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samedi 19 mars 2016
Matt Elliott - Stimultania, Strasbourg (17/03/2016)
Au lendemain d'un concert nostalgie façon "anciennes gloires sur le retour" de Louise A. à la Laiterie, c'est un autre come-back nettement plus touchant qui nous fut offert au Stimultania (merci à Komakino & Co).
La galerie propose actuellement une disposition de salle permettant l'accueil d'un large public et c'est tant mieux pour les amateurs du grand Matt nombreux et toujours présents à chacun de ses passages dans la capitale Alsacienne.
Fidèle à lui-même notre grand gaillard n'est pas en grande forme physique : quand il n'est pas malade, il est fatigué. Quoi de plus normal pour quelqu'un qui crapahute pas mal et a semble-t-il avalé bon nombre de kilomètres dans la journée. En même temps je vois mal un concert de Matt Elliott débutant par une arrivée toute guillerette de l'artiste. Je pense qu'il est nécessaire d'être toujours dans un état de quasi souffrance pour arriver à si bien transmettre au public la mélancolie et le pessimisme qui émaillent chacun des morceaux qui nous sont présentés. Les extraits du tout récent album The Calm Before se dévoilent de façon minimaliste dans le cadre intimiste du Stimultania. Matt Elliott, par un jeu de guitare folk aux sonorités parfois andalouses ou d'Europe de l'Est, égraine quelques longs morceaux berçant d'abord l'auditoire pour l'emporter dans des bourrasques sonores intenses. Un ancien titre nous rappelle aussi les prouesses du musicien en terme d'electro folk. Conclusion plus festive avec une reprise du morceau populaire grec "Mirsilou" ... "festive" façon Matt Elliott bien entendu dans une réinterprétation élégamment torturée.
lundi 23 janvier 2012
Matt Elliott - The Broken Man
"J’ai 37 ans, c’est normal à cet âge d’être cassé par la vie." Voilà en quelques mots la réponse que fait Matt Elliott à ceux qui s’interrogent sur le titre de son dernier album : The Broken Man. Pour suivre le grand bonhomme depuis quelques temps déjà, l’avoir apprécié de nombreuses fois en concert et m’intéresser de près au personnage, Matt Elliott est certainement l’artiste le plus humain et parmi les plus sensibles que je connaisse. Ses précédentes réalisations dans l’univers dark folk ont toujours été sombres, puissantes, tendues et imprégnées d’émotions extrêmes. C’est encore plus le cas à l’écoute de The Broken Man et ses morceaux dépouillés où l’on retrouve une guitare aux mélodies hispaniques, un clavier pesant, un chant grave et quelques autres petites choses comme des tintements de cloches ou des esprits fantomatiques ("How To Kill A Rose"). A la lecture du nom de certains morceaux comme "If anyone tells me ”It’s better to have loved and lost than to never have loved at all”, I will stab them in the face" on pourrait craindre un album où ne règnent qu’aigreur et désespérance. Le morceau "Dust, Flesh and Bones" où Matt nous répète inlassablement "This is how it feels to be alone, just like we’ll die alone"aurait de quoi devenir l’hymne de tous les dépressifs de la planète.
Loin d’attirer la compassion et sombrer dans le misérabilisme d’un homme esseulé, Matt Elliott parvient en musique et en mots à rendre magnifiques ces moments où le vide n’a jamais pris autant de place. C’est un homme à fleur de peau qui a choisi de muer colère et amertume en une énergie créatrice de talent au service d’un album d’une beauté émotionnelle rare. Faut-il aussi souffrir pour apprécier The Broken Man ? Pas forcément. C’est là le talent de Matt Elliott : parvenir à toucher même les moins fragiles d’entre nous.
