarroi de ces quelques-uns qui, à la lecture de ce qui va suivre, comprendront qu’hier soir malgré la fatigue, le milieu de semaine et le trop de choses à faire... il aurait mieux valu se remuer le popotin et filer en début de soirée jusqu’au Mudd Club. Il faut aussi dire que l’association Komakinoa eu un sacré flair (et/ou de la chance) de pouvoir programmer à la dernière minute l’un des groupes phares du mythique label de Seattle Sub Pop ! : les britanniques Male Bonding. Cette jeune formation vient de sortir son dernier album Endless Now encensé à juste titre par Pitchfork et Spin.
Bravo au Mudd Club d’avoir servi de point de chute à une soirée qui s’est révélée délicieusement festive. On ne mesure pas suffisamment cette chance enviable pour nous autres provinciaux de pouvoir profiter de tels groupes dans des conditions proches du concert privé. [ aparté | On se réjouit certes mais petit bémol : il devient de plus en plus évident qu’il manque sur Strasbourg un lieu véritablement conçu pour accueillir des concerts à "capacité moyenne". Les sets proposés dans les caves de bar ou les galeries photos ont un charme certain mais ne permettent pas des prestations d’une qualité sonore correcte et respectueuse des artistes accueillis. Ne parlons même pas du Molodoï qui convient mieux aux soirées "festives" ou étudiantes qu’aux concerts véritables et du Hall des Chars , lieu "de secours" sympathique mais un peu inadapté au live pur et dur. Espérons pour les années à venir une salle de concert mise à la disposition de toutes les associations dont la motivation sans faille et la débrouillardise permettent d’ouvrir le public strasbourgeois à des programmations pointues en musiques indé & autres. Ce ne serait pas du luxe et franchement mérité pour toutes ces années de labeur voire de combats menées par certains. ]
En tout cas ce fut hier la soirée des bonnes surprises ! D’abord par l’affluence d’un public relativement important bien qu’averti tardivement. Ensuite par un retour en grâce du Mudd Club où je n’étais pas retournée depuis l’été et dont je gardais quelques souvenirs éprouvants de concerts suffocants et de murs dégoulinants de transpiration. Hier soir on s’y sentait à l’aise appréciant au mieux l’ambiance avec un nombre idéal de convives présents. Enfin et surtout par une découverte scénique réjouissante d’un groupe qui a su faire vibrer de bout en bout le public avec des morceaux où se mêlaient rock, influences grunge, douceur hippie et mélodies pop. Nous avons ainsi pu apprécier l’une des meilleures qualités sonores pour un concert au Mudd Club. Male Bonding est à l’origine un trio. Le groupe s’est dernièrement enrichi de la présence d’un second guitariste Nathan Hewitt et je ne sais pas si c’est la moiteur de la salle, le charme du garçon... bref, sa présence hier sur scène m’est apparue comme évidente et indissociable de la qualité du set délivré. [Il serait d’ailleurs intéressant d’avoir des avis comparatifs de personnes ayant vu le groupe en format trio lors de la précédente tournée.] Les morceaux proposés, même si parfois répétitifs dans leur construction, se sont enchaînés sans temps mort n’offrant au public aucun répit, créant une addiction certaine et une intense frustration lorsque le concert s’est achevé. Une soirée intense qu’il ne fallait pas rater.
Prochaine date française :
- 14 octobre 2011 Lille (Aéronef)
Male Bonding sur album :

Male Bonding en live :



jeudi 9 juin 2011

Trophy Wife - Mudd Club, Strasbourg (09/06/2011)

Trophy Wife (photo showcase ailleurs)

Une chose cocasse : hier matin j’abordais avec une partie de mes élèves l’évolution du droit des femmes depuis 1945, je n’imaginais pas que mon concert du soir en serait une illustration sonore singulière. Le Mudd Club accueillait un duo féminin détonnant : Trophy Wife. Dans le sous-sol du bar [où pour une fois le public n’était pas comprimé], les agitées de Philadelphie nous ont offert un set d’environ une demi-heure étonnamment riche en testostérones.Katy Otto avait beau porté une petite robe rouge printanière [assez sexy d’ailleurs, lui donnant un côté volatile] ; elle s’est pourtant révélée être une batteuse extrêmement impressionnante. Subjuguant le public, les pieds nus, la jeune femme blonde nous a asséné un jeu proche de la furie rythmique. Sa complice et guitariste, Diane Foglizzo, nous offrait quant à elle des sonorités heavy époustouflantes. Cette alchimie réussie, sur disque ou en live, n’est pas loin de transcender certains passages (instrumentaux surtout). Par contre, le duo se montre moins convaincant dans les chants. Une faiblesse qui rend parfois la prestation décousue et inégale sur la longueur. Quand bien même, pour les quelques envolées dingues que les jeunes femmes ont su créer cela valait sacrément le coup d’être au Mudd Club ce jeudi soir.
A titre d’exemple , un ailleurs en live :

samedi 16 avril 2011

The Feeling Of Love - Mudd Club, Strasbourg (15/04/2011)


Hier soir, je devais bien être l’unique pinpin de la capitale alsacienne au Mudd Club à découvrir enfin The Feeling Of Love. Même ma copine Mlle Eddieétait tombée sous leur charme il y a plus d’un an et évoquait le trio de l’Est sur son recommandable webzine Le Choix. La soirée était aussi l’occasion de fêter la sortie du troisième album de la formation Metz-Strasbourg : le tout autant recommandé Dissolve Me [Critique à lire et morceaux en écoute par David Pais chez The Drone]. C’était aussi un prétexte pour découvrir le nouvel endroit où ça "live" sévère dans la capitale alsacienne : le Mudd Club et... son escalier qui branle,... son gros poteau devant la scène et... ses faux murs en draps (J’exagère le drapage, c’est juste à un endroit stratégique où j’ai voulu m’adosser -> pas d’bol). Cela ne fait pas trop envie présenté de la sorte mais passé le stade de la crise de panique du "On va tous mourrrrrir dans ce truc trop petit où y a trop de monde" l’endroit est bien sympathique. Et si l’on excepte le type qui applaudit en oubliant qu’il tient une bière et explose alors son verre par terre, aucune perte n’est à signaler parmi la foule nombreuse de spectateurs présents la nuit dernière. Quand les trois membres de The Feeling Of Love prennent place (enfin se compactent pour jouer dans un recoin de la salle) on comprend assez vite pourquoi il y a du monde et pourquoi certains sont surexcités au son des premiers accords et rythmiques. Quelques secondes suffisent à se faire une opinion plus que positive. D’abord, les morceaux proposés offrent une puissance immédiate sans être bourrins. Les mélodies et le chant accrochent rapidement. Que l’on connaisse ou non les titres, le plaisir d’écoute et de découverte est là alors on en profite. Il y a également une subtilité charmante qui émane de ce "rock garage" à la fois étonnante et épatante. Enfin, les ambiances de temps à autres psychédéliques se révèlent tout autant enivrantes. Mlle Eddietrouvaient The Feeling Of Love "bigrement addictifs" sur album, les découvrir sur scène produit inévitablement un effet similaire.
The Feeling Of Love sur Myspace
The Feeling Of Love sur facebook
Allez tant qu’à faire du copié-collé sur tout l’article une vidéo toute récente :