A Propos

Rubriques

Affichage des articles dont le libellé est La Laiterie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est La Laiterie. Afficher tous les articles

samedi 24 novembre 2018

Tamino - La Laiterie, Strasbourg (20/11/2018)


Sensation belge de ces derniers mois, Tamino n'en finit plus de charmer toutes celles et ceux qui croisent sa route. Il aura suffi d'une écoute distraite via l'appli Rock en Seine l'été dernier pour comprendre qu'il ferait partie des concerts à ne surtout pas rater (un des rares concerts à sauver de l'édition calamiteuse de 2018). D'origine Égyptienne, petit fils de l'interprète Muharam Fouad, il serait bien injuste et trop facile de présenter Tamino comme étant le clone du regretté Jeff B.  disparu il y a 21 ans dans les eaux du Mississippi.

Au delà de l'apparence d'un ange brun au charme indéniable doté d'une voix tout aussi ravageuse, il y a dans le répertoire Tamino un mélange quasi mystique de musique rock/folk mélancolique et d'interprétation hypnotique avec une maitrise désarmante de différents octaves auxquelles s'ajoutent de subtiles nuances orientales.

Cela fait maintenant plus d'un an que Tamino présente sur scène, accompagné de ses deux compagnons, les morceaux de l'album Amir sorti le 19 octobre dernier. 
Deux mois après les avoir découverts sur l'une des scènes du festival Rock en Seine à Paris, c'est dans la petite salle de la Laiterie à Strasbourg que je retrouve l'artiste flamand. Le public est nombreux, notamment composé de quadras & quinquas. 
Après une première partie fort bien menée par l'artiste féminine Tristan, l'arrivée de Tamino et ses musiciens provoque déjà quelques "crushs" dans l'assitance à base de "Tamino t'es trop beau!".
 Au delà de l'apparence du jeune homme,  c'est tout son talent de musicien et d'interprète qui nous subjugue. Pas besoin d'artifice entre les chansons, Tamino les enchaîne porté par une grâce qui fait de chacune de ses interprétations un moment unique. Comment pourrait-on rester insensible à des morceaux comme le magistral "Habibi", "Persephone" , "Indigo Night"ou encore "Cigar"?
 Ce soir-là dans le Club Laiterie, Tamino a confirmé le pouvoir redoutable de ses morceaux magnifiés par une interprétation live mêlant humilité et charme ensorceleur. 

Setlist :
Persephone
Sun May Shine
Cigar
Each Time
Reverse
So it Goes
Verses
Tummy
Chambers
Indigo Night
Will Of This Heart
Habibi

Encore:
Mariners Apartment Complex (Lana Del Rey cover)
Smile

Facebook | Twitter







Souvenir de Rock en Seine :

lundi 23 octobre 2017

Godspeed You! Black Emperor - La Laiterie, Strasbourg (20/10/2017)


Godspeed You! Black Emperor est une institution de la musique indépendante canadienne, le groupe évoluant depuis 20 ans dans des mouvances surtout post rock/ambient/experimental. Indissociable du label Constellation Records, chacune des tournées mondiales de GY!BE reste pour beaucoup un évènement absolument inratable.
Jusqu'à présent, après plusieurs rendez-vous manqués, je n'avais eu l'occasion de profiter sur scène que de quelques-uns des 8 membres de GY!BE lors de différents concerts de Silver Mt Zion (sous ses différentes appellations). Autant dire que ce concert de la Laiterie était porteur de grandes attentes et je n'ai pas été déçue.

La première partie relevait surtout d'une performance scénique avec la jeune saxophoniste danoise Mette Rasmussen proposant des morceaux dans un style free jazz qui auront sans doute ravis les amateurs du genre. Quel que soit notre ressenti face à cette prestation, il faut reconnaitre que la jeune femme déploie une énergie impressionnante.

Lorsque ensuite les différents membres de Godspeed You! Black Emperor prennent le temps d'entrer tout à tour sur scène et de démarrer le premier morceau, nous ne sommes déjà plus dans une configuration classique d'un concert face au public. Le positionnement en cercle des 8 membres, leur entrée discrète (tout autant que leur sortie de fin de concert) rend l'atmosphère et le moment plus intimiste. Le public est alors invité à profiter d'un récital où les pièces musicales d'une dizaine de minutes minimum chacune, successions de mouvements lents, puissants puis énervés montrent à quel point les musiciens de GY!BE sont des virtuoses dans la maitrise de leur propre instrument. Que ce soient les cordes, les percussions et les guitares, l'alchimie prend de manière bluffante (après une montée en puissance plus ou moins longue).  L'ambiance dans la salle est tout à la fois planante et torturée. Des images défilent en fond de scène accompagnant les morceaux plus récents et plus bruitistes extraits du dernier album Luciferian Towers. Le concert s'achèvera avec deux classiques aux envolées lyriques "Moya" et "BBF3" prouvant si il était encore besoin de le faire que Godspeed You! Black Emperor demeure à ce jour une référence incontournable de la musique post-rock alternative.

mercredi 22 février 2017

Royal Republic - La Laiterie, Strasbourg (20/02/2017)


