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mercredi 29 février 2012

J.D. McPherson - North Side Gal (single)


J.D. McPherson - North Side Gal

single extrait de l’album Signs & Signifiers dont la réédition est prévue le 17/04/2012 via Rounder
Même si cela en étonnera certains, mon attirance pour ce morceau de J.D. McPherson fortement marqué Rock & Roll des temps passés est tout à fait conforme à l’état d’esprit qui m’anime en ce moment. Entre la redécouverte des plaisirs du vinyle avec des réécoutes intensives de live des Doors, la relecture frénétique de Kerouac et ma plongée dans Ginsberg, il aura suffi que mes errances musicales me mènent sur la route d’un jeune homme (pourtant bien de notre époque) qui lui aussi se plaît à s’imaginer vivre en des temps anciens pour trouver son initiative intéressante.
Depuis 2010 les morceaux du petit gars de l’Oklahoma extraits de Signs & Signifiers sont diffusés et déjà connus d’un public d’initiés. L’album semble être bientôt réédité sur un nouveau label, ce qui explique un regain d’engouement et une découverte pour beaucoup de J.D. McPherson et ses deux compères. Après le revival new-wave / shoegaze doit-on s’attendre à un retour en force des sons fifties (que l’on peut aussi retrouver au gré des morceaux de Dirty Beaches) ??? La particularité de J.D. McPherson réside dans le fait que lui n’use pas de ses écoutes 50’s comme simples influences pour ses réalisations actuelles. Il crée aujourd’hui des morceaux qui auraient pu être écrits il y a 60 ans. D’ailleurs lui-même assure qu’il refuse toute inspiration musicale postérieure à 1958. Ses enregistrements sont réalisés certes dans des conditions actuelles mais avec des instruments d’époques. Le son lo-fi des morceaux deSigns & Signifiers n’a rien d’artificiel. J.D. McPherson est en quête d’une authenticité 50’s jusque dans le moindre détail. Un critique rock a dit "J.D. McPherson est un artiste original pourtant ses morceaux n’ont rien d’originaux mais il est le seul aujourd’hui à proposer ce genre musique."

mardi 28 février 2012

Pauwels - Mudd Club, Strasbourg (26/02/2012)


Comme cela se devine difficilement via ces tentatives hasardeuses de captures photographiques, Pauwels sont 4 garçons. Originaires de Mulhouse, cela fait une année que les jeunes hommes ont débuté une aventure musicale dont les premières réalisations démo et les quelques prestations scéniques sont des plus prometteuses. C’est encore dans l’incontournable Mudd Club qu’il fallait se trouver ce dimanche pour profiter d’une chouette soirée 2 concerts proposée par Assonance. "On" m’avait beaucoup parlé de Pauwels, c’était donc pour eux principalement que je m’étais déplacée.
Le groupe s’est nourri au bon gros son lourd et cela saute d’emblée aux oreilles. Il n’est guère étonnant de retrouver parmi les excellentes influences du quatuor des noms aussi prestigieux que Shellac ou encore Fugazi. Pourtant ce que propose Pauwels demeure assez singulier. Loin d’être un énième groupe "à la manière de..." c’est une forme de post-rock jamais éloignée de la puissance du rock stoner que délivrent avec efficacité les mulhousiens. La scène semble être leur lieu d’amusement privilégié. Très à l’aise, les membres du groupe, à l’allure étonnante pour certains, n’hésitent pas à investir en long et en large la cave duMudd Club jusqu’à pénétrer le public pour une meilleure communion sonore. Le set est vibrant avec une maîtrise du live assez étonnante et d’une efficacité féroce. A découvrir (déjà en morceaux démo), à voir sur scène ou revoir dès que possible.