En écoute et en lecture l’un des plus beaux morceaux de ce début 2012 :
Some things are so dark that woe betide the light that shines on them
I swear to god I thought it was a sign
This shallow grave recedes with every darkened patch of sky
The withered, wearied features start resembling mine
And in the disparate clamour of the chaos that surrounds you
It’s hard to know which of the voices that you hear
Are your own
I swear to god I thought it was a sign
This shallow grave recedes with every darkened patch of sky
The withered, wearied features start resembling mine
And in the disparate clamour of the chaos that surrounds you
It’s hard to know which of the voices that you hear
Are your own
Some things scar your heart so deeply that a howl is not enough
To adequately purge the soul of pain
Still you yearn for contact but the burden that you shoulder means
you’ll never trust a living soul again
And in the disparate clamour of the chaos that surrounds you
It’s hard to know which of the voices that you hear
Are your own
This is how it feels to be alone, just like we’ll die alone
This is how it feels to be alone
This is how it feels to be alone
This is all that we can call our own
Dust flesh and bone
This is how it feels to be alone
Just like we’ll die alone
mercredi 27 avril 2011
Matt Elliott - Médiathèque Tomi Ungerer, Vendenheim (26/03/2011)
C’était pour l’heure du goûter que nous avions été conviés à la Médiathèque Tomi Ungerer de Vendenheim afin de rejoindre Matt Elliott. Ce concert gratuit clôturait toute une série d’animations liées au Basse Zorn’Live Festival 2011. Horaire et lieu atypiques pour retrouver le grand Matt, ce qui n’empêche pas les fidèles d’être présents ainsi qu’un public de tout âge prêt à découvrir un univers musical particulier où se mêlent dark folk et arrangements électroniques. Connaissez-vous Matt Elliott l’éternel insatisfait ? Quand il ne nous fait pas partager ses petits bobos de maux de gorge ou gros rhume, c’est la mauvaise forme générale qui est responsable de... mais de quoi d’ailleurs ? Je n’ai vraiment pas de bol depuis 6 ans que je vois Matt Elliott en concerts, ce n’est (d’après lui) jamais terrible ! Il faut croire que c’est du "pas terrible accrocheur" pour être toujours portée par la même excitation de retrouver le monsieur assis derrière ses multiples pédales, guitare en mains. Perfectionniste à l’extrême Matt ressent profondément toutes ses bêtises ou autres couacs musicaux que la majorité du public devine à peine. Et quand bien même, on s’en fout : nous ne sommes pas là dans le cadre d’une audition de conservatoire. Ce que l’on veut c’est retrouver Matt et sa manière toute particulière de créer à partir d’un morceau au démarrage "guitare dépouillée" des ambiances sonores prenantes. Par ses jeux de sample de voix, de cris, de boucles musicales, Matt Elliott sait comme personne faire monter la puissance jusqu’aux limites de l’oppression. En cela notre Droopy folkeur excelle comme toujours. C’est d’ailleurs amusant de chercher à repérer lors des différents morceaux le moment déclic où tout démarre, de s’imprégner d’un calme avant la tempête et de se laisser chambouler par un déversement sonore fort intense. Qu’importe si la trame est toujours un peu identique, beaucoup ne s’en lassent pas. Matt qui, on le sent, veut terminer en beauté nous offrira une bonne demi-heure de morceaux supplémentaires. Quelle chance, même si elle n’est pas forcément partagée par un jeune public à qui il ne faut jamais dire 4 fois de suite :"là je vous fais un dernier morceau !". D’ailleurs voilà en bloc quelques impressions de la toute jeunesse (10 / 12 ans) découvrant Matt Elliott sur scène : "C’était bien mais c’est un peu toujours pareil", "Comment peut-on jouer si fort sans médiator !?", "Il n’a qu’une chanson en fait ?", "Incroyable il n’arrête pas de se faire des rappels à lui-même !"[C’est le coup des 4 derniers morceaux qui n’est visiblement pas passé.], "C’était quand même bien mais un peu trop long.". OUF !
samedi 30 mai 2009
Matt Elliott - Galerie Chambre à Part, Strasbourg (29/05/2009)
Matt Elliott c’est un peu une très longue histoire presqu’un long roman d’amitié comme l’auraient chanté Glenn et Elsa. Ceci depuis ce concert de juin 2005 dans un Molodoï quasi désert. Entre temps il y eut d’autres concerts et des sessions acoustiques inoubliables là et là. C’est ainsi que pour la quatrième fois le grand monsieur s’offre à moi. Matt, cet artiste à part, celui dont la gentillesse est proportionnelle à sa grande taille. Un des rares qui vient apprécier au sein du public les prestations des autres artistes qui partagent l’affiche avec lui. Un être accessible, ouvert et bourré de mille talents.
