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dimanche 17 octobre 2010

In Zaïre - Stimultania, Strasbourg (16/10/2010)


In Zaïre se produisait hier au Stimultania dans le cadre des programmations éclectiques Komakino. Je me doutais que les trois garçons d’In Zaïren’étaient pas africains mais le fait qu’ils puissent causer italien m’avait complètement échappé. In Zaïre est donc une formation transalpine des plus percutantes. Sur fonds d’images et films ethniques d’Afrique qui nous sont projetés à un rythme endiablé, avec par moment quelques effets stroboscopiques, le groupe offre une puissance sonore rappelant les musiques tribales les plus folles. C’est une ambiance particulière qui se créé entre ces images presque indescriptibles aux tons sanguins défilant sans temps morts, ces sonorités africaines parfois arabisantes et complètement psychédéliques, ces percussions qui nous pénètrent et transcendent les corps. Jolie prouesse pour ces jeunes italiens de ressusciter le temps de quelques morceaux les esprits fantasmatiques des plaines zaïroises en plein centre-ville strasbourgeois.

dimanche 3 octobre 2010

d.v.d - Stimultania, Strasbourg (29/09/2010)


L’association Komakino proposait mercredi dernier une prestation fort ludique dans un Stimultania qui se prêtait parfaitement à ce genre d’évènement. Le trio nippon d.v.d nous présentait un concert tout public mêlant habilement sons, rythmiques et visuels.
d.v.d comme ce nom le laisse deviner signifie drum - video - drum. En effet, trois personnes constituent ce groupe : deux batteurs, Itoken et Jimanica qui officient de part et d’autre d’un écran maîtrisé par le programmateur visuelTakashi Yamaguchi. Quand ce dernier n’est pas plongé derrière son ordinateur pour nous faire profiter d’imbrications d’images à la fois simples et fantastiques, on le voit jouer des manettes ou autres tablettes numériques prêts à enchanter petits et grands. Sur fond de musiques électroniques qui remémorent des décennies de sons bien connus des fanatiques de jeux vidéos en tout genre, le duo de batteurs égraine une rythmique efficace qui joue malicieusement avec les visuels qui défilent sur grand écran. Chaque morceau offre une lecture accessible à tout public : on semble naviguer dans un univers enfantin sans la moindre niaiserie pourtant. Les prouesses techniques et sonores charment une partie du public quand d’autres retrouvent leur âme poétique d’enfant. Car c’est là que réside toute la magie d’un tel concert. Il ne s’agit pas d’assister seulement à une performance de sonorités électroniques et d’images faites de formes ou illusions géométriques qui gesticulent. Les membres ded.v.d plongent le spectateur dans une poésie moderne où des gouttes, qui pourraient être de mercure, se transforment joyeusement et où des tâches de peinture prennent vie offrant pour ces premières soirées d’automne quelques souvenirs printaniers.
En vidéo (du site officiel) :

mercredi 15 septembre 2010

Warpaint - The Fool (extrait)



Warpaint - The Fool
sortie prévue le 26 octobre 2010 chez Rough Trade
premier extrait diffusé : "Undertow" disponible ICI
Warpaint ce sont quatre californiennes qui ont déjà collaboré avec John Frusciante le temps d’un EP. Pour The Fool la réalisation a été confiée Tom Biller (qui travaille notamment avec Liars). A l’écoute du premier extrait et de quelques réalisations précédentes, on se laisse de suite charmer par les chants entrelacés des jeunes femmes sur des mélodies efficaces. Il y a par moment une charge émotionnelle dans l’interprétation des titres qui n’est pas sans rappeler les tant regrettées The Organ. Une sortie d’album à suivre de près.
En écoute :


En vidéo (titre ancien) :

dimanche 12 septembre 2010

Ten Volt Shock + Melt Banana - Le Hall des Chars, Strasbourg (11/09/2010)