La soirée présentant en tête d'affiche les rockeurs suédois de Royal Republic affichait complet depuis déjà plusieurs semaines. C'est un public mixte (germano-suisso-français) qui avait fait le déplacement pour investir la petite salle de La Laiterie. Beaucoup de monde pour profiter dans des conditions quasi intimistes d'un groupe qui a pris l'habitude de se produire dans de très grands salles et gros festivals pour leur Weekend Man Tour. Ce sont les 4 membres du groupe britannique The Wholls qui ont eu droit à la primeur de la scène du Club Laiterie. Le quatuor a proposé une petite demi-heure d'un rock alternatif nerveux. Puis ce fut au tour de l'artiste hollandais Tim Vantol de prendre place sur scène seul avec sa guitare. Étonnante première partie pour les déjantés potaches que le public attendait impatiemment. L'artiste folk n'a pourtant pas démérité alternant ses ballades folk rock avec des petites prises de paroles amusantes et touchantes.
Royal Republic ont alors pris la relève pour présenter un set bondissant sans temps mort dont ils ont le secret. Pour avoir vu leur prestation à Rock en Seine il y a quelques mois, le groupe sait s'adapter tout aussi bien à un large public de festival qu'une petite foule d'une salle Club. Ce qui n'était d'ailleurs pas pour déplaire aux membres du groupe qui ont pris plaisir à échanger avec le public présent. Le show est efficace et complètement rôdé puisque la setlist ne varie guère depuis la reprise de la tournée et qu'il est cocasse de constater que cela fait déjà plusieurs soirs que différents publics fêtent l'anniversaire d'un membre du groupe.  Royal Republic nous ont offert plus d'une quinzaine de morceaux survoltés qu'ils ont su délivrer dans une ambiance festive sachant faire preuve d'autodérision notamment avec une version acoustique hilarante d' "Addictive". Une belle énergie et une énorme présence scénique.

Site Officiel | Facebook | Twitter

Setlist :
When I See You Dance with Another
Walk!
Make Love Not War (If You Have to Make War - Make Sure to Make Time to Make Love in Between)
Strangers Friends Lovers Strangers
Underwear
Weekend-Man
Everybody Wants to Be an Astronaut
Any Given Sunday
People Say That I'm Over The Top
Happy Birthday to You (reprise Mildred J. Hill & Patty Hill)
Addictive (version acoustique)
Kung Fu Lovin'
Baby
Tommy-Gun

Here I Come (There You Go)
Full Steam Spacemachine



vendredi 17 février 2017

Esben and the Witch - La Laiterie, Strasbourg (16/02/2017)


C'est dans la petite salle de Laiterie que le public strasbourgeois pouvait profiter la venue du trio britannique Esben and the Witch. La première partie fort convaincante était assurée par la formation locale  Human Song. Entre rock nerveux très rythmique (le trio s'appuie une combinaison  basse, batterie et claviers) et la délicatesse d'un chant aérien , les morceaux de Human Song introduisaient à merveille le set qui allait être délivré par la tête d'affiche de la soirée.

Grosse appréhension pour ma part découvrant, après tant d'années d'écoute, le groupe sur scène. Esben and The Witch tourne depuis longtemps, des plus petites salles aux gros festivals, cela se voit, cela s'entend. La prestation est impeccable : le trio enchainant leurs morceaux de darkwave raffiné tout aussi efficaces sur album que sur scène. C'est une montée en puissance appuyée par une basse hypnotique qui emporte le public. De savoureuses cassures de rythme font alterner la douceur d'un chant envoûtant avec des moments nettement plus bruts et sauvages. Une bien belle soirée au gré de sombres ballades atmosphériques.

Site Officiel | Facebook | Twitter

Setlist du concert :
Sylvan
Making the Heart of a Serpent
The Fall of Glorieta Mountain
Dig Your Fingers In
No Dog
Planet Caravan (Black Sabbath cover)
Wolf's sun
The Jungle

mardi 31 janvier 2017

Gojira - La Laiterie, Strasbourg (29/01/2017)


Quel bonheur de retrouver les metalleux basques de Gojira en terres alsaciennes! Quel parcours depuis leur premier concert à La Laiterie il y a dix-huit ans! Bénéficiant d'une renommée internationale les bayonnais ont su malgré tout rester proches de leur public et garder une humilité parfois rare au sein de la scène metal.
Ce dimanche soir, pour un concert de début de soirée, c'est une grande salle de Laiterie affichant complet depuis des semaines, qui accueille en première partie la formation suisse Nostromo. Ceux-ci, tout juste reformés pour accompagner Gojira lors de cette tournée, offrent une entrée en matière puissante.
Gojira quant à eux occuperont la scène pour présenter 14 titres (entrecoupés d'un solo de batterie puis d'un second solo de guitare). La setlist présente un inventaire assez divers de morceaux puisés en majorité dans le dernier album Magma avec aussi quelques-uns des titres les plus emblématiques de From Mars to Sirius et The Way of All Flesh. Ces morceaux joués en live restent d'une efficacité redoutable même si le son et la voix de Joe Duplantier se montrent parfois un peu fragiles.  Malgré tout le show est là : aussi bien sur scène que dans une salle bondée survoltée. Il n'y aura aucun temps mort durant l'heure et demi de concert. Les moments plus doux s'enchainant parfaitement avec les morceaux les plus rageurs. La contribution visuelle est remarquable: elle s'appuie sur une synchronisation parfaite des jeux de lumières, un choix dans l'imagerie qui sied à merveille aux morceaux du groupe que l'on sait attaché aux éléments terrestres et de l'univers. Pour un groupe qui a déjà une grande expérience, la tournée Magma prouve que Gojira est loin d'être devenu un groupe de metal pépère. Il y a chez eux un véritable souci d'offrir des prestations toujours renouvelées et de grande qualité!

