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samedi 24 novembre 2018

Tamino - La Laiterie, Strasbourg (20/11/2018)


Sensation belge de ces derniers mois, Tamino n'en finit plus de charmer toutes celles et ceux qui croisent sa route. Il aura suffi d'une écoute distraite via l'appli Rock en Seine l'été dernier pour comprendre qu'il ferait partie des concerts à ne surtout pas rater (un des rares concerts à sauver de l'édition calamiteuse de 2018). D'origine Égyptienne, petit fils de l'interprète Muharam Fouad, il serait bien injuste et trop facile de présenter Tamino comme étant le clone du regretté Jeff B.  disparu il y a 21 ans dans les eaux du Mississippi.

Au delà de l'apparence d'un ange brun au charme indéniable doté d'une voix tout aussi ravageuse, il y a dans le répertoire Tamino un mélange quasi mystique de musique rock/folk mélancolique et d'interprétation hypnotique avec une maitrise désarmante de différents octaves auxquelles s'ajoutent de subtiles nuances orientales.

Cela fait maintenant plus d'un an que Tamino présente sur scène, accompagné de ses deux compagnons, les morceaux de l'album Amir sorti le 19 octobre dernier. 
Deux mois après les avoir découverts sur l'une des scènes du festival Rock en Seine à Paris, c'est dans la petite salle de la Laiterie à Strasbourg que je retrouve l'artiste flamand. Le public est nombreux, notamment composé de quadras & quinquas. 
Après une première partie fort bien menée par l'artiste féminine Tristan, l'arrivée de Tamino et ses musiciens provoque déjà quelques "crushs" dans l'assitance à base de "Tamino t'es trop beau!".
 Au delà de l'apparence du jeune homme,  c'est tout son talent de musicien et d'interprète qui nous subjugue. Pas besoin d'artifice entre les chansons, Tamino les enchaîne porté par une grâce qui fait de chacune de ses interprétations un moment unique. Comment pourrait-on rester insensible à des morceaux comme le magistral "Habibi", "Persephone" , "Indigo Night"ou encore "Cigar"?
 Ce soir-là dans le Club Laiterie, Tamino a confirmé le pouvoir redoutable de ses morceaux magnifiés par une interprétation live mêlant humilité et charme ensorceleur. 

Setlist :
Persephone
Sun May Shine
Cigar
Each Time
Reverse
So it Goes
Verses
Tummy
Chambers
Indigo Night
Will Of This Heart
Habibi

Encore:
Mariners Apartment Complex (Lana Del Rey cover)
Smile

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Souvenir de Rock en Seine :

vendredi 27 juillet 2018

Arctic Monkeys - Théâtre antique de Fourvière, Lyon (10/07/2018)


10 juillet 2018 : la France n'avait pas encore gagné la coupe du Monde de football et Alex Turner ne s'était pas encore rasé la tête.

C'est une belle soirée qui s'annonçait dans le cadre magnifique du théâtre antique de Fourvière pour l'un des rares concerts français des Arctic Monkeys.
L'appréhension était grande parmi les fans du groupe anglais après la sortie de l'inattendu Tranquility Base Hotel and Casino. Les fréquentations répétées avec Miles Kane, notamment au sein du projet The Last Shadow Puppets, semble avoir donné à Alex Turner un goût certain pour la musique lounge et le chant de crooner. Même si cet album, aux premières écoutes déroutantes, est plutôt réussi dans son genre, la majorité du public présent était impatient de retrouver les titres nettement plus remuants qui ont fait la renommée des Arctic Monkeys.

La première partie fut assurée par Cameron Avery qui eut bien du mérite de nous proposer ses ballades au piano/guitare quand la foule était en grande partie les yeux rivés sur des téléphones pour suivre la demi-finale France / Belgique. Voilà qui provoqua quelques moments cocasses quand des cris de joie ou de déception surgissaient lors d'une douce mélodie. Mais bon joueur, l'artiste australien ponctua son set d'un "Allez les bleus!" qui lui permit de se mettre tout le public dans la poche.

Il ne faisait pas encore nuit quand Alex Turner et ses acolytes montèrent sur scène. Pas le temps de souffler, le groupe enchaina les morceaux avec une énergie sans faille. A peine le temps de souhaiter à son tour bonne chance aux bleus, de nous dire qu'il était content d'être là, Alex Turner ne ménagea pas sa peine pour nous faire passer une soirée mémorable. La setlist était particulièrement bien pensée : quelques-uns des meilleurs morceaux du dernier album ont été joués, agrémentés d'un méli-mélo des titres les plus représentatifs des différentes périodes du groupe. 
Comme me le faisait constater ma fille ainée (qui s'y connait bien mieux que moi dans la discographie des A.M. 😀) il y eut pas mal de morceaux des premiers albums Whatever People Say I Am, That's What I'm Not  et Favourite Worst Nightmare , sans oublier Humbug,  avec un petit clin d’œil à Suck It and See et bien évidemment les incontournables tubes de l'album AM. Il y eut même une reprise d'Elvis Costello
Le plus réjouissant fut sans doute de voir le groupe prendre un plaisir sincère à rejouer tous leurs anciens morceaux. Comme quoi les Arctic Monkeys peuvent avoir évolué dans un style quelque peu déroutant, ils ne renient pas leur passé et savent toujours autant faire bouger les foules.

Setlist : 
1. Four Out of Five
2. Brianstorm
3. Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair
4. Crying Lightning
5. The View From the Afternoon
6. Teddy Picker
7. 505
8. The Ultracheese
9. Do Me a Favour
10. Cornerstone
11. Lipstick Vogue (reprise d'Elvis Costello)
12. Knee Socks
13. One Point Perspective
14. Do I Wanna Know?
15. She Looks Like Fun
16. Pretty Visitors
17. I Bet You Look Good on the Dancefloor

18. Star Treatment
19. Arabella
20. R U Mine?