Les choses musicales sérieuses reprenaient ce samedi soir sur Strasbourg avec l’un des premiers concerts proposés par Komakino et une innovation de taille : une première prestation du genre dans un lieu dont on devrait entendre de plus en plus parler : le Hall des Chars.
Cet espace déjà dédié aux arts, situé face à La Laiterie et à quelques enjambées du Molodoï accueillait deux formations fort énergiques : le trio allemand Ten Volt Shock et les quatre japonais de Melt Banana. Déjà l’endroit est particulièrement chaleureux et surtout terriblement spacieux. On évolue dans une espèce d’enfilades de salles et couloirs donnant une impression de perspective infinie. D’ailleurs le choix de positionner la scène au milieu d’une salle gigantesque avec des mètres de profondeur en arrière plan apporte une vision nouvelle : une ouverture et une perspective fort agréable quant au regard qu’on porte aux artistes durant le concert. Les derniers concerts Komakino se situaient dans la galerie d’art Stimultania (d’autres y sont de nouveau prévus pour les semaines à venir ) : endroit confiné qui joue beaucoup sur la proximité. Quand on pénètre dans le Hall des Chars on se sent presque comme Alice au Pays des merveilles tant les repères spatiaux semblent démultipliés. L’endroit est vivant et accueillant : on y trouve des fauteuils, canapés, des bancs et même un tableau noir d’école ! C’est dire si ce lieu est singulier et original pour les concerts.
Ten Volt Shock propose un rock noise abrasif et bien énervé tout en offrant d’agréables lignes mélodiques. Le batteur et la bassiste se démènent intensément enchainant les morceaux sans temps mort. La tension est palpable et se maintient sur toute la longueur d’un set qu’on aurait presque aimé suivre un petit peu plus longtemps. Belle découverte de scène.
Les Melt Banana ne sont pas connus pour leur finesse et leur délicatesse musicale. C’est sûr qu’avec leur punk rock gueulard et leur énergie sur-vitaminée (Monsieur Polaroïd Corp détient la preuve matérielle de ce que j’avance) on s’attend à un convulsif déferlement de sons et de cris. Me concernant, les souvenirs d’une prestation insupportable en première partie deShellac en 2008 à la Villette font que j’appréhende pas mal l’arrivée sur scène du groupe et notamment de leur chanteuse frappa dingue Yasuko. Première satisfaction, celle-ci est bien moins hystérique que dans mes souvenirs, sa tenue nettement moins excentrique aussi. Les premiers morceaux démarrent et toute la puissance musicale du groupe est lâchée. Là dessus vient se poser la voix strido-stressante de Yasuko. Les titres sont efficaces, Yasuko est plutôt amusante et sympathique dans son rôle de chanteuse nippone déjantée. Mais, à mon goût, sa voix et ses interprétation hystériques ont une capacité à m’oppresser qui par moment devient difficilement supportable. Le summum de la pénibilité ayant été atteint lors du premier morceau du rappel : sorte de stroboscope sonore à la fois amusant et énervant. Au final une prestation réussie qui aura ravie les adorateurs du groupe et aura réconcilié en partie les hermétiques à l’hystérico-punk attitude de M’zelle Yasuko.
Des photos polaroid réussies de la soirée chez Polaroid Corporation : Ten Volt Shock et Melt Banana ainsi que Melt Banana par Cosmic Anaïs.

lundi 16 août 2010

Festival La Route du Rock 2010 [via le Web]

Route du Rock 2010 (collection été#20) – Saint-Malo – 13,14 et 15 août 2010

Alors cette année j’ai été privée de Route du Rock en vrai de vrai pour tout un tas de raisons sans intérêts. Après avoir participé aux éditions 2008et 2009, pas question de "rater" l’édition 2010 : celle des 20 ans du festival qui plus est. Aidée de tout l’outillage d’investigation que le net nous offre il a été possible de suivre et vivre une Route du Rock vue du net. Compte-rendu un peu particulier s’appuyant en grande partie sur les concerts qui furent proposés en direct par l’excellente équipe de cadreurs-réalisateurs d’Arte Live Web, les témoignages de mes amis doux dingues qui résidaient au Gîte Corsaire (la fine équipe Root du Rock), les incroyables photos de concert et d’ambiance du tumblr. surveyor, les live tweet de mes collègues Cataras et Mathieu Gandin ainsi que des errances Twitter, Flickr, Facebook... et la joie de partager ces moments avec quelques autres, comme moi, privés de présence malouine en cet été 2010.