Site Officiel | Facebook | Twitter

Setlist du concert :
Only Pain
The Heaviest Matter of the Universe
Silvera
Stranded
Flying Whales
The Cell
Backbone
Terra Inc.
Wisdom Comes
Solo de Batterie
The Shooting Star
Toxic Garbage Island
Pray

 Rappel :
Solo de guitare
Oroborus
Vacuity

Extrait vidéo du concert strasbourgeois vidéo Julien Ballis

vendredi 28 octobre 2016

Parquet Courts - La Laiterie, Strasbourg (26/10/2016)


C'est dans la salle Club de La Laiterie que les new-yorkais de Parquet Courts officiaient ce mercredi soir quand, à quelques mètres, un autre public profitait d'un concert de New Model Army. Cocasserie des programmations Artefact.

La première partie, un peu trop "saxophonisante" à mon goût, fut assurée par le groupe Pill originaire de Brooklyn. Durant leur set on pouvait observer un Andrew Savage des Parquet Courts qui,  en fan inconditionnel au sein du public,  n'en a pas manqué une miette. Cette prestation ne fut pas totalement déplaisante avec quelques bons morceaux sur la fin du set. Mais le chant un peu trop poussé de Veronica Torres et surtout les passages au saxophone qui manquaient cruellement de subtilité ont laissé un avis mitigé quant à cette première partie.

On devine les Parquet Courts bien rodés pour les concerts, forts de trois albums dont l'excellent  Human Performance sorti en 2016. Il y a là matière à proposer des sets nerveux et intenses. Pourtant c'est un concert peut-être un peu trop carré qui fut présenté avec une succession de très bons titres entrecoupés parfois de prises de paroles sympathiques mais qui finalement coupaient un peu le rythme de la prestation des new-yorkais. Même si la soirée manquait un peu de folie et de surprises, le public n'a pas boudé son plaisir de profiter des morceaux bien nerveux interprétés par Andrew Savage et des passages plus posés portés par le chant du dandy loufoque Austin Brown. Ce mélange de style que l'on apprécie sur album se révèle tout aussi efficace en concert. Une belle soirée malgré tout même si les Parquet Courts sont restés plutôt conventionnels.

Vidéos du concert par Lucio Ribeiro


lundi 26 octobre 2015

Mansfield.TYA - La Laiterie, Strasbourg (22/10/2015)




C'est dans une salle Club Laiterie bondée (concert complet pour le coup) que le public strasbourgeois pouvait retrouver le duo charmeur et ensorceleur Mansfield. TYA.
Finalement, malgré le monde, la petite salle de la Laiterie était sans doute la plus appropriée procurant ainsi un cadre semi-intimiste avec des spectateurs venus en nombre. En ouverture du concert, nous avons eu la primeur d'un très beau film d'animation Marzevan mis en musique par Mansfield.TYA et Vale Poher. 

Chacun des concerts du duo Nantais est atypique et celui proposé jeudi dernier restera une fois de plus un moment particulier. L'univers de Mansfield.Tya est assez indéfinissable et l'on s'en voudrait d'ailleurs de les étiqueter seulement dans un electro rock classique et raffiné  ou de les rattacher à des atmosphères essentiellement fragiles et mélancoliques. 
C'est qu'elles sont drôles les bougresses! Il règne dans les concerts de Mansfield.Tya une autodérision quasi permanente quand tant d'autres d'artistes, nettement moins brillants, nous la jouent grands artistes intellos sophistiqués. Carla et Julia partagent leurs très beaux morceaux en toute simplicité et avec beaucoup d'amour. Une passion pour la musique et pour leur public qui n'a rien de feinte. Le concert semblait presque trop court et malgré les quelques morceaux bonus, beaucoup auraient aimé que la soirée se poursuive encore des heures. 
A voir sur scène, revoir, rerevoir etc.

Site Officiel | Facebook | Twitter



jeudi 28 mai 2015

Waxahatchee - La Laiterie, Strasbourg (26/05/2015)


Petite affluence dans la salle club de La Laiterie ce mardi soir pour découvrir la première partie de Waxahatchee. Il s'agissait de Pinkwash un duo punk rock très énergique, bruitiste parfois poussif mais qui eut le mérite de chauffer une salle pour le moins clairsemée. 
L'audience avait doublé pour la montée sur scène de Katie Crutchfield, sa soeur et quelques autres acolytes qui officient désormais au sein de Waxahatchee. 
Le groupe offre des sonorités qui ne sont pas sans rappeler le rock électrique nineties et un charmant je-ne-sais-quoi de The Breeders. S'appuyant sur deux albums Cereluan Salt (2013) et le tout récent Ivy Tripp, Waxahatchee nous a proposé un set dense de 14 morceaux  et qui n'a duré pourtant qu'une grosse quarantaine de minutes. Les chansons sont courtes et s'enchainent parfois sans même qu'on y prête attention. On pourra reprocher à l'américaine et ses musiciens de nous proposer un répertoire concis et un peu trop fidèle à ce qu'il est sur disque. En même temps la légèreté des interprétations et la joie apparente du groupe à jouer devant un public plutôt réservé font que ce concert fut un agréable moment à passer et l'occasion de profiter dans des conditions privilégiées d'une formation très attachante de l'indie rock actuel.

Facebook
 



mardi 13 mai 2014

Agnes Obel - La Laiterie, Strasbourg (12/05/2014)

Photographie par Alex Brüel Flagstad

Beaucoup d'émotions hier soir, dans une salle de La Laiterie comble pour cet ultime concert de la tournée marathon d'Agnes Obel (avant une reprise prévue à l'automne prochain). La délicate danoise n'aurait pour rien au monde raté son rendez-vous strasbourgeois ayant dû annuler la date initialement prévue du 8 avril dernier. 

