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dimanche 17 septembre 2017

Dreams are Like Water - A Sea​-​Spell EP


EP sorti le 1er septembre 2017 chez Vesper Records

"Dreams are Like Water"  est le titre d'un morceau de l'emblématique collectif This Mortal Coil, c'est aussi le nom que s'est choisi un trio néo-zélandais. Le groupe existe depuis deux ans et puise ses influences chez The Cure, les Cocteau Twins, Cranes ou encore Siouxsie and the Banshees. 
Leur premier EP Sea-Spell vient de sortir avec 4 titres qui se présentent comme de flamboyants hommages à leurs illustres inspirateurs. Une écoute revival assez convaincante.

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samedi 16 septembre 2017

Trudy And The Romance - Is There A Place I Can Go


Extrait de l'EP Junkyard Jazz dont la sortie est prévue le 17 novembre 2017 chez B3SCI Records

Il y a un an, le trio anglais Trudy And The Romance, habitué des scènes britanniques et auteur de nombreux singles, proposait un morceau fort enthousiasmant : "Sandman".
Dans quelques semaines, les trois garçons proposeront un EP dont le premier extrait "Is There A Place I Can Go" est un délice de ballade pop rétro, légère et romantique. La classe britannique.

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samedi 9 septembre 2017

Everyone Is Dirty - My Neon's Dead


Album prévu le 28 septembre 2017 chez OIM Records

L'un de mes coups de cœur de la rentrée [que je qualifierai de rock mystique] se trouve du côté d'Oakland. Ensemble depuis 2013, les 4 membres de Everyone Is Dirty s'apprêtent à sortir leur second album. L'écoute des 13 pistes nous ramène délicieusement quelques décennies en arrière. My Neon's Dead déroule un patchwork mêlant rock teinté 90s avec riffs hargneux et ravageurs, ballades agrémentées d'un violon aérien ou encore quelques titres flirtant avec le rock psychédélique ("Window Eye" notamment).
My Neon's Dead ne se limite pas à un album vintage fourre-tout. On le sent habité par une forme de mysticisme sans doute inspiré par l'expérience de l'un des membres du groupe qui faillit mourir il y a quelques années d'une allergie à la pénicilline. Il aurait  ainsi vécu une expérience de mort imminente tout juste après la sortie de leur premier LP intitulé, cocasserie de l'histoire, Dying Is Fun. Voilà qui a largement contribué à l'inspiration des morceaux de cette seconde réalisation.
Pour l'instant seuls deux titres sont proposés  à l'écoute mais l'ensemble de l'album mérite le coup d'oreille. 


mardi 29 août 2017

Lysistrata - The Thread


Extrait de l'album The Thread : sortie prévue le 20 octobre 2017 chez Vicious Circle

Ceux qui ont vraiment un coup d'avance les avaient déjà programmés pour des concerts au printemps dernier 😉. Lauréat du Prix Ricard S.A Live Music 2017 et coup de cœur de plusieurs festivals, le trio Lysistrata fait l'unanimité auprès des spectateurs devant lesquels ils se produisent.
Après l'EP Pale Blue Skin, le groupe sortira à l'automne un premier album The Thread chez Vicious Circle.
Le premier extrait est à l'image des performances scéniques des garçons : fougueux, brut et intensément addictif. L'album à venir a été enregistré et mixé par Michel Toledo qui a collaboré avec Mustang ou encore Gâtechien. Rien d'étonnant puisque l'on retrouve dans les réalisations de Lysistrata la même hargne et puissance rythmique que chez leurs prédécesseurs. En live, le trio montre une aisance et une présence scénique dignes de leurs ainés de la Colonie de vacances (Pneu, Papier tigre, Electric Electric et Marvin).
De toute évidence, avec la tournée dense qui se poursuit, le trio s'apprête à conquérir un public de plus en plus nombreux.

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lundi 7 août 2017

Mona Haydar - Dog


Mona Haydar a 28 ans, elle est arabo-américaine d'origine syrienne et musulmane. Profondément féministe et activiste c'est avec le rap que l'artiste multifacette défend de nombreuses causes. Ce qui la caractérise avant tout c'est sa liberté : liberté de pratiquer sa religion comme elle le veut tout en défendant la cause des femmes et prônant la tolérance envers tous les genres.
Autant dire qu'elle attise les haines tout autant du côté des conservateurs musulmans que des islamophobes. Dans son premier clip rap, "Hijabi", elle défendait le droit de porter ou non le voile. Sa dernière réalisation, la vidéo rap "Dog", dans laquelle apparait l'actrice Jackie Cruz de Orange Is The New Black, dénonce les violences physiques et sexuelles portées aux femmes, à toutes les femmes au delà de leur culture, religion et milieu social.  Mona Haydar s'avère une artiste rap engagée avec des premiers titres percutants.