C’est presqu’un coin de verdure...
...que cette cour où se produit Matt Elliott. L’association Komakinoprésente l’artiste dans l’un des recoins les plus magiques de la capitale strasbourgeoise : la galerie d’expositions photographiques Chambre à part. C’est au fond d’une petite cour pavée et herbacée, entouré des reliques de ce qui fut une vigne magnifique que Matt Elliot prend place devant un public d’une trentaine de personnes dans une ambiance chaleureuse, privée et presque familiale.
Son meilleur concert
Matt Elliott nous paraît en très bonne forme avant son set. Cela change des fois précédentes quand il meurt de chaud dans une salle du Molodoï étouffante ou revient de ses enfers grippaux lors de ses prestations à La Laiterie ! Oh que oui : Matt est en grande forme ! Ce ne sont pas des tentatives d’apitoiement de Caliméro du pauvre à coups de "Je n’ai plus de voix, je suis cassé, j’ai mal à la gorge" qui impressionnent. Non tout ceci c’est pour le folklore Elliottien. Matt n’a jamais été aussi bien et sa prestation s’en ressent amplement.
Le set débute par la “mort de la France” avec son crescendo de "Sarko enculé, Sarko enculé, Sarko enculé..." jouissif à souhait. Pendant près d’une heure trente (rappel compris) Matt Elliott va enchainer les morceaux, toujours dans cette ambiance mélancolique qu’il affectionne tant avec ses boucles de voix, de guitare, les montées ultra puissantes en fin de titres. la magie opère ce soir comme elle n’a jamais opéré lors des prestations précédentes. Le lieu y est sans doute pour beaucoup. En salle les musiques, les ambiances tragiques de monsieur Matt nous emportent vers des ailleurs. Là encore on ressent tout cela mais s’y ajoute un petit vent de fin de printemps qui souffle sur nos nuques, des oiseaux qui passent dans un ciel pas encore obscurci, des odeurs d’extérieur, de fumées aussi (Les non-fumeurs les avaient oublié ces odeurs de cigarettes qui envahissaient les salles de concert). Tout devient subtil, tout se mêle admirablement aux sons entêtants que produit le talentueux Matt. Et même si le volume sonore s’envole lui aussi par moment ce n’est que pour le plaisir de tous ceux qui ont la chance d’être présents dans l’intimité de cette petite cour du centre ville de Strasbourg.
mercredi 18 octobre 2006
Matt Elliott+I&fused+Thomas Belhom - La Laiterie, Strasbourg (16/10/2006)
C’est à la Laiterie de Strasbourg que s’achevait la tournée 1+1+1. L’excellent label nancéen, Ici d’Ailleurs, avait ainsi proposé quelques dates à I&Fused,Thomas Belhom et Matt Elliott pour présenter ensemble leurs tous récents projets. Affiche alléchante !
Motivé il faut rester
Même légèrement en retard, j’ai pu profiter du set de David Lavaysse. aliasI&fused. Installé sur la droite de la scène, ce charmant jeune homme ouvre donc la soirée. Il bidouille des sons électroniques mêlés à quelques instruments acoustiques. Et c’est le plus souvent à la guitare qu’on le retrouve. Les influences sont variées : ses morceaux oscillant entre une folk mélancolique, un rock électro, flirtant même par moment du côté obscur de la pop. Le jeune homme est un peu maladroit, il tâtonne parfois mais tout cela reste très sympathique. Pourtant on le sent moyennement motivé. Serait-il las de cette mini-tournée qui s’achève ? Un peu comme ces élèves qui bâclent la présentation d’un exposé ou qui récitent vitesse V un poème, l’envie d’en finir rapidement sera confirmée par un : « Ah ?? Il me reste donc encore 15 minutes sur scène ? Bon on va trouver encore des petites choses à jouer ! ». Allez David, encore un petit effort !! Et les morceaux proposés au final seront sans doute ses meilleurs de la soirée. Cela valait la peine de rester motivé. Il nous offrira d’ailleurs une bien surprenante reprise de Black Sabbath. Tout cela sous l’œil attentif d’un Matt Eliott venu fumer nerveusement à mes côtés durant le set de son ami. Il est comme ça Matt Elliott : un grand gaillard toujours attentionné et tellement généreux envers ses comparses de soirée. Déjà lors de sa précédente venue à Strasbourg il s’était mêlé à un public plus que restreint pour écouter religieusement Yann Tambour présenter son projet Thee Stranded Horse.