C'est aussi une fille délicate et délicieuse qui assurait la première partie : une canadienne dont le projet Feral & Stray n'est pas bien éloigné de l'univers d'Agnes Obel. Seule, en devant de scène,  munie d'une guitare la jeune femme livre des morceaux épurés et sensibles.

C'est en configuration trio qu'Agnes Obel a proposé un set d'une heure et quart de toute beauté. Une grande élégance se dégageait des morceaux interprétés par Agnes au piano, subtilement accompagnés par les cordes de ses consœurs violoniste et violoncelliste.  Les titres d'Aventine trouvaient là une résonance particulière dans ce concert annonçant la pause de la tournée. L'émotion du trio transpirait dans une salle à l'écoute attentive et complètement subjuguée par la poésie et la grâce de chacune des trois musiciennes. 
Rien d'étonnant à ce que les concerts de la belle affichent rapidement complets tant ils emportent le public dans une parenthèse à la fois charmante et sereine en totale déconnexion avec les tracasseries du monde présent. 

Site officiel | Facebook


vendredi 4 avril 2014

Skip The Use - La Laiterie, Strasbourg (04/04/2014)


Dire qu’il y a une dizaine d’années c’est à un concert d’Henri Dès au Rhénus du Wacken que j’accompagnais ma fille aînée. Entre temps je réussis à échapper à une prestation live de Lorie et fort heureusement, au plus fort des années Hannah MontanaMiley Cyrus n’est jamais passée par Strasbourg. J’ai atteint ces dernières années, ce moment précieux où les goûts musicaux de ma progéniture se mêlent à ceux de leurs parents. Echange de bons procédés, mes filles s’étant ralliées aux écoutes de l’un ou l’autre de leurs parents et m’accompagnant désormais dans pas mal de soirées, j’avais le désir de découvrir sur scène un de leurs groupes fétiches : les incontournables Skip The Use. Le groupe adepte de tournées marathons bénéficie en cette période de sortie d’album, "Little Armageddon", d’une promo intense. D’ailleurs, c’est après avoir entendu Mat Bastard parler politique chez Ruquier lors d’une nuit d’insomnie que l’envie de jeter une oreille sur les morceaux du groupe et de les voir en live m’a sérieusement titillée.
Une Laiterie pleine à craquer hier soir, guère étonnant quand on sait que la plupart des dates se jouent à guichet fermé. Le groupe bénéficie d’un public vaste et varié. Skip The Use fait partie des groupes musicaux qui fédèrent au delà des générations et des groupes sociaux. A l’écoute de leur dernier album on peut mesurer l’étendu des registres musicaux balayés par Mat et ses compères : balades pop, morceaux pop rock pêchus, ambiances raggamuffin et titres nettement plus punk rock. Finalement tout le monde y trouve son compte. Il était d’ailleurs amusant de constater comment la salle de La Laiterie se secouait différemment selon les moments du set. Le show est bien rôdé et pour cause : il ressemble dans sa forme en tout point à ce que mes filles avaient vu l’année précédente lors de leur passage au Krakatoa de Bordeaux. Mat Bastard anime la soirée avec une verve sympathique et bon enfant. Il propose des intermèdes dont on sent qu’ils sont servis à chaque concert mais qui fonctionnent parfaitement. Blagounettes entre musiciens et ingés son et lumières, paroles gentiment moralisatrices, petits jeux avec le public qu’on fait bouger de droite à gauche, s’asseoir, chanter... Voilà qui fait que personne ne peut repartir du concert en se disant qu’il s’est enquiquiné toute la soirée. Une majorité de morceaux du dernier album sont joués et vu le nombre de tubes potentiels, jamais l’ambiance n’est retombée. L’interprétation du morceau rock "Gone Away" a permis au groupe d’échauffer encore plus la salle lors d’une partie nettement plus punk rock : moment très réussi de la soirée. Je craignais le chant en anglais parfois accentué à outrance (à la limite du ridicule en sessions acoustiques) finalement en live cela passe très bien. Un concert fort pêchu et distrayant dont on ressort avec le sentiment d’avoir passé une bien bonne soirée.

dimanche 16 février 2014

Black Rebel Motorcycle Club - La Laiterie, Strasbourg (15/02/2014)