Premier jour

 Démarrage en beauté pour la journée de vendredi, le temps n’est pas (encore) mauvais et tout le monde semble arriver tant bien que mal à bon port. Anousonne de l’équipe Grand Crew (qui mettra en ligne des vidéos filmées durant le festival) nous a fait le coup de la panne de voiture pendant que le boss de Clapping Music lance des appels désespérés pour trouver un point de chute dodo. Première journée dense pour le label d’ailleurs en quête de ses accréditations perdues. Les membres de Little Red Lauter débutent les concerts de la plage Bonobo qui seront hélas déplacés les deux jours suivants au Palais du grand large pour cause de météo pourrie. Belle ambiance, apparemment grosse détente et set vivement apprécié par ceux présents sur place.
Et les choses sérieuses commencent enfin pour les festivaliers lointains avec la retransmission sur le net en direct du concert des Dum Dum Girls : jolies brins de filles, jupes courtes, bas déchirés, pour ce qui est de leurs morceaux cela reste assez plan plan avec un rock noisy tranquille. Pour une mise en bouche ce set est plutôt sympathique.

Il faut dire que beaucoup attendent le concert de Yann Tiersen. Après une résidence à l’Antipode de Rennes pour préparer cette présentation sur scène du prochain album Dust Lane qui sortira à l’automne, ce ne sont pas moins de 15 personnes qui doivent accompagner Tiersen sur scène. On prévoit du guest avec entre autres présences : Josh T. PearsonLaetitia Shériff et Matt Elliott. Démarrage impressionnant, les morceaux de l’album à venir semblent vraiment puissants et donnent envie de les découvrir sur disque. Pourtant le set de Tiersen prendra un sacré coup de mou durant une grande partie de cette longue prestation. Les "stars" présentes dans les chœurs n’apportent pas une touche transcendante à l’ensemble. Un peu décevant il faut bien le reconnaître. Ceci explique peut-être le fait que la vidéo qui devait être validée par Tiersen pour une remise en ligne définitive soit toujours inaccessible. Connaissant les exigences de l’artiste quant à la qualité de son travail, rien d’étonnant dans tout cela.
On enchaine les live en streaming avec la prestation de The Black Angelsprésentés comme des rockeurs psychédéliques. Voilà du rock gras, lourd, ne brillant pas forcément par l’originalité. Au final, une prestation qui se suit agréablement à distance. Les personnes présentes sur place nous confient s’ennuyer et trouver le set un peu lassant sur la durée.
Pendant ce temps-là quelque part du côté des VIP, un concert sauvage deFederico le Lonesome French Cowboy accompagné de Michel Cloup est proposé devant quelques privilégiés. la preuve par les images de Djenvert.
Voilà enfin le groupe le concert de Liars. Inconditionnelle je suis, inconditionnelle je resterai. Avec en tête les souvenirs de leur fantastique concert de la Laiterie, et en attendant la date parisienne de fin octobre, c’est avec une grande excitation que l’on suit la prestation sur le net. Angus égal à lui-même nous offre de nouveau une sacrée démonstration de belle présence scénique. Il hurle, gesticule, fait des tentatives hasardeuses de maniement de langue française. Beaucoup de morceaux de l’exceptionnel album Sisterworldseront joués dont "I Still Can See An Outside World" qui démarrera intensément le set. Une reprise de Bauhaus et un final avec notamment "The Other Side Of Mt. Heart Attack" et "Plaster Casts of Everything", voilà de quoi marquer durablement les esprits et les cœurs. Seule bizarrerie de la soirée l’interprétation très chaotique du morceau "Scissor" ,qui m’avait laissé un délicieux souvenir lors du concert strasbourgeois, nage ce soir-là dans le très laborieux. Le son des claviers poussés trop fort à mon goût, le décalage et le chant vraiment faux d’Angus ne sont pas du meilleur effet. Des expérimentations ratées peut-être. Les Liars sont une valeur sûre en live c’est un fait indéniable.
que les internautes attendent impatiemment pour cette première soirée : 
La soirée s’achève là depuis le net, on suivra les commentaires enthousiastes des festivaliers présents devant une prestation semble-t-il fort réussi de Caribou. (Pour beaucoup il s’agit là du meilleur concert de cette vingtième édition)