L’homme à la banane
Le jeune I&fused débarrassé de sa corvée de concert, c’est au tour de Thomas Belhom de prendre place, partie gauche de la scène cette fois. L’artiste n’a pas la candeur du garçon qui l’a précédé ; il en impose d’emblée. On sent de suite l’homme, le vrai, celui qui assure : l’artiste multi instrumentiste, le percussionniste de talent expérimenté. Pourtant, après un morceau enlevé, à la rythmique intense nous frôlons l’incident. Thomas Belhom nous faire part de sa grande fatigue, il se sent mal, au bord de la crise d’hypoglycémie, si quelqu’un dans l’assistance peut lui fournir une barre chocolatée ou un sucre il pourra peut-être poursuivre le concert ! Le public est perplexe, pour ma part je pense à une blague, me demandant si ce ne sont pas les pieds nickelés en concert que je suis venue voir. Surtout que le grand numéro de « Je suis malade » c’est généralement Matt Eliott qui nous le propose en préambule de son set. Apparemment, les concerts précédents et le voyage pour rejoindre la capitale alsacienne ont été bien éprouvants. Une banane strasbourgeoise sauvera la soirée du numéro 2 des +1. Et trois bouchées plus tard c’est un Thomas Belhom complètement transcendé qui nous proposera la plupart des morceaux de son nouvel album No Border avec une rigueur dans l’interprétation et une grande concentration pour un set impeccable. Là encore Matt Eliott s’est faufilé dans le public cette fois accompagné du jeune I&Fused bien revigoré de ne plus être sur scène. Et malgré les cigarettes qui défilent, le stress s’accroissant, Matt, tout comme nous savoure, cet incroyable moment, ce grand moment où Thomas Belhom jongle de façon magistrale avec ses baguettes tout en nous proposant de bien jolies mélodies agrémentées de quelques sons très particuliers : parfois une cloche, objets de récupération de toute sorte... L’homme aux percussions conjugue ainsi efficacité et originalité.
The man of the failing songs
Le tour du grand Matt arrive enfin. Un peu gêné d’être sur scène, il nous confie qu’il est ENCORE malade (tiens donc), que sa gorge n’est pas sûre de tenir, qu’il va faire ce qu’il peut. Pour un malade je le trouve carrément en forme ce soirMatt Elliott. Il présente ses toutes nouvelles Failing Songs et déjà sur la première il pousse le chant à des extrêmes que peu de gorges malades pourraient supporter. Il est là et bien là ce chant si particulier de Matt : cette manière de forcer tout en douceur, de mettre une intensité toute en retenue, je ne sais pas comment il se débrouille mais en tout cas la magie opère. Et l’atmosphère si particulière qui accompagne ses disques et ses concerts se met peu à peu en place. J’ai toujours autant de mal à me dire que Matt est seul sur scène pour faire tout cela. Très naïvement lors de la tournée précédente je m’attendais à voir pléthore de musiciens et de chœurs entourant monsieur Elliott. Je fus alors époustouflée de le voir LUI : seul avec son Mac, ses pédales, ses samples et quelques instrument. Il n’usurpe absolument pas son titre de génie de l’electronica anglaise, de l’electronica tout court même. Le public de la Laiterie, en partie assis par terre, écoute religieusement des morceaux où son chant mélancolique, où ses boucles de samples se mêlent, s’emmêlent et s’entremêlent à l’infini. Et c’est dans un de ces moments de communion totale, que Matt d’un ton professoral interpelle la foule : « Where is Thomas Belhom ? ». On sursaute, on se demande ce qui se passe : Matt s’inquièterait-il de la