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vendredi 28 juillet 2017

Strange Relations - Say You


Single extrait de l'album Editorial You sortie prévue le 8 septembre 2017 Tiny Engines

Strange Relations est un groupe originaire de Minneapolis. C'est en 2013 que Casey Sowa (batterie/chant) et sa compagne Maro Helgeson (basse/synthé) ont créé leur duo musical. L'an dernier elles sortaient un EP dream pop Going Out.
L'élégant et enivrant single pop "Say You" propose un avant goût plutôt convaincant de leur second album à venir.

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lundi 10 juillet 2017

Dernier jour des Eurockéennes 2017 (Belfort, 09/07/2017)


Beau succès pour cette seconde édition des Eurockéennes sur 4 jours. Un record, avec la venue de 130 000 spectateurs, sans doute le fruit d'une programmation éclectique savamment répartie sur les 4 journées du festival et d'une promotion finement menée par les groupes médias du président du festival Matthieu Pigasse.

La météo n'a guère été clémente pour cette ultime journée. Les averses tant redoutées s'imposent dès le premier concert de l'après-midi. Qu'importe, Rocky, porté  par sa charismatique chanteuse Inès Kokou, a su illuminer la première heure du festival et enthousiasmer le public déjà présent avec un set convaincant de morceaux pop-disco-soul. Ambiance "chenilles" fort chaleureuse au sein du public.


 Curiosité de la journée : découvrir sur scène la formation Group Doueh & Cheveu. La scène plage avait été idéalement choisie pour cette formation originale comprenant  les musiciens sahraouis de Baamar Selmou et le trio français Cheveu. Pas de bol : la scène dégouline de toute part et il faut tenter de préserver au maximum le matériel. Le concert débutera avec un peu de retard pour offrir des morceaux follement dépaysants faisant vite oublier la galère des ponchos trempés avec notamment l'entrainant "Azaouane".


Premiers artistes de la journée à se produire sur la grande scène, le groupe Royal Blood est à l'origine d'un miracle météorologique : la seule accalmie de la soirée aura duré la totalité de leur set. Le duo rock britannique n'a vraiment plus rien à prouver. Déjà connu pour sa puissance scénique, le groupe peut également s'appuyer sur les excellents titres de son dernier album How Did We Get So Dark?. Le public est assez unanime parmi les fidèles du groupe et ceux qui le découvrent sur la presqu'Ile du Malsaucy pour reconnaitre la puissance rock et la prestation impeccable qui nous sont proposées.

 En passant ensuite par la scène Greenroom, on pouvait profiter du concert de Solange. Si on n'aime ni le R'n'B ni la musique soul, on risque d'être assez hermétique au set proposé par l'artiste américaine. Détail amusant, une personne m'accompagnant trouvera qu'elle imite trop Beyoncé sans se douter qu'il s'agit de sa soeur ainée.
 Deuxième grosse pointure à jouer sur la grande scène : les versaillais de Phoenix. Groupe étonnant tant il peut être clivant sur album et rassembleur lors de leurs concerts. Je fais partie de celles et ceux que le groupe agace et qu'il m'est difficile d'écouter sur disque en continu. Pourtant le plaisir procuré par le set proposé aux Eurockéennes est bien réel. Porté par une scénographie impressionnante avec un sol lumineux, coloré ou mis en images et filmé de haut, le concert prend une dimension hors du commun (pourtant les intempéries semblent  avoir empêché le groupe de disposer de tous les éléments scéniques prévus pour la soirée). Les morceaux, qu'ils soient issus du tout récent Ti Amo ou de l'album à succès  Wolfgang Amadeus Phoenix, s'avèrent d'une redoutable efficacité auprès du public présent complètement subjugué. En guise de clôture, Thomas Mars effectuera une avancée au dessus de la foule, progressant au beau milieu du public jusqu'à plusieurs dizaines de mètres de la scène se retrouvant ainsi surplombant des spectateurs exaltés par le set imposant qui venait d'être délivré.

 Est-ce la fatigue ou la pluie incessante, le concert de Savages proposé à la Greenroom m'a paru moyennement convaincant voire décevant. Pourtant Jehnny Beth ne ménageait pas sa peine pour interpréter avec hargne ses morceaux punk-rock. La puissance était là mais il manquait peut être une forme d'intimité pour permettre une meilleure communion avec les ambiances sombres et prenantes de la formation franco-britannique.


Ce sont les canadiens d'Arcade Fire qui ont conclu en toute beauté cette 29ème édition des Eurockéennes. Rodés aux prestations grandioses de festival, leur set s'est tout naturellement achevé par le traditionnel  feu d'artifice de fin de festival. Belle cuvée rien que pour cette 4ème journée.


La direction du festival réfléchit d'ores et déjà à une édition 2018 des 30 ans qui promet d'être inoubliable.