Pour contacter le groupe : pauwelsmusic@gmail.com

samedi 25 février 2012

The Subways - La Laiterie, Strasbourg (23/02/2012)


C’était un jour d’août 2005, un premier Rock en Seine, il pleuvait. En cet après-midi de début de festival, devant un public clairsemé sous quelques parapluies, trois gamins de même pas 20 ans s’excitaient sur la scène de la cascade. Je me rappelle de la folie furieuse du batteur Josh Morgan, des sauts de cabri du chanteur Billy Luun et de la jupe très courte de la frétillante bassiste Charlotte Cooper. Il y avait chez ces trois-là toute la fougue de la jeunesse, une énergie débordante communicative et surtout un plaisir à jouer en live pour dégainer des morceaux qui sans être grandioses n’en demeuraient pas moins efficaces.
Plus de six ans ont passé, The Subways suscitent toujours autant l’enthousiasme des foules. Ils avaient de nouveau fait bouger du monde dans un Club Laiterie bondé en septembre 2006 ou lors de leur retour à la Laiterie en 2009 au cours d’une prestation nerveuse et attachante. Nous sommes en 2012 et le groupe apparaît encore plus fougueux que par le passé. C’est un dynamisme inaltérable qui anime le trio britannique de la première note jusqu’au dernier morceau de rappel. On pourra écrire tout ce que l’on voudra sur la qualité moyenne des trois albums, sur les mélodies bateaux et les paroles un peu gnangnan de Billy Luun. Il n’empêche que c’était une jubilation unanime qui portait le public de La Laiterie pour entonner en cœur des "Oh Yeah Oh Yeah !", "Shake,Shake !", "Be my, be my, be my little rock & roll queen !", "It’s a party !", " I want to hear what you, what you’ve got to say, I want to hear what you, what you’ve got to say ay ay ay...". Ok on ne navigue pas dans un lyrisme fou mais bon sang comme la simplicité peut être enivrante parfois. Véritable showman, au côté d’une Charlotte montée sur ressort, Billy Lunn et ses cheveux bleus (pour cacher ses cheveux grisonnants plaisante le jeune homme de 26 printemps) anime le concert dans la pure tradition des shows rocks britanniques. Souriant, affable, il offre au public de purs moments de bonheur. "Le chanteur souriait tout le temps, ça donnait envie d’être heureux :D" a écrit une skyblogueuse. Le groupe se fait plaisir, le public s’amuse, chantonne, hurle, sautille dans tous les sens, monte sur scène pour replonger gaiement. Le concert achevé ce sont des mines réjouies, des visages radieux qui accompagnent les premiers commentaires à chaud : "Quelle pêche !", "Eux ils ne font pas semblant !". De l’avis même de la chanteuse du groupe Ladylike Dragonsqui assurait la première (dont j’ai hélas raté une bonne partie du set) : "... c’était énorme ! ! ! ".
En images qui bougent, véritable condensé de la soirée avec public surexcité. (merci à Indolaure donc d’avoir immortalisé ce moment) :


mardi 21 février 2012

Kerretta - Mudd Club, Strasbourg (19/02/2012)

Photo flickrhivemind

Les absents ont toujours tort. C’est bien connu. En ce dimanche pourtant moins frisquet que les jours précédents, ils étaient nombreux ceux qui auraient sans doute adoré passer un petit moment en compagnie des trois bonshommes (dont deux barbus) néo-zélandais de Kerretta et leur post-rock hardcore.
Tant pis pour vous autres ! L’association Kloser avait organisé la venue du trio au Mudd Club. Ce sont donc dans des conditions de grands privilégiés que nous avons pu assister à un set d’une puissance sonore assez dingue et profiter de morceaux (pour la plupart issus du dernier album Saansilo) aux envolées post-rock qui n’auraient rien à envier à un Pelican ou autre Isis. Pour la forme hardcore le groupe use de rythmiques pesantes et de guitares saturées qui nous en mettent plein les tympans. Les trois garçons se donnent au maximum pour le public présent. Il n’en faut pas plus pour nous porter par vagues successives aux confins d’un post-metal d’une efficacité formidable. Le groupe achève son set avec "Onyxia" morceau dantesque qui marquera l’épilogue d’une soirée que beaucoup auraient mieux fait de ne point rater.
Kerretta en live ça donne ça :
Saansilo en écoute :

lundi 20 février 2012

Hermetic Delight - Le Hall des Chars, Strasbourg (18/02/2012)

Photo Lomography Corporation 
Dans ma belle collection de Hermetic Delight live il me manquait le Hall des Chars. C’est chose faite depuis samedi soir !

