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vendredi 28 octobre 2016
Parquet Courts - La Laiterie, Strasbourg (26/10/2016)
C'est dans la salle Club de La Laiterie que les new-yorkais de Parquet Courts officiaient ce mercredi soir quand, à quelques mètres, un autre public profitait d'un concert de New Model Army. Cocasserie des programmations Artefact.
La première partie, un peu trop "saxophonisante" à mon goût, fut assurée par le groupe Pill originaire de Brooklyn. Durant leur set on pouvait observer un Andrew Savage des Parquet Courts qui, en fan inconditionnel au sein du public, n'en a pas manqué une miette. Cette prestation ne fut pas totalement déplaisante avec quelques bons morceaux sur la fin du set. Mais le chant un peu trop poussé de Veronica Torres et surtout les passages au saxophone qui manquaient cruellement de subtilité ont laissé un avis mitigé quant à cette première partie.
On devine les Parquet Courts bien rodés pour les concerts, forts de trois albums dont l'excellent Human Performance sorti en 2016. Il y a là matière à proposer des sets nerveux et intenses. Pourtant c'est un concert peut-être un peu trop carré qui fut présenté avec une succession de très bons titres entrecoupés parfois de prises de paroles sympathiques mais qui finalement coupaient un peu le rythme de la prestation des new-yorkais. Même si la soirée manquait un peu de folie et de surprises, le public n'a pas boudé son plaisir de profiter des morceaux bien nerveux interprétés par Andrew Savage et des passages plus posés portés par le chant du dandy loufoque Austin Brown. Ce mélange de style que l'on apprécie sur album se révèle tout aussi efficace en concert. Une belle soirée malgré tout même si les Parquet Courts sont restés plutôt conventionnels.
Vidéos du concert par Lucio Ribeiro
samedi 17 septembre 2016
Rock en Seine 2016 : 3 retours sur 1 jour
Festival Rock en Seine - Journée du 26 août 2016
====== La confirmation ======
On s'attendait à du pêchu et du survolté et nous n'avons pas été déçus. Malgré une canicule à assommer les foules, les anglais de Slaves ont offert un set puissant avec des morceaux (pour certains inédits car à peine sortis) efficaces et redoutables.====== La révélation ======
Royal Republic possède un magnétisme et une folie douce qui charment même les publics les plus réfractaires. Proposant une ribambelle de morceaux entrainants, sympathiques et joyeux... ils mènent le show avec enthousiasme et offrent de délicieux moments de pur bonheur aux spectateurs présents.====== La déception ======
Dernier concert d'une tournée de dingues, The Last Shadow Puppets semblaient surtout pressés d'en finir. Miles Kane avait gardé la robe de chambre de sa mémé, Alex Turner avait enclenché le mode ralenti. Beaucoup d'émotions parmi les musiciens qui ont suivi le groupe, des câlins entre Miles et Alex mais cela ne suffira pas à faire oublier l'ennui... la reprise des "cactous" de Dutronc par Alex Turner fera sourire mais bien vite le retour à une somnolence irrépressible laissera un goût amer sur une prestation bien en dessous de ce que l'on pouvait espérer.
The Last Shadow Puppets - Aviation - Live @ Rock En Seine 2016
mardi 26 juillet 2016
Shake It Like A Caveman + The Magick Godmothers - Mudd Club, Strasbourg (25/07/2016)
| The Magick Godmothers + The fameux Poteau du Mudd Club |
Shake It Like a Caveman démarrait la soirée. Ce one man band du Tennessee se produit selon différentes configurations scéniques. Hier soir, nous avions droit à sa formation duo : Blake Burris à la guitare et harmonica accompagné d'un batteur. Shake It Like a Caveman propose un blues rock brut et authentique bien groovy pour le plus grand plaisir des spectateurs présents.
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Ce sont ensuite les britanniques de The Magick Godmothers qui ont pris place et autant dire que le set proposé fut des plus nerveux. C'est un blues rock énergique et électrique qui nous fut offert pendant une petite heure. Se sont enchainés des morceaux d'un rock gras survolté portés par un groupe qui n'hésite pas à se donner à fond pour assurer un show efficace.
