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vendredi 4 avril 2014

Skip The Use - La Laiterie, Strasbourg (04/04/2014)


Dire qu’il y a une dizaine d’années c’est à un concert d’Henri Dès au Rhénus du Wacken que j’accompagnais ma fille aînée. Entre temps je réussis à échapper à une prestation live de Lorie et fort heureusement, au plus fort des années Hannah MontanaMiley Cyrus n’est jamais passée par Strasbourg. J’ai atteint ces dernières années, ce moment précieux où les goûts musicaux de ma progéniture se mêlent à ceux de leurs parents. Echange de bons procédés, mes filles s’étant ralliées aux écoutes de l’un ou l’autre de leurs parents et m’accompagnant désormais dans pas mal de soirées, j’avais le désir de découvrir sur scène un de leurs groupes fétiches : les incontournables Skip The Use. Le groupe adepte de tournées marathons bénéficie en cette période de sortie d’album, "Little Armageddon", d’une promo intense. D’ailleurs, c’est après avoir entendu Mat Bastard parler politique chez Ruquier lors d’une nuit d’insomnie que l’envie de jeter une oreille sur les morceaux du groupe et de les voir en live m’a sérieusement titillée.
Une Laiterie pleine à craquer hier soir, guère étonnant quand on sait que la plupart des dates se jouent à guichet fermé. Le groupe bénéficie d’un public vaste et varié. Skip The Use fait partie des groupes musicaux qui fédèrent au delà des générations et des groupes sociaux. A l’écoute de leur dernier album on peut mesurer l’étendu des registres musicaux balayés par Mat et ses compères : balades pop, morceaux pop rock pêchus, ambiances raggamuffin et titres nettement plus punk rock. Finalement tout le monde y trouve son compte. Il était d’ailleurs amusant de constater comment la salle de La Laiterie se secouait différemment selon les moments du set. Le show est bien rôdé et pour cause : il ressemble dans sa forme en tout point à ce que mes filles avaient vu l’année précédente lors de leur passage au Krakatoa de Bordeaux. Mat Bastard anime la soirée avec une verve sympathique et bon enfant. Il propose des intermèdes dont on sent qu’ils sont servis à chaque concert mais qui fonctionnent parfaitement. Blagounettes entre musiciens et ingés son et lumières, paroles gentiment moralisatrices, petits jeux avec le public qu’on fait bouger de droite à gauche, s’asseoir, chanter... Voilà qui fait que personne ne peut repartir du concert en se disant qu’il s’est enquiquiné toute la soirée. Une majorité de morceaux du dernier album sont joués et vu le nombre de tubes potentiels, jamais l’ambiance n’est retombée. L’interprétation du morceau rock "Gone Away" a permis au groupe d’échauffer encore plus la salle lors d’une partie nettement plus punk rock : moment très réussi de la soirée. Je craignais le chant en anglais parfois accentué à outrance (à la limite du ridicule en sessions acoustiques) finalement en live cela passe très bien. Un concert fort pêchu et distrayant dont on ressort avec le sentiment d’avoir passé une bien bonne soirée.

dimanche 30 mars 2014

Emilie Simon - Mue


Album sorti le 17 mars 2014 chez Barclay
Nul besoin de présenter la délicieuse et surtout talentueuse Emilie Simon. Artiste émérite dont les premières réalisations d’électro pop ont su rapidement séduire un public aussi large que pointu. Mue est la sixième réalisation studio de la douce Emilie et même si je ne suis pas grande amatrice des réalisations de major, il me semblait nécessaire de jeter une oreille sur ce nouvel opus. Emilie Simon est une artiste délicate et sensible. Ses précédents albums étaient empreints d’une atmosphère grave et douloureuse, inattendue pour The Big Machine sorti en plein drame personnel et encore plus poignant pour l’album hommage Franky Knight. "Mue" sans être l’album qui bouleversera la carrière d’Emilie n’en est pas moins une belle surprise. Album de la renaissance c’est certain. On y perçoit un retour à la légèreté et l’insouciance amoureuse subtilement portées par le chant cristallin d’Emilie. Un album romantico pop qui sera très certainement sublimé lors du passage d’Emilie Simon au festival Rock en Seine accompagnée par l’Orchestre national d’Ile de France le 23 août prochain. Un rendez-vous que je ne manquerai pas. Douceur supplémentaire en fin d’album ; une reprise bien enivrante de l’inoubliable "Wicked Game" de Chris Isaack.
 

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samedi 15 mars 2014

Wimps - Party at the Wrong Time


EP réalisé le 21 janvier 2014 chez Help Yourself Records
Au sein de la foisonnante scène indie de Seattle, on déniche parfois des perles de zinzinerie punk rock. Wimps est un trio qui ne se prend pas au sérieux à la limite du je-m’en-foutisme musical tout en proposant des morceaux gentiment accrocheurs. Idéal pour tous les nostalgiques de la loufoquerie des B52’s et de la fraicheur maladroite des premières démos des Pixies.






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mercredi 26 février 2014

Thief - Closer


Sortie prévue du single le 25 mars 2014 chez Rabble Records
Un peu d’électro-pop pour changer un peu, en provenance d’Australie. Thiefest le projet musical de PJ Wolf musicien et producteur basé à Sydney. On le dit inspiré par des Metronomy ou autres Hot Chip. Le single "Closer" permet pour l’instant une découverte légère et réjouissante pour quelques écoutes.