Laiterie bondée pour le concert des Black Rebel Motorcycle Club qui n’étaient plus venus dans la capitale alsacienne depuis bon nombre d’années. Accompagnée des benjamines du public, c’est après deux premières parties inégales que les B.R.M.C. commencèrent leur show. Pour faire court, de l’avis général hier et lors de dates précédentes de la tournée, le groupe Dead Comboa du mal à enthousiasmer les foules et même rejoint sur la fin par l’un des membres de B.R.M.C. l’ensemble reste poussif. Honnêtement on aurait pu se dispenser de rajouter ce groupe, ce qui aurait fait jouer les B.R.M.C. plus tôt.Kid Karate n’eurent, du coup, pas trop de mal à proposer des morceaux et un set nettement plus efficaces. Déjà fan de leur EP Lights Out, la prestation d’hier m’a définitivement convaincue quant au potentiel de ces jeunes gens. Malgré quelques imperfections, le duo offre en live un rock nerveux avec des morceaux aux mélodies et riffs bien sympathiques.
De toute façon, les stars de la soirée, attendues par un public de plus en plus impatients de les découvrir ou de les revoir, étaient évidemment les mythiquesBlack Rebel Motorcycle Club. Une première en live pour mes filles et moi, une réelle découverte tant le groupe m’est encore assez peu familier. Il n’y a pas à dire, HayesTurner et Shapiro savent mener un set quasi sans faute. Le démarrage est des plus efficaces avec les titres les plus pêchus du dernier album (qui n’a pas fait l’unanimité chez les fans du groupe) agrémentés par des valeurs sûres comme l’incontournable "Beat The Devil’s Tattoo". S’ensuit alors une alternance de morceaux limite blues avec d’autres plus mollassons mais qui seront assez vite relevés par quelques titres nettement plus rocks. Il faut dire que le groupe couvre un vaste public et doit ainsi satisfaire un large éventail : entre mes voisins de place sexagénaires, ma pomme et mes filles ce sont trois générations qui sont présentes dans la salle. La remontée en force en fin du concert remet tout le monde d’accord. Les B.R.M.C. sont un groupe à la puissance scénique incontestable avec une flopée d’excellents (anciens...hum hum) titres qui permettent de quitter la salle en se disant que l’on a assisté à un sacré bon concert [qui m’a coûté un bras soit dit en passant entre les places et les vestiaires... mais ça c’est une autre histoire].

"Whatever happened to my Rock’n’Roll Punk Song" jouée quelques jours plus tôt à Lille... du même acabit hier soir à Strasbourg


samedi 24 novembre 2012

Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - La Laiterie, Strasbourg (20/11/2012)


Quelle aubaine ce quinzième anniversaire du prestigieux label canadien Constellation Records ! Pour l’occasion les signatures les plus emblématiques du label ont sillonné une bonne partie des capitales européennes. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra assurait 3 dates françaises dont Strasbourg... quelle aubaine*bis* !
La Laiterie club était ce mardi soir particulièrement bondée réservant un accueil plus que chaleureux à Matana Roberts, ravissante saxophoniste nous ramenant aux origines des musiques afro-américaines. La soirée s’ouvrait ainsi sur un moment tout en délicatesse et en émotions. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra tournent actuellement à quatre. Quel plaisir de retrouver Efrim Menuck et ses bouclettes une nouvelle fois sur une scène strasbourgeoise ! Le concert fut comme de coutume intense malgré l’effectif réduit. Chanceux public provincial : pas moins de 7 morceaux furent joués (contre 5 l’avant-veille à la Maroquinerie, Paris). "What We Loved Was Not Enough", extrait du tout dernier EP The West Will Rise Again, ouvrait le set. Il faut savoir pour les profanes qu’un morceau de Thee Silver Mount Zion c’est grosso modo une bonne dizaine de minutes de chamboulements en tout genre et une montée en puissance émotionnelle qui font qu’à la fin de chaque titre le retour à la réalité est parfois délicat. Mais Efrim a une astuce pour accompagner les intermèdes : son rituel des questions posées au groupe entre chaque morceau. Petit moment comique au milieu de cette grande messe "noise/post-rock" où quelques petits malins demandent tour à tour si la maman d’Efrim est au courant pour sa coiffure ou pourquoi le groupe nous demande de leur poser des questions. "Je ne sais pas pourquoi on vous demande de nous poser des questions." répond malicieusement le leader bouclé. Entre le quasi inédit "Take Away These Early Grave Blues" (écrit à l’arrache en février 2012) et d’autres morceaux d’anthologie comme "Horses In The Sky" et l’incontournable "13 Blues for Thirteen Moons" [Ce titre à lui seul faisait de cette soirée : THE concert.] , autant dire que c’est une setlist riche et intelligente qui fut proposé. On pourra toujours chipoter en comparant avec quelques concerts précédents voire oser l’analogie avec l’inégalable Godspeed You ! Black Emperor (formation initiale d’Efrim Menuck), un concert de Thee Silver Mt Zion Memorial Orchestra demeure un moment rare dont le souvenir s’ancre à jamais dans nos mémoires.

What We Loved Was Not Enough joué à La Maroquinerie, Paris l’avant-veille.
What We Loved Was Not Enough joué à La Maroquinerie, Paris l'avant-veille.
 Setlist du concert de La Laiterie :
- What We Loved Was Not Enough 
- Take Away These Early Grave Blues 
- Horses In The Sky 
- Black Waters Blowed / Engine Broke Blues 
- ’Piphany Rambler 
- 13 Blues for Thirteen Moons 

Encore : 
- Psalms99

dimanche 4 novembre 2012

Animal Collective - La Laiterie, Strasbourg (03/11/2012)


Après une prestation parisienne remarquée lors du Pitchfork festival la veille, c’est un public strasbourgeois chanceux qui pouvait profiter des américains d’Animal Collective dans une Laiterie généreusement remplie. Le groupe est redevenu quatuor depuis le retour de Deakin auprès de ses compagnonsPanda Bear (dont les albums solos sont des petites merveilles), Geologistmuni de sa fameuse lampe frontale et l’étonnant Avey Tare. Une fois de plus ce n’est pas un concert au rabais auquel nous avons eu droit puisque (à moins que ma mémoire me joue des tours) nous avons eu la même setlist que celle qui fut jouée la veille dans la capitale.La scénographie étant elle aussi identique puisque nous étions plongés dans une bouche béante avec ses grosses dents lumineuses rappelant la pochette dernier album du groupe Centipede Hz. Depuis toujours les visuels (pochettes et scènes) sont confiés àAbby Potner sœur d’Avey Tare : à voir ICI les secrets de cette gigantesque bouche scénique.