Deuxième jour


Ou encore appelé "journée de la botte". Grande nouvelle-étonnante- : il pleut à Saint-Malo. Alors soit les festivaliers sont infoutus d’être prévoyants soit ils croyaient à un miracle. Du coup tous les commerces de la ville sont pris d’assaut pour trouver la plus belle paire de pantoufles en caoutchouc qui permettra à chacun et chacune d’être au top pour le bal boueux de la soirée au Fort Saint-Père.
Sur le site c’est un peu la panique, il faut avant la soirée rendre l’endroit un peu plus accessible aux non nageurs. les festivités de la plage sont délocalisées au Palais du grand large. Pendant ce temps on apprend que le set de DM Stith d’abord annulé pour cause d’embouteillages, sera en fait reporté dans la soirée sur le Fort. Hope Sandoval offre aux spectateurs du Palais un set musical peu lumineux.
Et c’est reparti pour les retransmissions live sur le web. On débute avecMartina Topley Bird qui chante aussi au sein de Massive Attack. La vidéo n’est étonnamment plus disponible sur Arte Live Web : peut-être que Tiersenne l’a pas non plus validée !? Prestation plutôt sympathique, lumineuse avec uneMartina magnifiquement vêtue d’une robe rouge, avec le visage décoré d’un maquillage rouge or autour des yeux très réussi.
Il faut attendre le concert du duo The Hundred In The Hands pour attaquer les choses sérieuses. Nouvelle signature de Warp, ce couple originaire de Brooklyn sortira en septembre son premier album. Vue l’efficacité de leur électro-pop-rock sur scène autant dire que nous serons nombreux à prêter une oreille des plus attentives aux réalisations à paraître. Il s’agit du dernier concert diffusé en direct pour la soirée. La prestation de We Have Band qui joueront tard dans la nuit est visible par contre depuis ce lundi matin. Du côté des festivaliers Foals et Massive Attack seront les moments forts de cette deuxième journée.

Troisième jour

Les festivaliers se sont habitués à un temps maussade et visiblement un peu plus supportable que celui de la veille. Pourtant il faudra encore déménager la plage au Palais du grand large où officient ce jour Monsieur Clapping Music et la toujours géniale Amnotham pour un Dj set. Pendant ce temps-là les joyeux drilles la Root du Rock se reposentet font un peu de ménage. S’ensuit la prestation de Karaocake bien appréciée du côté du grand large.
Autant être honnête nous sommes pas mal frustrés par les groupes proposés ce dimanche en retransmission sur Arte Live Web. On ne va pas non plus se plaindre mais quand on sait que ce même soir joueront The Flaming Lips,The National ou encore The Rapture, il est bien difficile de s’enthousiasmer pour les groupes que l’on pourra suivre en guise de mieux que rien. Surtout quele concert de Thus:Owls est loin de convaincre les web-spectateurs. Dans le genre mou soporifique ils se défendent avec efficacité.

Ce sont ensuite les barbus porte-rideaux d’Archie Bronson Outfit qui prennent la relève. Une fois passé le choc des images, on peut apprécier la prestation époustouflante de ces messieurs. Cela reste quelque chose d’assez conventionnel dans un blues rock efficace. Mais voilà après la prestation des Thus:Owls n’importe quoi pourrait sembler époustouflant.
Dernier concert retransmis de la soirée : Serena Maneesh, nouvelle signature du label 4AD. Alors là pour le coup on ne s’ennuie pas, on se perd carrément dans une musique bruitiste avec des nappes qui se prennent pour du sous My Bloody Valentine, puis on passe d’une ambiance shoegaze à quelque chose de plus pop. Par le web ça ne passe pas du tout, sur place les réactions semblent tout autant mitigées.
C’en est fini pour les festivaliers du net. Sur place la soirée, la vraie, peut enfin commencer. Mes petits tweets m’ont dit que The National avait assuré du feu de Dieu, que les Flaming Lips avaient donné dans la kermesse, fête d’anniversaire à coup de gros ballons et de pluies de confettis et que The Rapture avaient été très efficace sur leurs anciens titres. Une after de fin festival plutôt réchauffée passée, il est déjà temps de se projeter sur l’édition 2011.

vendredi 18 juin 2010

Dead Duck - Le Molodoï, Strasbourg (15/06/2010)


