Mais qui peut bien être ce Matt Turner, leader de l’obscure formation d’AustinQuttinirpaaq ? Âme torturée visiblement, de retour avec son groupe après 4 ans de silence. Les inspirations ont dû être bien pesantes durant ces années d’abstinence musicale. Nous retrouvons dans No Visitors tous les ingrédients qui font le charme des réalisations sombres et oppressantes : larsens à gogo, rythmique lancinante, nappes sonores mêlant bruitisme, sonorités psychédéliques et effets vocaux des plus flippants. Idéal pour se vider le crâne et quitter un moment la morosité météo pour une désolation nettement plus agréable. Une écoute qui enivre en puisant dans nos propres tourments. Sinistre et magique.
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samedi 25 mai 2013
dimanche 5 mai 2013
The Wytches - Beehive Queen
Single dont la sortie est prévue le 03 juin 2013 chez Hate Hate Hate Records
En précommande (300 copies) chez Rough Trade
On les croirait tout droit sortis d’une pub "Touche pas à mon Yop" les 3 p’tits gars de Brighton qui forment depuis fin 2011 The Wytches. Leur tout premier single Beehive Queen sort début juin. Plaisir hautement régressif à l’écoute des premières réalisations de ce groupe tant on y retrouve un mélange de la fougue des Arctic Monkeys avec la hargne de Nirvana époque Bleach. A suivre forcément.
Autre réalisation :
samedi 4 mai 2013
Dead Ship Sailing - Dead Ship Sailing
Dead Ship Sailing est un duo électro-rock basé à Seattle. Un homme, une femme, deux guitares et quelques machines. On retrouve là des sonorités rock qui ne sont pas sans rappeler The Raveonettes ou encore The Kills. Étonnant lorsque l’on jette une oreille sur les carrières solo respectives de Zera Marvel et Graig Markel qui fleurent surtout des ambiances folk country. Ce premier album fut écrit et enregistré en une dizaine de semaines à raison d’un titre par semaine. Ceci explique sans doute le côté répétitif de certaines pistes. Mais finalement on s’en fiche tant les morceaux de ce nouveau "couple" rock & roll sont pour la plupart irrésistiblement entêtants.
mercredi 1 mai 2013
En attendant... Mama Acoustic Recordings d’Emily Wells
Emily Wells a tout de la jeune prodige. Violoniste depuis l’âge de 4 ans, elle compose dès l’adolescence et réalise ses premières œuvres sur cassettes à 13 ans. Entre 1999 et 2005 la jeune fille s’autoproduira à quatre reprises avant de trouver quelques labels pour ses premières réalisations "officielles". D’abord électro-classiques avec (The Symphonies : Dreams Memories & Parties chez Creative Control Records en 2008.
L’an dernier l’inclassable texane sortait le remarqué Mama chez Partisan Records. La violoniste s’essayant alors à un mélange de folktronika avec des incursions hip-hop / classique.
Le 11 juin prochain c’est une version acoustique de l’album Mama qui verra le jour chez Partisan Records toujours. Les titres seront revisités dans leur version la plus épurée. Pour l’occasion un morceau inédit accompagnera cette réédition : "Los Angeles"
En attendant... on peut dès aujourd’hui découvrir dans les salles obscures quelques autres morceaux inédits de la douce musicienne. Emily Wells fut invitée par le compositeur Clint Mansell à participer à la bande son de l’intrigant film Stoker du réalisateur sud-coréen Chan-wook Park.
Emily Wells - Becomes The Color (from STOKER)
mercredi 24 avril 2013
Merchandise - Totale Nite EP
Étonnante formation américaine, Merchandise surprend en flirtant avec le pire et le meilleur. Déjà le nom du groupe n’est pas des plus alléchants mais qu’importe... les goûts et les couleurs etc. Les 5 morceaux de l’EP Total Nitepeuvent dérouter bon nombre d’auditeurs. Première cocasserie : le chanteur nous la joue (c’est plus ou moins flagrant selon les certaines pistes) clone vocal de Morrissey. Les puristes, fans absolus du Moz, ne manqueront pas de s’arracher les cheveux en trouvant qu’il s’agit là d’interprétations low-cost à laMorrissey. J’en conviens. Pourtant, même si nous sommes plus dans une imitation d’ambiances rock fin 80’s que dans des réalisations ambitieuses, on ne boude pas son plaisir à l’écoute des deux chansons d’introduction "Who Are You" puis "Anxiety’s Door" et ses mélodies pop rock entêtantes. Ensuite ça se gâte ! "I’ll Be Gone" s’apparente, à mon goût, à une guimauve mollassonne des plus insupportables. On zappe. Et là petite perle : la piste "Total Nite", morceau délicieusement foutraque. Il démarre étrangement sur le final de "I"ll Be Gone" (originalité ou bug ?) pour devenir une petite bombe enthousiasmante mêlant rock nerveux et jam session. Voilà qui réveille ! L’EP s’achève sur une note plus douce et hélas gnangnan : "Winter’s Dream". On l’aura compris Merchandise a du mal à me convaincre dans le registre chansons calmes et vaporeuses. Par contre pour ce qui est des titres plus nerveux et fous furieux, le groupe possède un indéniable potentiel. A suivre et à voir en live.
vendredi 5 avril 2013
Waxahatchee - Cerulean Salt
Waxahatchee c’est l’appellation aux consonances indiennes que s’est choisie la délicieuse Katie Crutchfield pour sa carrière solo. Officiant auparavant, avec sa sœur jumelle, au sein de la formation punk P.S. Eliot, c’est toute seule que la jeune femme à peine âgée d’une vingtaine d’années a choisi de s’émanciper. En 2012, elle sortait un premier album, American Weekend enregistré de manière certes rudimentaire mais présageant d’une suite fort prometteuse. Cerulean Salta la grâce de ces albums qui nous renversent dès la première écoute. La musique folk minimaliste de Waxahatchee nous plonge dans un gouffre d’émotions brutes. Avec sa voix rocailleuse et sa musique lo-fi, Katie Crutchfield nous conte des histoires simples. Petites poésies de la vie, qu’il y soit question d’amours ou de pertes, la charge émotive des morceaux de Cerulean Saltchamboule inlassablement l’auditeur. Cet album a la poésie vagabonde des premières réalisations de Cat Power avec quelques incursions plus rock & rollesques à la Breeders ("Coast To Coast"). Sans conteste le coup de cœur d’un printemps qui peine à se réchauffer.
samedi 23 mars 2013
Paint It Black - Greetings, Fellow Insomniacs
Voilà bientôt 4 ans que Paint It Black n’avait plus rien réalisé. On en était même à se demander si la formation existait encore tant chacun des membres était investi dans des projets divers. Voici donc la bonne nouvelle de ce printemps : le punk hardcore des pennsylvaniens secouera de nouveau nos tympans avec un EP de 6 titres : Invisible.
Un premier extrait "Greetings, Fellow Insomniacs" est déjà en écoute. Preuve que la formation semble avoir gardé intacte la hargne de ses débuts.
Un premier extrait "Greetings, Fellow Insomniacs" est déjà en écoute. Preuve que la formation semble avoir gardé intacte la hargne de ses débuts.
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