Alors est-ce dû à cette bouche à la cavité animée et aux dents lumineuses ou au retour à 4 musiciens sur scène... cette prestation m’a semblé nettement plus vivante et enjouée que celle à laquelle j’avais assisté il y a quelques années au Bataclan. Le groupe ne prend plus des allures d’autistes statiques : Deakin etAvey Tare osant même quelques déplacements en milieu de scène. Beaucoup de morceaux du dernier album ont été joués avec après un démarrage léger sur "Rosie Oh", la première bourrasque de la soirée au son du tubesque "Today’s Supernatural". Comme l’assène Avey Tare sans répit :"Come on let-let-let-let-let-let-let-let-let-let-let-let go !" Alors c’est donc parti pour plus d’heure trente d’introspection dans l’univers si particulier d’Animal Collective. De "Wide Eyes" jusqu’à "Monkey Riches" en passant par le toujours entrainant "Honeycomb", les géniaux new-yorkais revisitent leurs titres récents et plus anciens en leur apportant des détails dans les textures et les arrangements live qui font le bonheur de ceux qui prennent la peine de s’imprégner de ces sonorités audacieuses et de se plonger sans retenue dans chacun des morceaux qui sont joués. Il existe de nombreux anti Animal Collective pour qui le groupe est depuis toujours surestimé, chouchou de Pitchfork qui les encense exagérément à chacune de leur réalisation. Si le doute peut subsister à l’écoute de leurs diverses réalisations, sur scène le groupe se révèle d’une efficacité redoutable distillant avec finesse leurs sonorités bizarro-complexes tout aussi captivantes sur des titres remuants que sur les morceaux nettement plus calmes. Alors oui jusqu’à l’interprétation d’un "Brother Sport" à l’introduction magistrale, le public était plus dans une forme de communion sage que dans une transe folle furieuse. Il aura fallu cet avant-dernier morceau avant les rappels pour que la Laiterie et son public s’agite dans tous les sans pour sautiller de concert avec un Arvey Tare ayant pris place au milieu de la scène.
"Peacebone" marquera la fin du concert permettant ainsi à tout le monde de reprendre ses esprits. Il y aura trois titres en rappels : "Cowebs" extrait de ce qui est pour moi l’une des meilleures réalisations du groupe : l’EP Water Curse. Histoire de remettre un peu de folie, le groupe enchainera avec l’énergique "My Girls" que beaucoup espéraient. Le concert s’achèvera finalement avec "Amanita" : choix étonnant. J’aurais trouvé plus judicieux d’inverser avec "My Girls" pour faire remonter tout doucement la tension et terminer avec la folie furieuse d’un morceau tout en agitation. J’avoue que même si "Amanita" est un titre intéressant, il y a eu un effet soufflé qui retombe un peu regrettable. Cela reste un détail pour un concert de très bon cru qui me conforte dans l’idée que les 4 bonshommes d’Animal Collective sont en tout point géniaux !

Setlist (selon mon souvenir à corriger le cas échéant)
- Rosie Oh
- Today’s Supernatural
- Wide Eyed
- Applesauce
- Honeycomb
- Lion in a Coma
- Moonjock
- Pulleys
- New Town Burnout
- Monkey Riches
- Brother Sport
- Peacebone

Rappels
- Cobwebs
- My Girls
- Amanita

dimanche 29 avril 2012

Hermetic Delight - La Laiterie, Strasbourg (28/04/2012)

Photo M4tik

Après avoir débuté la soirée au Mudd Club pour le concert de Los Disidentes Del Sucio Motel, certains eurent la bonne idée (même les membres du groupe précédemment nommé) de poursuivre la nuit à La Laiterie pour la soirée Scènes d’Ici. Il était tout à fait possible de jouer les Cendrillons pour s’y rendre avant minuit heure à laquelle le groupe Hermetic Delight devait clore la série de concerts qui s’étaient succédés entre la grande salle et la salle club. Il s’agissait aussi pour Hermetic Delight du concert de clôture d’une tournée assez folle. A cette heure de la nuit, en dernière partie de programmation, autant dire que dans la grande salle on trouvait une grande majorité d’amis et/ou admirateurs du quintet strasbourgeois. L’ambiance était donc chaleureuse pour profiter une grosse demi-heure de morceaux que l’on apprécie à chaque fois et de quelques inédits sur album déjà découverts lors de précédents concerts. Inutile d’être redondante pour répéter ce qui fut écrit à maintes reprises lors de mes précédents live-reports des Hermetic Delight. Par souci d’objectivité il faut néanmoins préciser que le set a paru démarrer un peu tranquillement. Peut-être est-ce à cause de l’immensité de la salle qui éloignait un peu chaque membre les uns des autres, ou la faute aux éclairages et effets de fumée un peu trop poussés. A noter l’excellente impression que ne cesse de me faire le double morceau "Heartbeat I & II" qui fut joué avant le rappel aux envolées shoegaziennes prenantes.

samedi 3 mars 2012

Kasabian - La Laiterie, Strasbourg (02/03/2012)