C’est dans le cadre de la Release Party du groupe Secretive que lesHermetic Delight faisaient officiellement leur entrée au sein de la sympathique famille du Collectif Kim. Comme à son habitude le collectif strasbourgeois avait peaufiné une petite soirée bien chaleureuse. En ouverture on pouvait retrouver les mélodies pop rock d’Away From Lukaaccompagnées par les illustrations poétiques réalisées en temps réel parAudrey Canalès. Ensuite les hôtes de la soirée, Secretive (dont on retrouve quelques membres au sein d’Away From Luka), conviaient leur public fidèle et toujours nombreux à découvrir leurs nouvelles réalisations pop folks issues de leur tout récent album Secretive. Après l’accueil enthousiaste réservé aux deux groupes vedettes du collectif ce sont les 5 z’amis d’Hermetic Delightqui sont venus prendre place dans une salle des colonnes configurée à l’inverse de nos habitudes (dos à l’entrée). Les filles du groupe sont très en beauté.Delphine d’abord, d’une féminité rare ce soir, offrait un atout charme indéniable à sa puissance de jeu de batterie toujours aussi efficace. La chanteuseZey ensuite, dont les interprétations habitées et langoureuses étaient ce samedi teintées d’une retenue fort appréciable. Très loin des "excès" repérés au Mudd Club, la chanteuse s’ est approprié avec finesse les chansons et les a portées sans en dénaturer l’essence musicale. Les trois garçons ne sont pas mal non plus... soit dit en passant. Ils savent tout l’Amour que je porte au groupe et aux morceaux d’ Universe Like Thousands of Red Alternatives. Leurs envolées guitares/basse dont ils deviennent de plus en plus maîtres opèrent à chaque accord et riff un charme redoutable. Le groupe est là pour se faire plaisir et nous faire plaisir. Il y parvient facilement malgré la pression légitime liée à l’attente que beaucoup portent sur ce concert. La tournée en Turquie est imminente, dans moins d’une semaine c’est le tremplin pour Décibulles, plus tard lesScènes d’Ici pour les Artefacts, ce n’est pas le soir pour se planter ou évoluer dans le pas trop mal. Les morceaux connus ne déçoivent pas, les montées en puissance sont toujours aussi bien ficelées. Le groupe se sent en confiance et ose même un morceau qu’ils répètent depuis seulement deux jours : encore une fois le public semble conquis. Le concert s’achève, la salle en redemande. Ce n’était pas vraiment prévu dans le timing de la soirée de faire un rappel. Willbe, qui passe juste après, est tout aussi ravi de laisser le groupe revenir nous offrir un ultime morceau. Si l’on a bien compris il s’agissait d’un titre intitulé "The Cat". Voilà un bien beau concert, sans doute l’un des meilleurs du groupe. Le set à peine terminé une partie du public est déjà dans l’impatience de profiter de nouveau des Hermetic Delight en live.


Du Atef qui bouge dans tous les sens chez .gif.corporation ! Wahoooo !!!

Du Bon Iver en acoustique made in 4AD & Jagjaguwar

Après la sortie d’un album éponyme avec quelques morceaux remarquables qui marqua durablement l’année 2011, Bon Iver (pour le coup Justin Vernonet son acolyte Sean Carey) ont enregistré dans le AIR Studio’s Lyndurst Hall au cachet particulier 5 morceaux joués en acoustique piano contre piano. 
Rien que pour la beauté des deux premiers titres la session vaut le coup d’œil et d’oreille.
Track Listing :
- Hinnom, TX
- Wash.
- I Can’t Make You Love Me
- Babys
- Beth/Rest

vendredi 17 février 2012

A Silver Mt. Zion – The West Will Rise Again EP


EP réalisé à 1000 copies début 2012 disponibles lors des concerts de la tournée nord-américaine
Plus trop de nouvelles des canadiens A Silver Mt. Zion (du labelConstellation Records) depuis leur dernière réalisation il y a deux ans :Kollaps Tradixionales.
Le groupe actuellement en tournée sur le continent nord-américain propose quelques morceaux inédits que l’on peut trouver ça et là diffusés sur le net (dans une qualité sonore médiocre).
Autant se satisfaire de cette version live du titre "The State Itself Did Not Agree"
(d’une bien meilleure qualité audio) si mater les fesses de la charmante violoniste pendant 6 minutes avec en fond visuel la touffe de cheveux d’Efrim ne vous rebute pas.