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mercredi 19 février 2014

CHILDBIRTH - It’s a Girl!


Cassette réalisée le 07 janvier 2014 chez Help Yourself Records
Petite perle explosive en provenance de Seattle, CHILDBIRTH est un trio féminin regroupant des membres de TacocatPony Time et Chastity Belt. Ce supergroupe vient de sortir une première réalisation de 10 titres pour 17 minutes au total. Autant dire que les morceaux sont vifs, nerveux et rapidement accrocheurs. Potaches, les filles s’attaquent avec humour et sous différents angles au thème pourtant sensible de la femme face à la procréation. Réjouissant.


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dimanche 16 février 2014

Black Rebel Motorcycle Club - La Laiterie, Strasbourg (15/02/2014)


Laiterie bondée pour le concert des Black Rebel Motorcycle Club qui n’étaient plus venus dans la capitale alsacienne depuis bon nombre d’années. Accompagnée des benjamines du public, c’est après deux premières parties inégales que les B.R.M.C. commencèrent leur show. Pour faire court, de l’avis général hier et lors de dates précédentes de la tournée, le groupe Dead Comboa du mal à enthousiasmer les foules et même rejoint sur la fin par l’un des membres de B.R.M.C. l’ensemble reste poussif. Honnêtement on aurait pu se dispenser de rajouter ce groupe, ce qui aurait fait jouer les B.R.M.C. plus tôt.Kid Karate n’eurent, du coup, pas trop de mal à proposer des morceaux et un set nettement plus efficaces. Déjà fan de leur EP Lights Out, la prestation d’hier m’a définitivement convaincue quant au potentiel de ces jeunes gens. Malgré quelques imperfections, le duo offre en live un rock nerveux avec des morceaux aux mélodies et riffs bien sympathiques.
De toute façon, les stars de la soirée, attendues par un public de plus en plus impatients de les découvrir ou de les revoir, étaient évidemment les mythiquesBlack Rebel Motorcycle Club. Une première en live pour mes filles et moi, une réelle découverte tant le groupe m’est encore assez peu familier. Il n’y a pas à dire, HayesTurner et Shapiro savent mener un set quasi sans faute. Le démarrage est des plus efficaces avec les titres les plus pêchus du dernier album (qui n’a pas fait l’unanimité chez les fans du groupe) agrémentés par des valeurs sûres comme l’incontournable "Beat The Devil’s Tattoo". S’ensuit alors une alternance de morceaux limite blues avec d’autres plus mollassons mais qui seront assez vite relevés par quelques titres nettement plus rocks. Il faut dire que le groupe couvre un vaste public et doit ainsi satisfaire un large éventail : entre mes voisins de place sexagénaires, ma pomme et mes filles ce sont trois générations qui sont présentes dans la salle. La remontée en force en fin du concert remet tout le monde d’accord. Les B.R.M.C. sont un groupe à la puissance scénique incontestable avec une flopée d’excellents (anciens...hum hum) titres qui permettent de quitter la salle en se disant que l’on a assisté à un sacré bon concert [qui m’a coûté un bras soit dit en passant entre les places et les vestiaires... mais ça c’est une autre histoire].

"Whatever happened to my Rock’n’Roll Punk Song" jouée quelques jours plus tôt à Lille... du même acabit hier soir à Strasbourg


samedi 8 février 2014

The One Armed Man... En route vers le premier album


Quoi de plus excitant qu’aider à l’émergence d’un groupe au potentiel fort prometteur ?
The One Armed Man s’est formé il y a un peu plus d’un an autour de Pierre Vasseur (ex TIS).
Au travers d’un rock aux couleurs blues / folk, The One Armed Man a su se forger au fil de nombreux concerts (dont quelques tremplins prestigieux) et d’un premier EP une identité rock toute à la fois poussiéreuse et classieuse.
Après une année de dur labeur, le groupe s’apprête à sortir son premier albumBlack Hills. Il est encore temps et fortement recommandé de promouvoir ces jeunes artistes dont les morceaux authentiques et puissants s’apparentent à de bien belles virées musicales lointaines.
Grâce à la plateforme Kisskissbankbank, ceux qui apprécient et souhaitent épauler au maximum le groupe, peuvent encore contribuer à la réalisation de ce premier album. Voilà de quoi se satisfaire d’avoir, à son humble niveau, participé à l’une des réalisations locales les plus prometteuses de cette année.



Dates de concerts à venir :
- Feb 22 Le GRILLEN w/ Mademoiselle K Colmar, France
- Feb 28 Le Freppel w/ FUMER TUE, Adam and... Saint Martin, France 
- Mar 29 Le Caf Conc’ des 3 Frontières w/ Gamesdoglär Bartenheim, France 
- Apr 25 Le 114 w/ No Money Kids Paris, France 
- Apr 26 l’OPA Paris, France 
- May 16 La Popartisserie Strasbourg, France
- May 20 L’elastic bar w/ Sf & The Lady Boys Strasbourg, France 
- Sep 20 Le Bar de la Paix Contrexeville, France