Il s'agissait du premier concert strasbourgeois pour The Magick Godmothers, vu l'accueil enthousiaste du public présent, parions qu'ils seront rapidement invités à rejouer sur Strasbourg.
mardi 19 juillet 2016
J.C.Satàn - Mudd Club, Strasbourg (18/07/2016)
Joli coup pour le Mudd Club : réussir à faire caveau comble avec un concert programmé un 18 juillet! Il faut dire que l'affiche était exceptionnelle : les bordelais de J.C.Satàn qui, entre 2 gros festivals, faisaient une halte rue de l'arc-en-ciel pour une soirée torride. Il fallait venir tôt pour faire partie des élus qui assisteraient au concert, on nous avait prévenus. Finalement pas trop tôt mais effectivement il y eut quelques déçus. C'est qu'il y en avait du monde désireux de (re)voir J.C.Satàn sur scène. Parmi eux, ceux qui les avaient ratés un mois auparavant lors de leur venue à La Laiterie ou tout simplement ceux qui préféraient profiter du groupe dans le cadre intimiste du Mudd Club gage de concerts inoubliables. Après une mise en bouche noise menée par Knut Hamecoun, c'est un caveau bondé et fiévreux qui s'impatiente à l'idée d'en découdre avec un set que l'on imagine déjà bien nerveux. Le groupe se fait plaisir et enchaine des morceaux où le son est délicieusement gras, les guitares saturées et le chant tour à tour mélodieux/rageur. Voilà de quoi amplifier, si cela est encore possible, la moiteur de la salle. La sueur dégouline aussi bien dans le public que sur la scène. L'effervescence gagne la majorité des spectateurs et ne faiblira pas jusqu'aux dernières notes. Le concert fut peut-être un chouïa court mais vues les conditions et son intensité il restera sans doute l'une des prestations les plus marquantes des bordelais parmi leurs virées strasbourgeoises.
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dimanche 20 mars 2016
The Altered Hours - Stimultania, Strasbourg (19/03/2016)
Le Barathon 2016 organisé par la Fédération Hiéro Strasbourg proposait de débuter cette soirée marathon bars et concerts par un groupe irlandais The Altered Hours.
C'est au Stimultania, une nouvelle fois, qu'il fallait être pour assister au set énergique du quintet. Après plusieurs EP, le groupe vient tout récemment de sortir son premier album In Heat Not Sorry : promesse d'un répertoire conséquent de morceaux, aux envolées parfois shoegaze, portés par une rythmique ébouriffante.
Durant 60 minutes une douzaine de titres se sont enchainés dans l'incandescence de guitares nerveuses accompagnées de lignes de basse enivrantes. The Altered Hours nous ont offert un concert de belle facture surfant sur des morceaux aux ambiances rock psychédéliques qui ne révolutionneront pas le genre, certes, mais qui restent finalement toujours aussi efficaces surtout quand ils sont interprétés avec la fougue rageuse de ces jeunes irlandais.
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samedi 19 mars 2016
Matt Elliott - Stimultania, Strasbourg (17/03/2016)
Au lendemain d'un concert nostalgie façon "anciennes gloires sur le retour" de Louise A. à la Laiterie, c'est un autre come-back nettement plus touchant qui nous fut offert au Stimultania (merci à Komakino & Co).
La galerie propose actuellement une disposition de salle permettant l'accueil d'un large public et c'est tant mieux pour les amateurs du grand Matt nombreux et toujours présents à chacun de ses passages dans la capitale Alsacienne.
Fidèle à lui-même notre grand gaillard n'est pas en grande forme physique : quand il n'est pas malade, il est fatigué. Quoi de plus normal pour quelqu'un qui crapahute pas mal et a semble-t-il avalé bon nombre de kilomètres dans la journée. En même temps je vois mal un concert de Matt Elliott débutant par une arrivée toute guillerette de l'artiste. Je pense qu'il est nécessaire d'être toujours dans un état de quasi souffrance pour arriver à si bien transmettre au public la mélancolie et le pessimisme qui émaillent chacun des morceaux qui nous sont présentés. Les extraits du tout récent album The Calm Before se dévoilent de façon minimaliste dans le cadre intimiste du Stimultania. Matt Elliott, par un jeu de guitare folk aux sonorités parfois andalouses ou d'Europe de l'Est, égraine quelques longs morceaux berçant d'abord l'auditoire pour l'emporter dans des bourrasques sonores intenses. Un ancien titre nous rappelle aussi les prouesses du musicien en terme d'electro folk. Conclusion plus festive avec une reprise du morceau populaire grec "Mirsilou" ... "festive" façon Matt Elliott bien entendu dans une réinterprétation élégamment torturée.
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