santé précaire de son ami ? Et là notre artiste numéro 2 de la soirée enjambe la scène et rejoint Matt et voilà un bien beau duo en place. Bien vite I&fused arrive lui aussi : le trio , qu’aujourd’hui tant de spectateurs parisiens nous envient, est ainsi formé ! Le moment est magique les trois hommes improvisent, se répondent, s’harmonisent et I&fused se retrouve fort inspiré de partager la scène avec ses deux aînés. Alors, même si ce merveilleux moment fut avorté pour cause de souci technique (un des grands classiques Elliottien aussi), il a eu le mérite d’exister et de ponctuer merveilleusement cette soirée Ici D’ailleurs. Comme toujours avec Matt Elliott ce fut beaucoup trop court, mais les moments partagés étaient si beaux et tellement intenses, qu’on n’a rien à regretter, juste à espérer qu’il reviendra très vite.
jeudi 30 juin 2005
Matt Elliott - Le Molodoï, Strasbourg (23/06/2005)
Soirée très spéciale au Molodoï en cette journée caniculaire : Yann Tambour présentant son projet Thee Stranded Horses, suivi de Matt Elliott (pour lequel j’étais surtout venue) avant le groupe phare de la soirée Children Of Fall (post hardcore Suédois).
Dans l’intimité de la toute petite salle du Molodoï, Yann Tambour a débuté la soirée : seul, assis au milieu de la vingtaine de spectateurs (les fans de hardcore préférant prendre l’air au dehors, tant pis pour eux !).
Il joue uniquement de sa guitare et/ou de sa harpe africaine, de belles mélodies accompagnées parfois par un chant un peu surprenant pour qui connaît Encre : il ne s’agit plus de textes sussurrés, mais de chants anglais façon folk avec une voix grave quelque peu nasillarde.
Il joue uniquement de sa guitare et/ou de sa harpe africaine, de belles mélodies accompagnées parfois par un chant un peu surprenant pour qui connaît Encre : il ne s’agit plus de textes sussurrés, mais de chants anglais façon folk avec une voix grave quelque peu nasillarde.
Après une courte pause, Matt Elliott prend place au milieu du petit comité. Impressionnant le bonhomme, surtout quand on se trouve à 1 mètre de lui. Sa guitare en bandoulière, son ordi branché, ses pédales réglées, il démarre : premiers riffs, premiers chants, puis s’ensuivent des juxtapositions de samples, où les voix se superposent, la musique devient hypnotique, on se laisse porter dans une transe intérieure. Les morceaux n’en finissent plus et on aimerait qu’ils ne s’arrêtent jamais. On rêve d’une éternelle boucle musicale, spirale électronique où voix et cordes se mêlent, se distordent indéfiniment ...
Autant dire que j’ai halluciné du début à la fin, moi qui n’avais jamais vu une telle chose, plutôt habituée aux groupes avec plein de musicos et d’instruments.
Autant dire que j’ai halluciné du début à la fin, moi qui n’avais jamais vu une telle chose, plutôt habituée aux groupes avec plein de musicos et d’instruments.
Ce grand gaillard a la capacité de subjuguer à lui seul tout un auditoire pas forcément conquis au départ, à tel point que lorsqu’il a débranché sa pédale et est parti, nous étions tous sans exception frustrés que ce soit déjà terminé.
Alors que les "hardeux" regagnaient la salle pour Children Of Fall, ignorant le moment magique qu’ils avaient manqué, je préférais partir.
Alors que les "hardeux" regagnaient la salle pour Children Of Fall, ignorant le moment magique qu’ils avaient manqué, je préférais partir.
Il y a des instants comme ceux-ci qu’on préfère garder intact toute une nuit.
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