Photo Delphine VAN BRACKEL

Inutile de maintenir le suspense : il y a eu du décevant dans le concert de Kasabian à La Laiterie. Cela me fait mal aux phalanges de devoir l’écrire mais c’est un fait. Depuis cette nuit j’ai la très désagréable impression de revivre le traumatisme de 2006 quand j’avais vu Pelican suivi du concert deMogwai. Les premiers m’avaient touchée par leur sincérité, la qualité de leur set et leur générosité quand les autres s’étaient montré péteux, avaient balancé un concert sans âme avec un son insupportable. Voilà, l’histoire se répéterait presque. Il y a quelques jours je m’enthousiasmais à la suite du concert de The Subways devant une Laiterie bien peu remplie alors que c’est vraiment l’amertume qui m’envahit au lendemain de la venue de Kasabian à Strasbourg. La faute à qui, la faute à quoi ? Sans doute aux trop gros espoirs que l’on met dans un évènement qui n’est pas à la hauteur des nos attentes.
La Laiterie était bondée et il fut bien complexe d’effectuer mon habituelle expédition vers la droite de la scène tant le public s’était massé densément dans le début de salle pour écouter une première partie qui préfigurait déjà l’ambiance de déception qui anima la majeure partie de ma soirée. Alors je ne vais pas m’étendre plus longtemps sur Belakiss (étonnant choix de mauvaise première partie pour un groupe du niveau de Kasabian) dont l’unique intérêt aura permis de faire fuir quelques spectateurs vers le bar du hall d’entrée facilitant ainsi mon arrivée dans mon petit coin tranquille en bout de salle. 21h38 : le groupe investit la scène avec le morceau "Days Are Forgotten" et là déjà deux choses m’inquiètent : le son est un peu poussif pour un morceau qui habituellement ne nécessite pas un niveau de saturation ou une puissance telle etTom Meighan a vraiment une drôle de tête ! D’habitude il entre en scène avec lunettes de soleil de manière plutôt fringante ce qu’il avait apparemment fait la veille à Lille. Hier soir, il semblait dès le début du concert un peu ... fatigué (?) du moins pas au top de sa forme. En même temps son premier échange avec une jeune spectatrice strasbourgeoise fut : "Hello Bitch !". Il n’allait pas si mal tout compte fait ! Quoi qu’il en soit Tom Meighan a réussi à assurer le show durant l’heure et demi de concert en échangeant avec le public, interprétant les morceaux comme il fallait : il a fait son job. Sergio Pizzorno le compositeur et autre chanteur du groupe paraissait quant à lui nettement plus enjoué et alerte que son camarade de scène. Les autres membres étaient égaux à eux-mêmes. Le groupe a proposé quelques-uns de ses grands tubes et pourtant le coeur n’y était pas. La salle bougeait certes mais on était loin de l’effervescence offerte par les fougueux The Subways quelques jours plus tôt. Cette folie furieuse a pointé le bout de son nez au moment de "Fire" dernier morceau en rappels c’est à dire à 5 minutes de la fin du concert. C’est un peu couillon. Alors pourquoi ce concert fut décevant ? (Surtout en comparaison avec l’excellente prestation de 2010 dans la même salle.). Le groupe qui joue habituellement dans des stadium est peut-être un peu blasé et a perdu en générosité et simplicité. J’allais pester méchamment contre La Laiterie pour abus de niveau sonore insupportable quand je découvre qu’à Lille aussi les spectateurs du Zenith ont subi les mêmes agressions auditives. Dommage car la plupart des titres étaient noyés dans un gros son à la limite du supportable selon les emplacements dans la salle et perdaient cruellement en subtilité. Et il n’y avait pas que le son qui fut nauséabond, les jeux d’éclairages sont passés à maintes reprises du meilleur au pire ! Alors une chose : un jour j’ai découvert les jeux de lumières avec effets stroboscopiques lors d’un concert de Nine Inch Nails et j’ai trouvé cela dément. Lorsque A Place To Bury Strangers use et abuse des lumières saccadées jusqu’à nous faire nous sentir mal, on a presque envie de dire que c’est légitime avec leur musique et l’ambiance de leur set. MAIS alors ce que soit avec un groupe comme Kasabian, que par moments, on se prenne des espèces de méga flash incessants en pleine figure et que l’on doive supporter de très longues minutes des effets stroboscopiques lourdingues avec le son qui sature en parallèle tout en réalisant qu’on a payé 35€ pour vivre ce moment-là, on en conclut vite qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre petite tête ! Finalement, malgré les quelques déceptions, le public semble ravi d’avoir pu profiter dans une salle à taille humaine d’un groupe dont on adore la majorité des morceaux. Il y a eu quelques grands moments de plaisir où toute la foule de La Laiterie sautillait gaiement. Le groupe a fait preuve de sympathie et a assuré un concert dans les règles prédéfinies. Ce que l’on retiendra surtout c’est que nous étions bien contents parce que le concert affichait complet et que nous y étions.

samedi 25 février 2012

The Subways - La Laiterie, Strasbourg (23/02/2012)