Soirée très Jeunesse et Rock & Roll mardi dernier au Molodoï. Lieu décidément passionnant qui s’imprègne à chaque fois d’une atmosphère et d’une faune différentes selon les organisateurs de soirée. [C’est décidé : dès la rentrée prochaine je me plonge dans une étude sociologique du public du Molodoï au travers des concerts qui s’y déroulent.] Pour le coup c’est l’association Lemon Sounds qui a investi l’endroit et l’ambiance y est toute rafraîchissante. Autant être honnête : j’ai plus l’âge de chaperonner la soirée qu’être dans le public mais il faut bien que vieillesse se passe. Les Dead Duck est le groupe de milieu de soirée : avant la tête d’affiche Rush’n Attack et juste après la prestation plus qu’honorable du groupe Stereotryp. Les voilà qui prennent place sur scène, les bien énergiques canards morts. Ils semblent jeunes, le sont très certainement avec leur minois adolescents. On s’arme alors d’une indulgence toute maternelle pour la prestation qu’ils vont nous offrir. Inutile ! A l’image de Marlon, le chanteur guitariste, le groupe assure dès le premier titre et impose sa présence par une aisance scénique assez impressionnante. On ne leur demande pas d’être des virtuoses dans leur interprétation musicale mais de s’imposer dans la puissance et l’efficacité d’un concert rock réussi. Le groupe possède un répertoire de très bons titres, le chant (qui m’avait quelque peu surprise à l’écoute du myspace) passe pour le coup très bien en live. Autour de Marlonchanteur gueulard longiligne, semblant tout droit sorti d’un manga, que ce soitSeb’ à la basse, Rémy à la batterie, Kev’ l’adorable autre guitariste ou encore leur camarade à l’harmonica, chacun des membres semble prendre un plaisir intense à jouer sur scène leur rock crade et surpuissant. Les maladresses de quasi-débutants sont bien vite effacées par la sincérité et l’envie d’offrir au public une prestation enthousiasmante ! Il y a chez ces jeunes hommes un potentiel indéniable et terriblement bluffant. A suivre, forcément.

samedi 12 juin 2010

Tis - La Laiterie, Strasbourg (10/06/2010)


Ambiance chaleureuse ce jeudi soir à La Laiterie qui accueillait la formation israélienne d’Asaf Avidan et nous proposait de retrouver en première partie les charmants Tis. Jeune formation strasbourgeoise autour d’Audrey Braunet de Pierre VasseurTis a sorti tout récemment un premier disque Lost in the Flax Flowers aux ambiances folk rock. Album déjà très convaincant dont l’écoute régulière ne cesse de charmer l’auditeur. Quelques rendez-vous ratés et voici enfin pour moi l’occasion de profiter de Tis en live et en groupe. Ils seront 5 sur scène : Jonathan, Antoine et Nicolas accompagnent le duo pour leur prestation. Ambiance chaleureuse donc : non seulement en raison de la température élevée de la salle mais aussi par la présence dans le public de nombreux proches du groupe. Comme il n’y a pas de concerts réussis sans véritable alchimie public artiste, les conditions sont déjà posées pour créer une atmosphère sympathique avant même l’arrivée du groupe sur scène. Le peu d’appréhension de mon côté est bien vite dissipé dès les premières mesures. Le groupe assure et enchaine impeccablement pendant près de 45 minutes les morceaux de Lost in the Flax Flowers. Ces titres, déjà appréciés sur album, ne déçoivent absolument pas en version live. Ils gagnent même en intensité pour les titres nerveux et en beauté pour les ballades plus douces. Comme on aime cette délicieuse harmonie qui se crée lors des passages où Pierre et Audrey mêlent leurs voix ! Sans temps mort, malgré les quelques ré-accordages nécessaires dus à la chaleur, Tis nous propose un set des plus convaincants. Doté d’une modestie attachante, le groupe porte délicatement le public au gré de morceaux comme "Lost In The Flax Flowers" qu’on chantonne en chœur. La prestation nous paraît presque trop courte tant on apprécie le moment et tant le groupe semble à l’aise sur scène.
Sincérité maladroite Pierre nous remerciera d’un adorable lapsus : "Merci d’être restés"... Mais franchement qui aurait eu envie de quitter la salle ?!