C’était un jour d’août 2005, un premier Rock en Seine, il pleuvait. En cet après-midi de début de festival, devant un public clairsemé sous quelques parapluies, trois gamins de même pas 20 ans s’excitaient sur la scène de la cascade. Je me rappelle de la folie furieuse du batteur Josh Morgan, des sauts de cabri du chanteur Billy Luun et de la jupe très courte de la frétillante bassiste Charlotte Cooper. Il y avait chez ces trois-là toute la fougue de la jeunesse, une énergie débordante communicative et surtout un plaisir à jouer en live pour dégainer des morceaux qui sans être grandioses n’en demeuraient pas moins efficaces.
Plus de six ans ont passé, The Subways suscitent toujours autant l’enthousiasme des foules. Ils avaient de nouveau fait bouger du monde dans un Club Laiterie bondé en septembre 2006 ou lors de leur retour à la Laiterie en 2009 au cours d’une prestation nerveuse et attachante. Nous sommes en 2012 et le groupe apparaît encore plus fougueux que par le passé. C’est un dynamisme inaltérable qui anime le trio britannique de la première note jusqu’au dernier morceau de rappel. On pourra écrire tout ce que l’on voudra sur la qualité moyenne des trois albums, sur les mélodies bateaux et les paroles un peu gnangnan de Billy Luun. Il n’empêche que c’était une jubilation unanime qui portait le public de La Laiterie pour entonner en cœur des "Oh Yeah Oh Yeah !", "Shake,Shake !", "Be my, be my, be my little rock & roll queen !", "It’s a party !", " I want to hear what you, what you’ve got to say, I want to hear what you, what you’ve got to say ay ay ay...". Ok on ne navigue pas dans un lyrisme fou mais bon sang comme la simplicité peut être enivrante parfois. Véritable showman, au côté d’une Charlotte montée sur ressort, Billy Lunn et ses cheveux bleus (pour cacher ses cheveux grisonnants plaisante le jeune homme de 26 printemps) anime le concert dans la pure tradition des shows rocks britanniques. Souriant, affable, il offre au public de purs moments de bonheur. "Le chanteur souriait tout le temps, ça donnait envie d’être heureux :D" a écrit une skyblogueuse. Le groupe se fait plaisir, le public s’amuse, chantonne, hurle, sautille dans tous les sens, monte sur scène pour replonger gaiement. Le concert achevé ce sont des mines réjouies, des visages radieux qui accompagnent les premiers commentaires à chaud : "Quelle pêche !", "Eux ils ne font pas semblant !". De l’avis même de la chanteuse du groupe Ladylike Dragonsqui assurait la première (dont j’ai hélas raté une bonne partie du set) : "... c’était énorme ! ! ! ".
En images qui bougent, véritable condensé de la soirée avec public surexcité. (merci à Indolaure donc d’avoir immortalisé ce moment) :


vendredi 27 mai 2011

Queens of the Stone Age - La Laiterie, Strasbourg (25/05/2011)

Photo de Annie Zaleski

Les réactions à chaud après concert sont souvent assez croustillantes. Il y a d’abord les pro du commentaire technique qui n’hésitent pas à se lancer dans une analyse fine du son et de l’acoustique de la soirée. Certains s’essayent à des observations plus rustiques à base de "Ben dis-donc : ça envoyait sévère du pâté !". Mercredi dernier, ce qui revenait surtout dans la plupart des conversations d’après concert des Queens of the Stone Age portait sur une comparaison début/fin de set. "J’ai mieux aimé la deuxième partie", "Pas terrible tout le début", "Ah ouai la fin c’était vraiment excellent : ils auraient dû faire tout le concert comme ça !". Le summum ayant été atteint par ce fin observateur au conseil avisé : "Ce n’était pas vraiment une bonne idée qu’ils jouent ce soir tout le premier album...". Mais bon sang de bonsoir, y a-t-il encore des gens qui savent ce qu’ils vont voir ?!? Jouer le premier album des QOTSA en intégralité c’est le concept de l’actuelle tournée de Josh et ses acolytes ! On ne peut pas dire que le spectateur ait pu être abusé, c’était même expliqué en long en large et en travers sur le billet de concert. Alors c’est sûr que se rendre sur place sans jamais avoir porté l’oreille ou révisé ses classiques Queens of the Stone Age premier âge c’était risqué ! Contrairement à l’avis de ces quelques rabats joie, cette fameuse première partie durant laquelle étaient revisités les 12 morceaux de l’album éponyme Queens of the Stone Age était d’une intensité folle. Il y avait à la fois du touchant et de l’étonnant à observer le groupe actuel jouer avec tant de fougue et de sincérité des titres de treize ans d’âge. "I Was a Teenage Hand Model" interprété par un Josh Homme cigarette au bec et au regard glamour #29 avait de quoi faire fondre le cœur des groupies aussi bien teenagers que les presque quadras. Il a beau avoir bien profité de la cantine ces dernières années, il a beau porter QOTSA (et ses projets annexes) depuis près de 15 ans (20 ans si on démarre à KyussJosh Homme n’en demeure pas moins un artiste d’une fraîcheur étonnante. Avec une mise en scène rendant la Laiterie méconnaissable, la présence de tubes lumineux rappelant vaguement quelques tournées NIN, le groupe nous a offert un set impeccable de près d’ 1h30. Loin de s’encroûter, avec un line-up stable depuis 2007 (à noterJoey Castillo d’une efficacité toujours fracassante) les Queens of the Stone Age réussissent à démontrer de façon paradoxale, avec une tournée "souvenir", qu’ils sont loin d’être à ranger du côté des groupes désormais abonnés aux "tournées jukebox". Même si La Laiterie s’est vraiment enflammée au son de quelques titres archi-connus, il est évident que le groupe est loin d’en avoir fini avec son histoire. Le potentiel est bel et bien toujours là. Reste à espérer que l’envie sera suffisante pour motiver Josh et ses camarades à marquer les années 2010 au son de nouvelles aventures musicales des Queens of the Stone Age.
Setlist :
- Regular John
- Avon
- If Only
- Walkin’ on the Sidewalks
- You Would Know
- How to Handle a Rope
- Mexicola
- Hispanic Impressions
- The Bronze
- Give the Mule What He Wants
- I Was a Teenage Hand Model
- You Can’t Quit Me Baby
Encore :
- Hangin’ Tree
- Burn the Witch
- Monsters in the Parasol
- Long Slow Goodbye
- Little Sister
Encore 2 :
- No One Knows